Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Rotation antihoraire 90°
Rotation horaire 90°
Imprimer la page
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.153)
- Notice statistique (n.n.)
- Colonies d'Amérique. Martinique (p.r1)
- Colonies d'Amérique. Guadeloupe et dépendances (p.r9)
- Colonies d'Amérique. Guyane française (p.r16)
- Colonies d'Amérique. Saint-Pierre et Miquelon (p.r23)
- Colonies d'Afrique. Sénégal et dépendances (p.r35)
- Colonies d'Afrique. Établissements de la Côte-d'Or et du Gabon (p.r45)
- Colonies d'Afrique. Île de la Réunion (p.r50)
- Colonies d'Afrique. Mayotte et dépendances (p.r59)
- Colonies d'Afrique. Sainte-Marie de Madagascar (p.r77)
- Colonies d'Asie. Établissements français dans l'Inde (p.r81)
- Colonies d'Asie. Cochinchine (p.r95)
- Colonies d'Océanie. Tahiti et dépendances (p.r111)
- Colonies d'Océanie. Nouvelle-Calédonie (p.r130)
- Tableau général de la valeur du commerce maritime des Colonies et Pêcheries françaises pendant l'année 1865 (n.n.)
- Catalogue des produits (n.n.)
- Groupe Ier. - OEuvres d'art (p.2)
- Groupe II. - Matériel et application des arts libéraux (p.2)
- Classe VI. Produit d'imprimerie et de librairie (p.2)
- Classe VII. Objets de papeterie et de reliure. - Matériel des arts, de la peinture et du dessin (p.5)
- Classe VIII. Application du dessin et de la plastique aux arts libéraux (p.5)
- Classe IX. Épreuves et appareils photographiques (p.5)
- Classe X. Instruments de musique (p.6)
- Classe XI. Appareils et instruments de l'art médical (p.7)
- Classe XII. Instruments de précision et matériel de l'enseignement des sciences (p.7)
- Classe XIII. Cartes et appareils de géographie et de cosmographie (p.9)
- Groupe III. - Meubles et autres objets destinés à l'habitation (p.10)
- Classe XIV. Meubles de luxe (p.10)
- Classe XV. Ouvrages de tapissier et de décorateur (p.10)
- Classe XVII. Porcelaines, faïences et autres poteries (p.11)
- Classe XVIII. Tapis, tapisseries et autres tissus d'ameublement (p.11)
- Classe XX. Coutellerie (p.12)
- Classe XXI. Orfévrerie (p.12)
- Classe XXII. Bronzes d'art, fontes d'art diverses et ouvrages en métaux repoussés (p.12)
- Classe XXIV. Appareils et procédés de chauffage et d'éclairage (p.13)
- Classe XXV. Parfumerie (p.13)
- Classe XXVI. Objets de maroquinerie, de tabletterie et de vannerie (p.14)
- Groupe IV. - Vêtements, tissus compris, et autres objets portés par la personne (p.15)
- Classe XXVII. Fils et tissus de coton (p.15)
- Classe XXVIII. Fils et tissus de lin, de chanvre, etc., etc (p.16)
- Classe XXIX. Fils et tissus de laine peignée (p.17)
- Classe XXXI. Soies grèges et tissus de soie (p.17)
- Classe XXXIII. Dentelles, tulles, broderies (p.18)
- Classe XXXIV. Articles de bonneterie, objets accessoires du vêtement (p.18)
- Classe XXXV. Habillement de deux sexes ; habits d'hommes et de femmes (p.19)
- Classe XXXVI. Joaillerie et bijouterie (p.20)
- Classe XXXVII. Armes portatives (p.21)
- Classe XXXIX. Bimbeloterie et jouets, jeux instructifs (p.22)
- Classe XL. Produit de l'exploitation des mines et de la métallurgie (p.22)
- Classe XLI. Produits des exploitations et industries forestières (p.24)
- Classe XLII : Produits de la chasse, de la pêche et des cueillettes (p.62)
- Classe XLIII. Matières textiles (p.78)
- Classe XLIV. Produits chimiques et pharmaceutiques (p.103)
- Classe XLV. Spécimens des procédés chimiques de blanchiment, de teintures, d'impressions et d'apprêts (p.124)
- Classe XLVI. Cuirs et peaux (p.125)
- Groupe VI. - Instruments et procédés des arts usuels (p.125)
- Classe XLVIII. Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières ; plans et modèles de bâtiments ruraux (p.125)
- Classe XLIX. Engins et instruments de pêche, de chasse et des cueillettes (p.126)
- Classe LV. Matériel et procédés du filage (p.127)
- Classe LVI. Matériel et procédés du tissage (p.127)
- Classe LIX. Matériel et procédés de la papeterie et des impressions (p.127)
- Classe LXI. Carrosserie et charronnage (p.127)
- Classe LXII. Bourrellerie et sellerie (p.128)
- Classe LXIV. Matériel et procédés de la télégraphie (p.128)
- Classe LXV. Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l'architecture (p.128)
- Classe LXVI. Matériel de la navigation et du sauvetage. Dessins et modèles de bâtiments, canots, embarcations, etc (p.128)
- Groupe VII. - Matières alimentaires (p.129)
- Classe LXVII. Céréales et autres produits farineux avec leurs dérivés (p.129)
- Classe LXIX. Corps gras alimentaires, laitages, etc., etc (p.133)
- Classe LXX. Viandes et poissons (p.134)
- Classe LXXI. Légumes secs (p.138)
- Classe LXXII. Condiments et stimulants, sucres et produits de la confiserie (p.139)
- Classe LXXIII. Boissons fermentées (p.150)
- Dernière image
— XLVI —
fournissent à nos traitants la plus grande partie des objets de troque : ivoire, bois de teinture, ébène, cire, qui nous sont vendus par les courtiers indigènes. Ils se rapprochent peu à peu de notre comptoir où ils semblent disposés à prendre désormais de l’emploi comme travailleurs, et commencent à entretenir avec nous des relations suivies.
Produits naturels. Commerce.— Le pays occupé par notre comptoir est d’une grande fertilité et d'un luxe de végétation inoui.
Les contrées qui l’avoisinent, encore peu connues et insuffisamment explorées, seraient susceptibles de fournir au commerce d’immenses ressources. Indépendamment des produits communs aux autres points de la côte, tels que la cire, le caout-chouc, le bois rouge, la gomme copale, l'ébène qu’on s’y procure à très bas prix, le Gabon renferme des ressources naturelles peu ou point exploitées, telles que le Combo, le M'poga, l'Oddjengé, le Dika, l'Ouaré, etc.
Des essais de naturalisation entrepris en 1850, démontrent en outre que ce pays se prêterait à toutes les cultures coloniales.
Les bœufs de la petite espèce de Quita, les chevaux et les cochons s’y acclimatent facilement. On y trouve à prix modéré des moutons de la race morvan, des cabris et une grande quantité de volailles. Les bois de l’intérieur regorgent de gibier; le poisson est abondant sur la rive gauche de l’estuaire.
Les principales marchandises servant d’ordinaire à l’achat des produits de ce pays sont:
Romals (achetés en Angleterre) ; liménéas (achetés à Rouen) ; madapolam; chiloé; fusils Anglais peints en rouge ; fusils français de munition; poudre de traite (le baril de 5 livres) ; eau-de-vie de traite ; pipes communes ; barrettes en cuivrejaune; barres de fer ; tabac en feuilles; assiettes communes ; clochettes ; rasoirs de traite; foulards communs en soie ; chapeaux de paille communs et plus lins ; chemises de couleur très communes; chemises blanches ; chaudrons en cuivre à anses de fer; bonnets de coton rouges ou bariolés ; couteaux flamands; bouteilles de vin blanc, d'anisetle, d'huile d'olive, de gin; papiers peints ; casquettes ; hachettes, etc., etc.
Le Gabon est plutôt un entrepôt commercial qu’un lieu d’échange. Les factoreries ont un établissement lixe dans notre comptoir, à l'abri de notre protection, où elles emmagasinent leurs produits, pour rayonner de là, à l’aide de goélettes et de côtres, vers les divers points de traite de l’intérieur et de la côte. La meilleure saison pour ces opérations est la saison sèche (de mai à septembre).
Plusieurs maisons anglaises et américaines sont établies au Gabon. Les Américains y ont accrédité un agent officiel.
Le mouvement commercial de cet établissement, sous tous pavillons, a donné en 1866 les chiffres suivants :
944,000 fr. |
. 1,545,000 fr.
601,000 » |
Importations sous pavillon français. . . 318,000 fr.
— — étranger. . . 626,000 »
Exportations sous pavillon français. . . 168,000 »
— — étranger. . . 433,000 »
Ce mouvement s’est effectué par 69 navires entrés et sortis dans le courant de l’an
née. Sur ce nombre, 16 navires étaient français, et affrétés par le gouvernement pour apporter du charbon de terre et des objets de matériel ; 40 navires étaient anglais et le reste portugais, américains et hambourgeois. L’ensemble du tonnage de ces 69 navires a atteint le chiffre de 22,000 tonneaux. L’effectif total moyen des équipages a été de 481 hommes, dont 158 Français.
Régime administratif. — Les établissements français de la Côte-d’Or et du Gabon, sont régis par les ordonnances des 7 septembre 1840 et 13 février 1846, Vendues applicables à ces établissements par décret du 1er décembre 1854. Ces dispositions ont été complétées par un décret du 5 mars 1859, et des instructions ministérielles du 7 mars de la même année.
Régime commercial. — Le port du Gabon est placé sous le régime de la franchise. Il est ouvert au meme litre à tous les pavillons ; la navigation intérieure des rivières est seule réservée au pavillon français.
Un arrêté du 8 décembre 1866 a déterminé, ainsi qu’il suit, le droit de patente et de
licence pour les négociants de toute origine : Patente de négociant........................................ 800 fr.
— de marchand détaillant. . 400 »
Droit annuel de licence.......... 600 »
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,91 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
fournissent à nos traitants la plus grande partie des objets de troque : ivoire, bois de teinture, ébène, cire, qui nous sont vendus par les courtiers indigènes. Ils se rapprochent peu à peu de notre comptoir où ils semblent disposés à prendre désormais de l’emploi comme travailleurs, et commencent à entretenir avec nous des relations suivies.
Produits naturels. Commerce.— Le pays occupé par notre comptoir est d’une grande fertilité et d'un luxe de végétation inoui.
Les contrées qui l’avoisinent, encore peu connues et insuffisamment explorées, seraient susceptibles de fournir au commerce d’immenses ressources. Indépendamment des produits communs aux autres points de la côte, tels que la cire, le caout-chouc, le bois rouge, la gomme copale, l'ébène qu’on s’y procure à très bas prix, le Gabon renferme des ressources naturelles peu ou point exploitées, telles que le Combo, le M'poga, l'Oddjengé, le Dika, l'Ouaré, etc.
Des essais de naturalisation entrepris en 1850, démontrent en outre que ce pays se prêterait à toutes les cultures coloniales.
Les bœufs de la petite espèce de Quita, les chevaux et les cochons s’y acclimatent facilement. On y trouve à prix modéré des moutons de la race morvan, des cabris et une grande quantité de volailles. Les bois de l’intérieur regorgent de gibier; le poisson est abondant sur la rive gauche de l’estuaire.
Les principales marchandises servant d’ordinaire à l’achat des produits de ce pays sont:
Romals (achetés en Angleterre) ; liménéas (achetés à Rouen) ; madapolam; chiloé; fusils Anglais peints en rouge ; fusils français de munition; poudre de traite (le baril de 5 livres) ; eau-de-vie de traite ; pipes communes ; barrettes en cuivrejaune; barres de fer ; tabac en feuilles; assiettes communes ; clochettes ; rasoirs de traite; foulards communs en soie ; chapeaux de paille communs et plus lins ; chemises de couleur très communes; chemises blanches ; chaudrons en cuivre à anses de fer; bonnets de coton rouges ou bariolés ; couteaux flamands; bouteilles de vin blanc, d'anisetle, d'huile d'olive, de gin; papiers peints ; casquettes ; hachettes, etc., etc.
Le Gabon est plutôt un entrepôt commercial qu’un lieu d’échange. Les factoreries ont un établissement lixe dans notre comptoir, à l'abri de notre protection, où elles emmagasinent leurs produits, pour rayonner de là, à l’aide de goélettes et de côtres, vers les divers points de traite de l’intérieur et de la côte. La meilleure saison pour ces opérations est la saison sèche (de mai à septembre).
Plusieurs maisons anglaises et américaines sont établies au Gabon. Les Américains y ont accrédité un agent officiel.
Le mouvement commercial de cet établissement, sous tous pavillons, a donné en 1866 les chiffres suivants :
944,000 fr. |
. 1,545,000 fr.
601,000 » |
Importations sous pavillon français. . . 318,000 fr.
— — étranger. . . 626,000 »
Exportations sous pavillon français. . . 168,000 »
— — étranger. . . 433,000 »
Ce mouvement s’est effectué par 69 navires entrés et sortis dans le courant de l’an
née. Sur ce nombre, 16 navires étaient français, et affrétés par le gouvernement pour apporter du charbon de terre et des objets de matériel ; 40 navires étaient anglais et le reste portugais, américains et hambourgeois. L’ensemble du tonnage de ces 69 navires a atteint le chiffre de 22,000 tonneaux. L’effectif total moyen des équipages a été de 481 hommes, dont 158 Français.
Régime administratif. — Les établissements français de la Côte-d’Or et du Gabon, sont régis par les ordonnances des 7 septembre 1840 et 13 février 1846, Vendues applicables à ces établissements par décret du 1er décembre 1854. Ces dispositions ont été complétées par un décret du 5 mars 1859, et des instructions ministérielles du 7 mars de la même année.
Régime commercial. — Le port du Gabon est placé sous le régime de la franchise. Il est ouvert au meme litre à tous les pavillons ; la navigation intérieure des rivières est seule réservée au pavillon français.
Un arrêté du 8 décembre 1866 a déterminé, ainsi qu’il suit, le droit de patente et de
licence pour les négociants de toute origine : Patente de négociant........................................ 800 fr.
— de marchand détaillant. . 400 »
Droit annuel de licence.......... 600 »
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,91 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



