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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Introduction (p.r5)
- Observations préliminaires (n.n.)
- Première Série. Végétaux et produits végétaux (p.1)
- Ie section. Bois. Lièges, etc. (p.1)
- IIe section. Textiles autres que le coton et la soie (Alla. Diss. Palmier nain. Lin) (p.9)
- IIIe section. Cotons, tissus et filés de coton (p.16)
- IVe section. Graines et matières oléagineuses. (Olivier, Huile d'olive. Matières oléagineuses. Arachide. Lin. Madia-sativa. Cameline. Carthame. Chanvre indigène. Colza. Navette et radis oléifère de la Chine. Hélianthe, Ricin. Pavot) (p.24)
- Ve section. Matières tinctoriales et tannantes. (Garance. Henné. Cochenille. Indigo) (p.30)
- VIe section. Baumes, gommes et résines (p.36)
- VIIe section. Matières médicinales (p.37)
- VIIIe section. Céréales. Fourrages. Légumes. (Céréales. Blé tendre. Blé dur. Seigle. Orge. Avoine. Maïs. Fèves. Panis ou millet. Riz sec-Sorgho. Fourrages. Légumes) (p.40)
- IXe section. Farines et pâtes alimentaires (p.55)
- Xe section. Alcools. Vins. Conserves et fruits (p.60)
- XIe section. Essences. Huiles essentielles. Parfums (p.68)
- XIIe section. Tabacs (p.69)
- XIIIe section. Divers végétaux industriels (p.77)
- XIVe section. Herbiers (p.77)
- Deuxième Série. Minéraux (p.78)
- Troisième Série. Animaux et produits animaux (p.101)
- Ie section. Espèce bovine (Boeufs). Espèce ovine (Moutons-Demmans, laines). Plumes d'autruche (p.101)
- IIe section. Soies (p.112)
- IIIe section. Cuirs et peaux (p.117)
- IVe section. Cires et Miels (p.119)
- Ve section. Os, cornes, écailles. Aucun produit (p.121)
- VIe section. Produits tirés des eaux. Pêche. Corail (p.121)
- VIIe section. Spécimens de la faune algérienne (p.125)
- Quatrième Série. Ethnographie, industrie indigène (p.126)
- Cinquième Série. Tubercules et racines alimentaires (p.135)
- Sixième Série. Produits divers (p.142)
- Table des matières (p.145)
- Dernière image
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toutes les qualités des types les plus renommés d'Europe, comme en témoignent les documents suivants.
La chambre consultative de Louviers, invitée par le ministre de la guerre à exprimer son opinion sur des garances provenant des cultures de M. Chirat, colon à Constantin?, la formula ainsi :
1° La nature et la qualité de Yalizari (racine de garance) d’Alger (de Constan-tine) sont supérieures à l’alizari de Provence, et supérieures aussi à l’alizari de Chypre, justement préféré dans le commerce; 2° l’alizari d’Alger, bien connu dans le commerce, atteindra une valeur égale, sinon supérieure, à l’alizari de Chypre; 3° enfin, l’alizari d’Alger est appelé à un bel avenir, et comme colorant et comme marchandise, si, pour la nature et pour la qualité, il est livré au commerce dans les conditions de celui de M. Chirat; 4° la chambre consultative ne saurait trop insiste^ auprès du ministre de la guerre pour qu’il prenne les mesures nécessaires pour donner à la culture de la garance en Algérie le plus large développement possible. Dans notre opinion, ce produit pourra être un jour une des plus grandes richesses de notre colonie.
Le second jugement sur les mêmes garances émane de M. Chevreul, membre de l’Institut et directeur des teintures aux Gobelins. Voici les conclusions d’un rapport émané de ce savant :
1° La laine teinte avec la garance d’Algérie se rapproche beaucoup de la laine teinte avec la garance de l’Alsace. 2" La garance d’Algérie, appliquée sur la soie alunée, donne un résultat au moins égal à celui de la garance d’Alsace. Pour la teinture du coton, les deux garances donnent des résultats pareils. Je ne doute pas que la terre et le climat de l’Algérie ne soient très propres à la culture de la garance, et dès à présent on peut considérer la question de la bonté de la teinture de la garance d’Algérie comme définitivement résolue.
Les résultats obtenus depuis par nos cultivateurs ont prouvé l’exactitude de cette assertion, car nulle part le sol ne parait plus propice à cette culture dont la récolte, qui demande 30 mois et 3 ans en France, peut se faire en Algérie après 18 mois.
Henné. — Plante tinctoriale de la famille des salicariées, propre à l’Afrique et à l’Orient. Ses feuilles, réduites en poudre et délayées dans l’eau sous la consistance d’une pâte, colorent fortement en rouge orangé brun les parties du corps sur lesquelles on les applique. En Algérie,les femmes se teignent ainsi les mains, les doigts, les cngles, les pieds, les orteils. On en teint aussi la queue et la crinière, le dos et les jambes des chevaux.
Le henné est également employé dans la médecine vétérinaire des indigènes contre les contusions, les blessures, les abcès, les gonflements, etc., pour endurcir les parties, les cicatrices récentes ; on l’applique encore sur les muqueuses, dans la bouche ; contre le mal de dents, pour diminuer la trop grande transpiration d’une partie du corps, etc.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,91 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
toutes les qualités des types les plus renommés d'Europe, comme en témoignent les documents suivants.
La chambre consultative de Louviers, invitée par le ministre de la guerre à exprimer son opinion sur des garances provenant des cultures de M. Chirat, colon à Constantin?, la formula ainsi :
1° La nature et la qualité de Yalizari (racine de garance) d’Alger (de Constan-tine) sont supérieures à l’alizari de Provence, et supérieures aussi à l’alizari de Chypre, justement préféré dans le commerce; 2° l’alizari d’Alger, bien connu dans le commerce, atteindra une valeur égale, sinon supérieure, à l’alizari de Chypre; 3° enfin, l’alizari d’Alger est appelé à un bel avenir, et comme colorant et comme marchandise, si, pour la nature et pour la qualité, il est livré au commerce dans les conditions de celui de M. Chirat; 4° la chambre consultative ne saurait trop insiste^ auprès du ministre de la guerre pour qu’il prenne les mesures nécessaires pour donner à la culture de la garance en Algérie le plus large développement possible. Dans notre opinion, ce produit pourra être un jour une des plus grandes richesses de notre colonie.
Le second jugement sur les mêmes garances émane de M. Chevreul, membre de l’Institut et directeur des teintures aux Gobelins. Voici les conclusions d’un rapport émané de ce savant :
1° La laine teinte avec la garance d’Algérie se rapproche beaucoup de la laine teinte avec la garance de l’Alsace. 2" La garance d’Algérie, appliquée sur la soie alunée, donne un résultat au moins égal à celui de la garance d’Alsace. Pour la teinture du coton, les deux garances donnent des résultats pareils. Je ne doute pas que la terre et le climat de l’Algérie ne soient très propres à la culture de la garance, et dès à présent on peut considérer la question de la bonté de la teinture de la garance d’Algérie comme définitivement résolue.
Les résultats obtenus depuis par nos cultivateurs ont prouvé l’exactitude de cette assertion, car nulle part le sol ne parait plus propice à cette culture dont la récolte, qui demande 30 mois et 3 ans en France, peut se faire en Algérie après 18 mois.
Henné. — Plante tinctoriale de la famille des salicariées, propre à l’Afrique et à l’Orient. Ses feuilles, réduites en poudre et délayées dans l’eau sous la consistance d’une pâte, colorent fortement en rouge orangé brun les parties du corps sur lesquelles on les applique. En Algérie,les femmes se teignent ainsi les mains, les doigts, les cngles, les pieds, les orteils. On en teint aussi la queue et la crinière, le dos et les jambes des chevaux.
Le henné est également employé dans la médecine vétérinaire des indigènes contre les contusions, les blessures, les abcès, les gonflements, etc., pour endurcir les parties, les cicatrices récentes ; on l’applique encore sur les muqueuses, dans la bouche ; contre le mal de dents, pour diminuer la trop grande transpiration d’une partie du corps, etc.
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