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  • Exposition universelle. 1878. Paris - Rapports du jury international. Introduction
  • p.575 - vue 588/590
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  • PAGE DE TITRE
    • TABLE (p.577)
      • [Rapports du jury publiés jusqu'au 1er juillet 1884] (n.n.)
      • [Indication avec prix des volumes et fascicules en vente à l'imprimerie nationale] (n.n.)
    • CHAP. I. Les expositions nationales. - 1798-1849 (p.1)
    • CHAP. II. Les expositions internationales. - 1851-1867 (p.71)
    • CHAP. III. L'Exposition de 1878 (p.133)
      • Les comptes rendus des congrès et conférences (p.133)
      • Les rapports du jury international (p.145)
      • La classification des produits de l'industrie (p.153)
      • L'Exposition collective ouvrière (p.171)
      • Le monde dans un espace de 745,530 mètres carrés (p.178)
    • CHAP. IV. La maison et le mobilier (p.211)
    • CHAP. V. Le vêtement (p.253)
    • CHAP. VI. Les aliments (p.313)
    • CHAP. VII. Les forces productives (p.357)
    • CHAP. VIII. L'école (p.458)
  • Dernière image
L’ÉCOLE.

575

dernières années seulement. Qu’on relise la description des écoles primaires avant n 8 3 3 par M. Lorain! Qu’on se rappelle les difficultés rencontrées en 1833 par M. Guizot! Qu’on lise les rapports successifs sur l’état de l’enseignement primaire, secondaire, supérieur, jusqu’en 187/1! En 1872, quand le ministre de l’instruction publique, réunissant à la Sorbonne les savants de toute la France, leur exposa les besoins du haut enseignement, on applaudit de tous côtés à cette résolution prise de montrer la plaie, a Vous ne nous diriez pas cela, s’écriait M. Le Verrier, si vous 11’étiez pas résolu à travailler pour la guérison ! v Et le ministre répondait: cc Soyez mes auxiliaires! formez l’opinion ! v On était alors à ce moment extraordinaire de l’histoire où la France payait 10 milliards, où l’on 11e marchait que sur des ruines. Cependant la lumière était faite, et l’on se mit à l’œuvre dès qu’il fut possible de songer à autre chose qu’à la dette. Les Chambres, les conseils municipaux , prodiguèrent des millions. L’élan est donné ; et il l’est si bien que tous les rapports qu’on lira après celui-ci se terminent par ces mots : des écoles ! Nous maintenons notre supériorité, disent les uns, mais nos voisins ont de meilleures écoles. Ils vont nous atteindre, nous dépasser, si nous 11e rendons pas nos écoles plus parfaites. Notre industrie, disent les autres, n’est qu’au second rang; avec de bonnes écoles, elle passera au premier.

Qu’on les écoute! Donnons des écoles à nos mineurs, à nos forgerons, à nos architectes, à nos peintres, à nos décorateurs, à nos tisseurs, à nos horlogers, à nos sculpteurs sur bois, à nos ébénistes, à nos cultivateurs! Mais songeons surtout à faire des hommes, parce que c’est avec des hommes qu’011 fait des ouvriers, des industriels, des savants.




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