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- TABLE DES MATIÈRES
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- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Table des matières contenues dans la première série (fascicules 1 à 5) (p.493)
- Introduction, par M. Eugène Lacroix (p.1)
- I. Les Beaux-Arts et l'Industrie, par M. Daguzan (p.5)
- II. Impression et teinture des tissus, par M. Kaeppelin (p.13)
- II. Impression et teinture des tissus, par M. Kaeppelin (p.415)
- III. Machines à vapeur, par MM. Ortolan et Gaudry (p.40)
- IV. Horlogerie, par M. Berlioz (p.64)
- V. Génie rural, par M. Grandvoinnet (p.82)
- VI. Tissage, par M. Parant (p.101)
- VII. Les cartes et les globes, par M. Pierraggi (p.110)
- VII. Les cartes et les globes, par M. Pierraggi (p.335)
- VIII. Goudrons et leurs dérivés, par M. Knab (p.132)
- IX. Constructions civiles, par M. Puteaux (p.158)
- X. Le mobilier, par M. L. Chateau (p.169)
- X. Le mobilier, par M. L. Chateau (p.457)
- XI. Papiers peints, par M. Kaeppelin (p.183)
- XII. La sucrerie, par M. Bassel (p.205)
- XIII. Bijouterie. Joaillerie, par M. Schwaeblé (p.221)
- XIV. Animaux domestiques, par M. Gayot (p.233)
- XIV. Animaux domestiques, par M. Gayot (p.354)
- XV. Tulles et dentelles, par M. Thomas (p.249)
- XV. Tulles et dentelles, par M. Thomas (p.471)
- XVI. Exploitation des mines, par MM. Soulié et Lacour (p.259)
- XVII. Bois et forêts, par M. Armand Robinson (p.283)
- XVIII. Habitations ouvrières, par M. le comte Foucher de Careil (p.307)
- XIX. Instruments de musique, par M. Boudoin (p.321)
- XX. Essai et analyse des sucres, par M. Monier (p.327)
- XXI. Appareils météorologiques enregistreurs, par M. Pouriau (p.342)
- XXII. La télégraphie, par M. le comte Du Moncel (p.364)
- XXIII. Les métaux bruts : l'acier, par M. Dufrené (p.445)
- XXIV. Sellerie, par M. de Forget (p.468)
- XXV. Les corps gras alimentaires, par M. Armand Robinson (p.480)
- Titres des articles (p.493)
- Description des planches (p.493)
- Gravures (p.494)
- Dernière image
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LES HABITATIONS OUVRIÈRES.
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sait sur une base trop étroite, que sa vie était tout extérieure et que son organisation du travail était fondée tout entière sur l’esclavage, sur Yergastulum antique, elle dut tomber, et avec elle s’écroula le type grec ou romain, ou gréco-romain, dont les exhumations posthumes ne sauraient désormais réussir qu’à nous éloigner du but. C’est le mérite du christianisme dfavoir reconnu cette vérité sociale de premier ordre, qu’à une société nouvelle, il faut des formes nouvelles. Le christianisme retourna la maison antique ; il la tourna en quelque sorte du dehors au dedans, en prêchant la vie intérieure, le renoncement et les bonnes œuvres. Né parmi les pauvres, il travailla pour les pauvres. Mais il fit plus, il leur prêcha le détachement de la famille, la vie en commun, et, par là, il fit dans la société, comme dans l’architecture, une révolution dont les tendances furent incalculables et subsistent encore. L’architecture monastique, si brillante, si inspirée pendant tout le moyen âge, a créé le type de la maison commune. Mais il est trop évident que la vie claustrale monastique, avec sa clôture stricte, la séparation absolue des sexes , l’étroitesse des cellules et le développement du réfectoire, de la chapelle et du cloître , ne saurait convenir à cette classe affairée, inquiète, agitée, dont la bruyante industrie a presque partout envahi les vieux couvents. Si l’architecture monastique, prise dans son ensemble, nous enseigne trois choses trop oubliées de nos jours, où l’on ne bâtit plus pour l’éternité, mais pour un temps, et un temps bien court, savoir : le choix de la situation, la solidité des constructions, l’admirable aménagement des dispositions, et surtout des cours et des jardins intérieurs, pour le but qu’elles avaient à remplir, elle ne peut que très-difficilement s’adapter aux cités et maisons ouvrières de l’époque présente, où la tendance favorite est de substituer autant que possible à la maison commune l’habitation solitaire et isolée. Nous retournons du cloître à l’ermitage. Un couvent de chartreux ou de camaldules, avec ses ermitages séparés, ses petits jardins privés, rend assez fidèlement, sauf la différence des sites et des bois, la physionomie d’une des cités ouvrières du Haut-Rhin.
La Renaissance ne nous offre rien, ou bien peu de chose pour ce que nous cherchons. Admirable pour susciter et répandre le goût du beau et en multiplier partout de nouveaux exemplaires, elle était frappée par ses origines mêmes d’incapacité sur le point qui nous occupe. Comment la renaissance de la Grèce et de Rome eût-elle pu servir à résoudre un problème que Rome et la Grèce n’ont point connu, celui du paupérisme? Le christianisme du moins l’avait abordé de front et avec une singulière vigueur. La Renaissance ne l’essaya même pas. Ses idées étaient ailleurs, son but était autre. Éclose sous un ciel clément, trouvant d’ailleurs sur le sol les admirables constructions hospitalières de sa sœur aînée, la religion, elle ne s’occupa que des riches, elle négligea les pauvres. De même, à Florence, elle s’inspira des goûts et ne satisfit qu’aux caprices de l’aristocratie ou aux pompes du culte. Aujourd’hui, la pauvreté que François d’Assise avait aimée, qu’il avait couvée sous ses ailes, niche parmi ses ruines. Les case operaie de Rome, de Parme, de toutes les villes d’Italie sont la chose la plus triste par le contraste même. Le pittoresque n’a rien à voir avec l’économie, c’est d’un autre ordre.
Si nous résumons les principaux traits de ce tableau peint trop rapidement, nous serons assurément très-frappé de ce développement chrétien qui a réellement cherché à organiser la cité des pauvres sur le modèle de la cité de Dieu, mais qui, tout en poursuivant ardemment ce but, s’est stérilisé dans l’impossible et l’absolu. Depuis lors, nous sommes restés sans boussole; il faut arriver aux temps modernes, au grand développement qu’a pris de nos jours l’industrie aidée de la science économique, et aux dernières expositions univer-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,70 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
LES HABITATIONS OUVRIÈRES.
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sait sur une base trop étroite, que sa vie était tout extérieure et que son organisation du travail était fondée tout entière sur l’esclavage, sur Yergastulum antique, elle dut tomber, et avec elle s’écroula le type grec ou romain, ou gréco-romain, dont les exhumations posthumes ne sauraient désormais réussir qu’à nous éloigner du but. C’est le mérite du christianisme dfavoir reconnu cette vérité sociale de premier ordre, qu’à une société nouvelle, il faut des formes nouvelles. Le christianisme retourna la maison antique ; il la tourna en quelque sorte du dehors au dedans, en prêchant la vie intérieure, le renoncement et les bonnes œuvres. Né parmi les pauvres, il travailla pour les pauvres. Mais il fit plus, il leur prêcha le détachement de la famille, la vie en commun, et, par là, il fit dans la société, comme dans l’architecture, une révolution dont les tendances furent incalculables et subsistent encore. L’architecture monastique, si brillante, si inspirée pendant tout le moyen âge, a créé le type de la maison commune. Mais il est trop évident que la vie claustrale monastique, avec sa clôture stricte, la séparation absolue des sexes , l’étroitesse des cellules et le développement du réfectoire, de la chapelle et du cloître , ne saurait convenir à cette classe affairée, inquiète, agitée, dont la bruyante industrie a presque partout envahi les vieux couvents. Si l’architecture monastique, prise dans son ensemble, nous enseigne trois choses trop oubliées de nos jours, où l’on ne bâtit plus pour l’éternité, mais pour un temps, et un temps bien court, savoir : le choix de la situation, la solidité des constructions, l’admirable aménagement des dispositions, et surtout des cours et des jardins intérieurs, pour le but qu’elles avaient à remplir, elle ne peut que très-difficilement s’adapter aux cités et maisons ouvrières de l’époque présente, où la tendance favorite est de substituer autant que possible à la maison commune l’habitation solitaire et isolée. Nous retournons du cloître à l’ermitage. Un couvent de chartreux ou de camaldules, avec ses ermitages séparés, ses petits jardins privés, rend assez fidèlement, sauf la différence des sites et des bois, la physionomie d’une des cités ouvrières du Haut-Rhin.
La Renaissance ne nous offre rien, ou bien peu de chose pour ce que nous cherchons. Admirable pour susciter et répandre le goût du beau et en multiplier partout de nouveaux exemplaires, elle était frappée par ses origines mêmes d’incapacité sur le point qui nous occupe. Comment la renaissance de la Grèce et de Rome eût-elle pu servir à résoudre un problème que Rome et la Grèce n’ont point connu, celui du paupérisme? Le christianisme du moins l’avait abordé de front et avec une singulière vigueur. La Renaissance ne l’essaya même pas. Ses idées étaient ailleurs, son but était autre. Éclose sous un ciel clément, trouvant d’ailleurs sur le sol les admirables constructions hospitalières de sa sœur aînée, la religion, elle ne s’occupa que des riches, elle négligea les pauvres. De même, à Florence, elle s’inspira des goûts et ne satisfit qu’aux caprices de l’aristocratie ou aux pompes du culte. Aujourd’hui, la pauvreté que François d’Assise avait aimée, qu’il avait couvée sous ses ailes, niche parmi ses ruines. Les case operaie de Rome, de Parme, de toutes les villes d’Italie sont la chose la plus triste par le contraste même. Le pittoresque n’a rien à voir avec l’économie, c’est d’un autre ordre.
Si nous résumons les principaux traits de ce tableau peint trop rapidement, nous serons assurément très-frappé de ce développement chrétien qui a réellement cherché à organiser la cité des pauvres sur le modèle de la cité de Dieu, mais qui, tout en poursuivant ardemment ce but, s’est stérilisé dans l’impossible et l’absolu. Depuis lors, nous sommes restés sans boussole; il faut arriver aux temps modernes, au grand développement qu’a pris de nos jours l’industrie aidée de la science économique, et aux dernières expositions univer-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,70 %.
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- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou les archives de l'industrie au XIXe siècle. 1re série. Fascicules 1 à 5
- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou annales et archives de l'industrie au XIXe siècle. 2e série. Fascicules 6 à 10
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 3e série. Fascicules 11 à 15
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 4e série. Fascicules 16 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 5e série. Fascicules 21 à 25
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 6e série. Fascicules 26 à 30
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 7e série. Fascicules 31 à 35
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 8e série. Fascicules 36 à 40
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes I, II, III et IV. Fascicules 1 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes V, VI, VII et VIII. Fascicules 21 à 41



