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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- XII. La sucrerie indigène, étrangère et exotique par M. Basset (p.101)
- XXIII. Les métaux bruts : le cuivre, le plomb, l'étain, le zinc, par M. Dufrené (p.19)
- XXXIII. L'imprimerie et les livres, par M. Aug. Jeunesse (p.130)
- XXXVIII. Hydroplastie (Electro-chimie. Galvanoplastie), par M. A. de Plazanet (p.541)
- XLI. Moteurs hydrauliques, par MM. L. Vigreux et A. Raux (p.521)
- XLVII. La Minéralogie et la Géologie, par M. A.-F. Noguès (p.321)
- L. Machines-outils à travailler le bois, par MM. Raux et Vigreux (p.1)
- LI. Appareils et instruments de l'art médical. Secours à donner aux blessés sur le champ de bataille, par M. le docteur Gruby (p.277)
- LXIII. Les produits chimiques et le matériel des arts chimiques, par M. Léon Droux (p.163)
- LXXII. Machines servant à la confection des vêtements, par G. Bardin (p.37)
- LXXIII. Les verres et les cristaux à l'exposition universelle, par M. A. F. Noguès (p.256)
- LXXIII. Machines à vapeur fixes des usines et des manufactures, par M. Jules Gaudry (p.297)
- LXXV. La papeterie, par MM. Payen et Vigreux (p.374)
- LXXV. La papeterie, par MM. Payen et Vigreux (p.459)
- LXXVI. Moulins à vent (p.381)
- LXXVI. Charronnage et carrosserie, par M. Michel Rous (p.423)
- LXXVIII. La fonderie en caractères. Fonte des lettres. Stéréotypie. Prise d'empreinte. Clichés. Galvanoplastie, par M. A. Jeunesse (p.497)
- LXXIX. Cordages, par M. Eugène Parant (p.529)
- LXXX. Le caoutchouc et la gutta-percha, par M. Eug. Lacroix (p.556)
- Postface (p.561)
- Description des planches (p.563)
- Gravures (p.563)
- Table analytique des matières (p.565)
- Table par noms d'auteurs des articles publiés dans les Etudes sur l'Exposition (p.573)
- Dernière image
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LA PAPETERIE.
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Sur ce dernier point, on reconnaît aujourd’hui trois grandes classes de matières premières : le coton (poils de la graine du cotonnier, Gossypium herba-ceum, G. indipum, G. arboreum, etc.), formé de tubes facilement visibles au microscope, à parois tellement minces que, sous la moindre pression, ils se dépriment en rubans. Dans la seconde classe, on peut ranger les fibres textiles corticales ou disséminées dans les tissus cellulaires de diverses plantes (chanvre, lin, Agave Am., Phormium tenax, jute, Corchorus capsularis, bananier, Musa textilis, cbina-grass, Urlica nivea ou Bœhmeria). Ces fibres, généralement très-longues, sont caractérisées par leurs parois épaisses formées de couches concentriques de cellulose douée d’une cohésion graduellement moindre de la superficie, plus anciennement sécrétée, jusqu’aux parois internes de la formation la plus récente; il se rencontre toujours dans la cavité tubulaire des substances azotées et grasses et même parfois des granules amylacés isomériques avec la cellulose, mais plus faiblement agrégés, attaquables par Peau bouillante et susceptibles de bleuir par l’iode. Toutes ces fibres à parois épaisses gardent, sans se déprimer sous le microscope, leur forme cylindroïque ou prismatique, et se distinguent aisément par là, lors même qu’elles sont engagées dans le feutrage du papier, des minces tubes du coton aplatis et contournés en rubans.
Les fibres textiles précitées ont un diamètre plus ou moins fort, et sont plus grossières ou plus fines, suivant qu’elles proviennent de plantes plus ou moins développées et sont elles-mêmes plus ou moins jeunes1. On peut ranger dans la même classe les feuillets du liber, formés de fibres anastomosées, plus ou moins ténues' selon qu’elles proviennent des tiges ou rameaux plus ou moins jeunes, d’arbres ou d’arbustes. Ces fibres, dont les Chinois et les Japonais obtiennent de si remarquables papiers-étoffes, entreraient sans difficulté dans la confection de nos pâtes à papier, si l’on pouvait se les procurer à un prix convenable.
Dans la troisième classe des matières premières du papier, on peut ranger les différents succédanés du chiffon : fibrilles de la paille des céréales,' du sparte, et cellulose fibreuse extraite du bois. Ces fibrilles ou membranes, généralement plus minces et plus courtes que les produits des chiffons, peuvent cependant entrer en proportions de 0.3 à 0.8 dans la composition des pâtes à papier blanc, et même constituer seules certains papiers de pliage et d’impression. Nous y reviendrons plus loin.
§ 2. — Pâtes des fibres, du bois, de la paille, etc.
Un procédé mécanique et quatre procédés chimiques se sont fondés depuis peu de temps en vue de fournir économiquement aux papeteries plusieurs succédanés des chiffons.
Le procédé mécanique le plus remarquable est dû à M. Wœ’lter. Ses machines sont actuellement employées au nombre de plus de quatre-vingts en Allemagne et en Belgique; en France, les usines de Pontcharra, près de Grenoble (Isère), et Domène produisent chaque jour, avec quatre machines, 2,000 kilogrammes de pâte sèche.
Le procédé Wœlter consiste en une sorte de râpage du bois continuellement
1, C’est ainsi, par exemple, que l’on peut obtenir les plus déliés et flexibles filaments de lin, propres aux fins tissus de batiste, à l’aide d’une culture serrée de la plante, qui donne des tiges grêles et qu’on a le soin de récolter en fleurs ou avant la formation de la graine. On comprend que les débris de ces tissus puissent donner un papier à la fois fin et très-résistant.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,24 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
LA PAPETERIE.
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Sur ce dernier point, on reconnaît aujourd’hui trois grandes classes de matières premières : le coton (poils de la graine du cotonnier, Gossypium herba-ceum, G. indipum, G. arboreum, etc.), formé de tubes facilement visibles au microscope, à parois tellement minces que, sous la moindre pression, ils se dépriment en rubans. Dans la seconde classe, on peut ranger les fibres textiles corticales ou disséminées dans les tissus cellulaires de diverses plantes (chanvre, lin, Agave Am., Phormium tenax, jute, Corchorus capsularis, bananier, Musa textilis, cbina-grass, Urlica nivea ou Bœhmeria). Ces fibres, généralement très-longues, sont caractérisées par leurs parois épaisses formées de couches concentriques de cellulose douée d’une cohésion graduellement moindre de la superficie, plus anciennement sécrétée, jusqu’aux parois internes de la formation la plus récente; il se rencontre toujours dans la cavité tubulaire des substances azotées et grasses et même parfois des granules amylacés isomériques avec la cellulose, mais plus faiblement agrégés, attaquables par Peau bouillante et susceptibles de bleuir par l’iode. Toutes ces fibres à parois épaisses gardent, sans se déprimer sous le microscope, leur forme cylindroïque ou prismatique, et se distinguent aisément par là, lors même qu’elles sont engagées dans le feutrage du papier, des minces tubes du coton aplatis et contournés en rubans.
Les fibres textiles précitées ont un diamètre plus ou moins fort, et sont plus grossières ou plus fines, suivant qu’elles proviennent de plantes plus ou moins développées et sont elles-mêmes plus ou moins jeunes1. On peut ranger dans la même classe les feuillets du liber, formés de fibres anastomosées, plus ou moins ténues' selon qu’elles proviennent des tiges ou rameaux plus ou moins jeunes, d’arbres ou d’arbustes. Ces fibres, dont les Chinois et les Japonais obtiennent de si remarquables papiers-étoffes, entreraient sans difficulté dans la confection de nos pâtes à papier, si l’on pouvait se les procurer à un prix convenable.
Dans la troisième classe des matières premières du papier, on peut ranger les différents succédanés du chiffon : fibrilles de la paille des céréales,' du sparte, et cellulose fibreuse extraite du bois. Ces fibrilles ou membranes, généralement plus minces et plus courtes que les produits des chiffons, peuvent cependant entrer en proportions de 0.3 à 0.8 dans la composition des pâtes à papier blanc, et même constituer seules certains papiers de pliage et d’impression. Nous y reviendrons plus loin.
§ 2. — Pâtes des fibres, du bois, de la paille, etc.
Un procédé mécanique et quatre procédés chimiques se sont fondés depuis peu de temps en vue de fournir économiquement aux papeteries plusieurs succédanés des chiffons.
Le procédé mécanique le plus remarquable est dû à M. Wœ’lter. Ses machines sont actuellement employées au nombre de plus de quatre-vingts en Allemagne et en Belgique; en France, les usines de Pontcharra, près de Grenoble (Isère), et Domène produisent chaque jour, avec quatre machines, 2,000 kilogrammes de pâte sèche.
Le procédé Wœlter consiste en une sorte de râpage du bois continuellement
1, C’est ainsi, par exemple, que l’on peut obtenir les plus déliés et flexibles filaments de lin, propres aux fins tissus de batiste, à l’aide d’une culture serrée de la plante, qui donne des tiges grêles et qu’on a le soin de récolter en fleurs ou avant la formation de la graine. On comprend que les débris de ces tissus puissent donner un papier à la fois fin et très-résistant.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,24 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou les archives de l'industrie au XIXe siècle. 1re série. Fascicules 1 à 5
- Etudes sur l'Exposition universelle de 1867 ou annales et archives de l'industrie au XIXe siècle. 2e série. Fascicules 6 à 10
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 3e série. Fascicules 11 à 15
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle ou nouvelle technologie des arts et métiers, de l'agriculture, etc. 4e série. Fascicules 16 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 5e série. Fascicules 21 à 25
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 6e série. Fascicules 26 à 30
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 7e série. Fascicules 31 à 35
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. 8e série. Fascicules 36 à 40
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes I, II, III et IV. Fascicules 1 à 20
- Etudes sur l'Exposition de 1867 annales et archives de l'industrie au XIXe siècle nouvelle technologie des arts et métiers, des manufactures, de l'agriculture, des mines etc. Atlas des tomes V, VI, VII et VIII. Fascicules 21 à 41



