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- PAGE DE TITRE
- TABLE (p.577)
- CHAP. I. Les expositions nationales. - 1798-1849 (p.1)
- CHAP. II. Les expositions internationales. - 1851-1867 (p.71)
- CHAP. III. L'Exposition de 1878 (p.133)
- CHAP. IV. La maison et le mobilier (p.211)
- CHAP. V. Le vêtement (p.253)
- CHAP. VI. Les aliments (p.313)
- CHAP. VII. Les forces productives (p.357)
- CHAP. VIII. L'école (p.458)
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LE VÊTEMENT.
fantaisies mobiles qui constituent ia mode. Il n’y a que le grand art qui s’impose; tout le reste suit le succès. Les hommes, et surtout les femmes, n’admirent que ce qui est puissant. Qu’on y pense dans les ateliers de confection; nos nouveautés ne l’emporteront sur celles de Londres et de Berlin que si nous faisons de bonne et sage politique. Il importe aussi, au même degré, j’en conviens, que nous lassions des coupes élégantes et d’heureux assortiments de couleurs. Les connaisseurs, en parcourant les vitrines de la classe 38, s’accordaient à dire que les artistes des pays concurrents ont fait des progrès. La distance entre eux et nous a diminué. Gela tient peut-être à ce que nos modèles sont copiés dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère que chez nous. Quoi qu’il en soit, notre supériorité persiste sur toute la ligne; nous l’emportons par la qualité et le nombre des produits.
Ainsi, pour les fleurs artificielles, en dix ans, le nombre des fabriques a été porté de 9,000 à 3,ooo; le salaire des ouvriers et des ouvrières s’est élevé dans une forte proportion; le total des affaires peut être évalué à a5 ou ^0 millions, dont les deux tiers pour l’exportation. Nos premières fleuristes copient la nature avec une telle fidélité, fflion ne peut distinguer les fleurs imitées des fleurs naturelles qu’en s’assurant qu’elles 11’ont pas de parfum. Le s°nt de véritables œuvres d’art. Un grand peintre 11e choierait pas mieux ses modèles, ne les grouperait pas avec l,ue habileté plus consommée, n’en tirerait pas des elîets plus gracieux et plus charmants. Les fleurs communes, que ■^es jeunes filles font en se jouant , ont elles-mêmes une vrai-ambiance et une grAce qui expliquent la rapide extension ^ cette industrie. L’industrie des plumes, assez souvent
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 97,84 %.
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LE VÊTEMENT.
fantaisies mobiles qui constituent ia mode. Il n’y a que le grand art qui s’impose; tout le reste suit le succès. Les hommes, et surtout les femmes, n’admirent que ce qui est puissant. Qu’on y pense dans les ateliers de confection; nos nouveautés ne l’emporteront sur celles de Londres et de Berlin que si nous faisons de bonne et sage politique. Il importe aussi, au même degré, j’en conviens, que nous lassions des coupes élégantes et d’heureux assortiments de couleurs. Les connaisseurs, en parcourant les vitrines de la classe 38, s’accordaient à dire que les artistes des pays concurrents ont fait des progrès. La distance entre eux et nous a diminué. Gela tient peut-être à ce que nos modèles sont copiés dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère que chez nous. Quoi qu’il en soit, notre supériorité persiste sur toute la ligne; nous l’emportons par la qualité et le nombre des produits.
Ainsi, pour les fleurs artificielles, en dix ans, le nombre des fabriques a été porté de 9,000 à 3,ooo; le salaire des ouvriers et des ouvrières s’est élevé dans une forte proportion; le total des affaires peut être évalué à a5 ou ^0 millions, dont les deux tiers pour l’exportation. Nos premières fleuristes copient la nature avec une telle fidélité, fflion ne peut distinguer les fleurs imitées des fleurs naturelles qu’en s’assurant qu’elles 11’ont pas de parfum. Le s°nt de véritables œuvres d’art. Un grand peintre 11e choierait pas mieux ses modèles, ne les grouperait pas avec l,ue habileté plus consommée, n’en tirerait pas des elîets plus gracieux et plus charmants. Les fleurs communes, que ■^es jeunes filles font en se jouant , ont elles-mêmes une vrai-ambiance et une grAce qui expliquent la rapide extension ^ cette industrie. L’industrie des plumes, assez souvent
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