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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Table des matières contenues dans les deux premières séries (fascicules 1 à 10) (p.457)
- II. Impression et teinture des tissus, par M. Kaeppelin (p.90)
- III. Machines à vapeur, par MM. Ortolan et Gaudry (p.1)
- VI. Tissage, par M. Parant (p.191)
- VIII. Goudrons et leurs dérivés, par M. Knab (p.292)
- XIV. Animaux domestiques, par M. Eug. Gayot (p.58)
- XIV. Animaux domestiques, par M. Eug. Gayot (p.268)
- XIV. Animaux domestiques, par M. Eug. Gayot (p.412)
- XVI. Exploitation des mines, par MM. Soulié et Lacour (p.36)
- XVIII. Habitations ouvrières, par M. le comte Foucher de Careil (p.63)
- XIX. Instruments de musique, par M. Boudouin (p.141)
- XXI. Appareils météorologiques enregistreurs, par M. Pouriau (p.312)
- XXII. La télégraphie, par M. le comte Du Moncel (p.136)
- XXV. Les corps gras alimentaires, par M. Armand Robinson (p.247)
- XXVI. Appareils servant à élever l'eau, par MM. Chauveau des Roches et Belin (p.25)
- XXVII. Instruments et machines à calculer, par M. Michel Rous, capitaine d'artillerie (p.69)
- XXVIII. Production industrielle du froid, par M. Dufrené (p.124)
- XXIX. Appareils des chantiers de construction, par M. Palaa (p.370)
- XXX. Marine : le sauvetage des naufragés, par M. Jules de Crisenoy (p.149)
- XXXI. Bronzes et fontes d'arts, ouvrages d'art et métaux, par M. Guettier (p.211)
- XXXII. Art militaire : Armes portatives, par Michel Roux ; Armes à feu, par M. Schwaeblé (p.227)
- XXXIII. L'imprimerie et les livres, par M. Aug. Jeunesse (p.326)
- XXXIV. Appareils et produits agricoles pour l'alimentation et les arts industriels, par M. Rouget de Lisle (p.344)
- XXXV. Appareils plongeurs, cloches, scaphandres, nautilus, par M. E. Eveillard (p.358)
- XXXVI. Boulangerie et pâtisserie, par M. Henri Villain (p.445)
- XXXVII. Constructions maritimes, par M. G. de Berthieu (p.397)
- XXXVIII. Hydroplastie (Electro-chimie. Galvanoplastie), par M. A. de Plazanel (p.417)
- Titres des articles (p.457)
- Description des planches (p.458)
- Gravures (p.459)
- Dernière image
XXVIII
PRODUCTION INDUSTRIELLE DU FROIII
Par M. H. DtfRENÉ, ingénieur civil.
(Planche XLIV).
I
I.— Notice historique.
C’est au désir d’obtenir des boissons fraîches pendant l’été qu’il faut attribuer J les efforts entrepris pour arriver à produire artificiellement une température inférieure à celle de l’air ambiant. Les habitants des climats chauds furent naturellement les promoteurs d’une industrie à laquelle des applications toutes nouvelles aux arts chimiques réservent un si grand avenir.
C’est en effet au Bengale que, de temps immémorial, on arrive à produire de la glace en utilisant à la fois le rayonnement nocturne très-considérable dans ce pays, où l’extrême pureté de l’air le favorise, et la rapide évaporation de l’eau qu’active la sécheresse de l’atmosphère. Placée dans des vases peu profonds et garantie de la chaleur du sol par des corps mauvais conducteurs, l’eau se couvre d’une pellicule de glace qu’on enlève au fur et à mesure qu’elle se produit.
Les Romains savaient conserver la glace, mais ils buvaient principalement de l’eau de neige. Les Apennins, et surtout l’Etna, fournissaient la matière première qu’on emballait dans de la paille, et que des chariots, voyageant pendant la nuit, apportaient jusqu’à Rome. Il est probable qu’ils connaissaient l’art de faire les glaces comestibles qui, conservé en Italie, ne fut introduit en France qu’en 1660. i
La manière de produire directement du froid sans le secours de la glace avait I été inventée avant cette dernière date, car on lit dans le P. Ivircher, qui vivait I au milieu du dix-septième siècle*, que c’était l’usage à Rome, de son temps, de I rafraîchir les boissons en plaçant le vase qui les contient dans de l’eau où l'on f faisait dissoudre du salpêtre. Quelque temps après ( 1685), Lahire1 2 parvenait à faire de la glace en enveloppant de sel ammoniac mouillé une fiole pleine d’eau | déjà refroidie. !
En f7oo le docteur Cullen trouva que la congélation de l’eau était facilitée | par la diminution de la pression de l’air ambiant ; deux ans après, Nairne découvrit cette propriété remarquable de l’acide sulfurique d’absorber rapidement la vapeur d’eau, et, en 18H, Leslie, s’appuyant sur ces deux faits, parvint à produire de la glace dans le vide en présence de l’acide sulfurique concentré. Cette belle expérience que tout le monde a vu faire dans les cours de physique, devint le point de départ d’une grande partie des découvertes postérieures. MM. Taylor
1. Mimd. subter., 1. VI, de Nitro.
2. Mémoires de l’Académie, t. IX.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,10 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
PRODUCTION INDUSTRIELLE DU FROIII
Par M. H. DtfRENÉ, ingénieur civil.
(Planche XLIV).
I
I.— Notice historique.
C’est au désir d’obtenir des boissons fraîches pendant l’été qu’il faut attribuer J les efforts entrepris pour arriver à produire artificiellement une température inférieure à celle de l’air ambiant. Les habitants des climats chauds furent naturellement les promoteurs d’une industrie à laquelle des applications toutes nouvelles aux arts chimiques réservent un si grand avenir.
C’est en effet au Bengale que, de temps immémorial, on arrive à produire de la glace en utilisant à la fois le rayonnement nocturne très-considérable dans ce pays, où l’extrême pureté de l’air le favorise, et la rapide évaporation de l’eau qu’active la sécheresse de l’atmosphère. Placée dans des vases peu profonds et garantie de la chaleur du sol par des corps mauvais conducteurs, l’eau se couvre d’une pellicule de glace qu’on enlève au fur et à mesure qu’elle se produit.
Les Romains savaient conserver la glace, mais ils buvaient principalement de l’eau de neige. Les Apennins, et surtout l’Etna, fournissaient la matière première qu’on emballait dans de la paille, et que des chariots, voyageant pendant la nuit, apportaient jusqu’à Rome. Il est probable qu’ils connaissaient l’art de faire les glaces comestibles qui, conservé en Italie, ne fut introduit en France qu’en 1660. i
La manière de produire directement du froid sans le secours de la glace avait I été inventée avant cette dernière date, car on lit dans le P. Ivircher, qui vivait I au milieu du dix-septième siècle*, que c’était l’usage à Rome, de son temps, de I rafraîchir les boissons en plaçant le vase qui les contient dans de l’eau où l'on f faisait dissoudre du salpêtre. Quelque temps après ( 1685), Lahire1 2 parvenait à faire de la glace en enveloppant de sel ammoniac mouillé une fiole pleine d’eau | déjà refroidie. !
En f7oo le docteur Cullen trouva que la congélation de l’eau était facilitée | par la diminution de la pression de l’air ambiant ; deux ans après, Nairne découvrit cette propriété remarquable de l’acide sulfurique d’absorber rapidement la vapeur d’eau, et, en 18H, Leslie, s’appuyant sur ces deux faits, parvint à produire de la glace dans le vide en présence de l’acide sulfurique concentré. Cette belle expérience que tout le monde a vu faire dans les cours de physique, devint le point de départ d’une grande partie des découvertes postérieures. MM. Taylor
1. Mimd. subter., 1. VI, de Nitro.
2. Mémoires de l’Académie, t. IX.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,10 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou les archives de l'industrie au XIXe siècle. 1re série. Fascicules 1 à 5
- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou annales et archives de l'industrie au XIXe siècle. 2e série. Fascicules 6 à 10
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 3e série. Fascicules 11 à 15
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 4e série. Fascicules 16 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 5e série. Fascicules 21 à 25
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 6e série. Fascicules 26 à 30
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 7e série. Fascicules 31 à 35
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 8e série. Fascicules 36 à 40
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes I, II, III et IV. Fascicules 1 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes V, VI, VII et VIII. Fascicules 21 à 41



