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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D’ENSEMBLE
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sous le nom d'enseignement professionnel; cette expression est sur toutes les lèvres, ce qui n’empêche pas les choses de rester en l’état. Seule, la ville de Paris a posé un premier jalon : elle a fondé l’école d’apprentis du boulevard de la Villette. Au prolétariat, donc, à appliquer, à développer, à multiplier de pareils établissements et à les mettre au niveau des besoins de l’industrie ; car, nous le disons bien haut, nous n’avons rien à attendre de l’Etat sur ce terrain ; il met habituellement les institutions qu’il fonde à la hauteur de ses tendances, et nous savons tous , que les Ecoles d’arts et métiers ne sont pas accessibles au prolétariat.
Oui, l’école-atelier, l’atelier-école, voilà la sauvegarde, le critérium de la supériorité industrielle. Mais il faut que dès l’enfance, pendant la période de l’instruction primaire, les aptitudes puissent se révéler, que l’enseignement, ne soit plus un objet de répulsion pour la plupart, mais un attrait par la diversité des exercices.
Pour donner une idée de la façon dont l’Etat se désintéresse de cette transformation si nécessaire et si indispensable de notre enseignement professionnel, qu’il suffise de dire qu’une Commission parlementaire de quarante-cinq membres, chargée par l’Assemblée, dont le qualificatif appartient à la postérité, d’étudier les conditions du travail en France, a trouvé que la situation actuelle était un idéal auquel il fallait bien se garder de toucher. Elle aurait dû ajouter : de peur de le voir se décomposer.
Nous nous résumons en disant qu’il ne suffit pas d’obtenir l’instruction gratuite, laïque et obligatoire, il faut encore l’instruction professionnelle, qui en est le corollaire indispensable.
Nous revendiquons comme transition une loi qui garantisse l’exécution des contrats d’apprentissage, qui protège les apprentis contre la rapacité des industriels au moyen d’un contrôle efficace et non illusoire, qui permette l’action civile contre les délinquants, et assure des ouvriers à l’industrie et non des fruits secs et des parias que l’état de choses actuel produit fataloment. Nous savons que la plupart des non-valeurs, c’est-à-dire des enfants auxiliaires em-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,01 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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sous le nom d'enseignement professionnel; cette expression est sur toutes les lèvres, ce qui n’empêche pas les choses de rester en l’état. Seule, la ville de Paris a posé un premier jalon : elle a fondé l’école d’apprentis du boulevard de la Villette. Au prolétariat, donc, à appliquer, à développer, à multiplier de pareils établissements et à les mettre au niveau des besoins de l’industrie ; car, nous le disons bien haut, nous n’avons rien à attendre de l’Etat sur ce terrain ; il met habituellement les institutions qu’il fonde à la hauteur de ses tendances, et nous savons tous , que les Ecoles d’arts et métiers ne sont pas accessibles au prolétariat.
Oui, l’école-atelier, l’atelier-école, voilà la sauvegarde, le critérium de la supériorité industrielle. Mais il faut que dès l’enfance, pendant la période de l’instruction primaire, les aptitudes puissent se révéler, que l’enseignement, ne soit plus un objet de répulsion pour la plupart, mais un attrait par la diversité des exercices.
Pour donner une idée de la façon dont l’Etat se désintéresse de cette transformation si nécessaire et si indispensable de notre enseignement professionnel, qu’il suffise de dire qu’une Commission parlementaire de quarante-cinq membres, chargée par l’Assemblée, dont le qualificatif appartient à la postérité, d’étudier les conditions du travail en France, a trouvé que la situation actuelle était un idéal auquel il fallait bien se garder de toucher. Elle aurait dû ajouter : de peur de le voir se décomposer.
Nous nous résumons en disant qu’il ne suffit pas d’obtenir l’instruction gratuite, laïque et obligatoire, il faut encore l’instruction professionnelle, qui en est le corollaire indispensable.
Nous revendiquons comme transition une loi qui garantisse l’exécution des contrats d’apprentissage, qui protège les apprentis contre la rapacité des industriels au moyen d’un contrôle efficace et non illusoire, qui permette l’action civile contre les délinquants, et assure des ouvriers à l’industrie et non des fruits secs et des parias que l’état de choses actuel produit fataloment. Nous savons que la plupart des non-valeurs, c’est-à-dire des enfants auxiliaires em-
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