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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- Chapitre I. Coup d'œil d'ensemble (p.3)
- Chapitre II. Œuvres d'art (p.8)
- Chapitre III. Matériel et application des arts libéraux (p.10)
- Chapitre IV. Meubles et autres objets destinés à l'habitation (p.14)
- Chapitre V. Vêtements (tissus compris) et autres objets portés par la personne (p.16)
- Chapitre VI. Produits bruts et ouvrés des industries extractives (p.20)
- Chapitre VII. Instruments et procédés des arts usuels (p.36)
- Chapitre VIII. Aliments frais ou conservés à divers degrés de préparation (p.38)
- Chapitre IX. Statistique générale (p.49)
- Dernière image
15 —
des ouvrages qui tiennent à la tapisserie et à l’art du décorateur, à la cristallerie et à la verrerie, aux porcelaines, aux faïences et à la poterie de luxe. Il y a pourtant un commencement d’industrie céramique au Chili ; ce pays expose des faïences aux couleurs très-brillantes, et les poteries communes y sont partout fabriquées ; les Indiens même de l’époque ancienne s’en occupaient. Le Paraguay a des terres à poterie, dont l’exploitation est particulière aux femmes ; quelques Indiens sont habiles à modeler des statuettes de saints, qui dénotent une aptitude véritable pour la sculpture. C’est chez les Guaranis que les missionnaires de la Compagnie de Jésus trouvèrent ces ouvriers habiles qui, sous leur direction, construisirent et ornèrent les églises si remarquables de la province des Missions.
En général, l’industrie céramique en tout genre est à créer. L’argile pour poteries, comme les matières pour la cristallerie, sels, vernis, couleurs végétales et minérales, abondent, aussi bien que le kaolin, dans les Andes et le massif central ; mais il n’y a pas de bras pour les mettre en œuvre. Il faut que les étrangers viennent créer des fabriques, à la fondation desquelles les gens du pays sont très-disposés à concourir avec leurs capitaux et leurs matières premières, car la spéculation serait utile et lucrative, le transport des faïences, porcelaines et verreries venues d’Europe grevant ces objets d’une plus value considérable, dès qu’ils doivent être introduits dans l’intérieur du pavs.
L’art de l’orfèvrerie est exercé avec quelque succès pour ces mille objets en argent qui servent dans la vie usuelle. Il existe encore au Pérou, en Bolivie, dans le Tucuman argentin, des restes de cette vaisselle plate, massive, travaillée dans le pays, et que l’abondance de l’argent avait fait fabriquer, surtout à Potosi, d’où elle était exportée dans le reste de l’Amérique espagnole. La forme était lourde et mal dessinée, mais parfois originale. Cette masse d’argent, consacrée jadis aux usages domestiques, a été employée, en Bolivie, à solder l’excès du prix des importations sur celui des exporta-
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des ouvrages qui tiennent à la tapisserie et à l’art du décorateur, à la cristallerie et à la verrerie, aux porcelaines, aux faïences et à la poterie de luxe. Il y a pourtant un commencement d’industrie céramique au Chili ; ce pays expose des faïences aux couleurs très-brillantes, et les poteries communes y sont partout fabriquées ; les Indiens même de l’époque ancienne s’en occupaient. Le Paraguay a des terres à poterie, dont l’exploitation est particulière aux femmes ; quelques Indiens sont habiles à modeler des statuettes de saints, qui dénotent une aptitude véritable pour la sculpture. C’est chez les Guaranis que les missionnaires de la Compagnie de Jésus trouvèrent ces ouvriers habiles qui, sous leur direction, construisirent et ornèrent les églises si remarquables de la province des Missions.
En général, l’industrie céramique en tout genre est à créer. L’argile pour poteries, comme les matières pour la cristallerie, sels, vernis, couleurs végétales et minérales, abondent, aussi bien que le kaolin, dans les Andes et le massif central ; mais il n’y a pas de bras pour les mettre en œuvre. Il faut que les étrangers viennent créer des fabriques, à la fondation desquelles les gens du pays sont très-disposés à concourir avec leurs capitaux et leurs matières premières, car la spéculation serait utile et lucrative, le transport des faïences, porcelaines et verreries venues d’Europe grevant ces objets d’une plus value considérable, dès qu’ils doivent être introduits dans l’intérieur du pavs.
L’art de l’orfèvrerie est exercé avec quelque succès pour ces mille objets en argent qui servent dans la vie usuelle. Il existe encore au Pérou, en Bolivie, dans le Tucuman argentin, des restes de cette vaisselle plate, massive, travaillée dans le pays, et que l’abondance de l’argent avait fait fabriquer, surtout à Potosi, d’où elle était exportée dans le reste de l’Amérique espagnole. La forme était lourde et mal dessinée, mais parfois originale. Cette masse d’argent, consacrée jadis aux usages domestiques, a été employée, en Bolivie, à solder l’excès du prix des importations sur celui des exporta-
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