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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D’ENSEMBLE
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initiations. Ainsi, malgré les précédents, les preuves existantes dans les Rapports ouvriers de 1851, constatant et leur valeur intellectuelle d’appréciation, et leur esprit de solidarité universelle, tout est annihilé, méconnu vis-à-vis de l’élément ouvrier.
Il est nécessaire, pour bien caractériser le mouvement social, de 1851 à 1862, d’examiner avec soin quelques faits généraux, quelques actes particulirs. D’autant plus que ce fut dans ces faits, ces actes, ces émanations intellectuelles, que prit naissance la Délégation ouvrière qui revendiquait le droit de juger, d’apprécier les produits de l’Exposition partielle de Florence et de la seconde Exposition anglaise; ils ne peuvent être ravis à l’histoire des Délégations ouvrières.
En 1860, Armand Lévi, avocat, fonda, à Genève, un journal sous le titre de VEspérance. Des ouvriers de Paris prirent une large part à sa rédaction, sous la dénomination de « Tribune ouvrière. » De cette alliance intellectuelle sortit un groupe d’ouvriers qui fondèrent des conférences toutes les semaines, non publiques, à Paris, 83, rue du Temple. Ce groupe toléré fit paraître des brochures ouvrières qui provoquèrent parmi les producteurs une grande sensation. On ne tarda pas à découvrir qu’Armand Lévi n’était qu’un prête-nom, et que le véritable instigateur et protecteur de ce mouvement intellectuel était un parent du chef de l’Etat, siégeant dans son conseil, instigateur que les travailleurs, dans leur langage métaphorique, souvent si plein de vérité*, appelaient : « La Pierre à repasser du Palais-Royal. »
La brochure intitulée : Le Peuple, l'Empereur et les anciens partis, justifia de la promiscuité des producteurs : Vasseur, Chabanel, Davaud, Baraguet, Coquard, Barbier, etc., etc., avec le pouvoir que la France, terrifiée, s’était si fatalement donné.
La tentative d’un envoi de délégués ouvriers à Florence-échoua, malgré une lettre, très soumise, adressée au chef de l’Etat par l’intermédiaire du duc de Bassano. C’est alors que l’Exposition anglaise provoqua à nouveau, parmi ce groupe, la formation d’un Comité d’initiative pour envoyer une Délégation ouvrière à Londres. Le Comité, à cet effet,
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Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 97,77 %.
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initiations. Ainsi, malgré les précédents, les preuves existantes dans les Rapports ouvriers de 1851, constatant et leur valeur intellectuelle d’appréciation, et leur esprit de solidarité universelle, tout est annihilé, méconnu vis-à-vis de l’élément ouvrier.
Il est nécessaire, pour bien caractériser le mouvement social, de 1851 à 1862, d’examiner avec soin quelques faits généraux, quelques actes particulirs. D’autant plus que ce fut dans ces faits, ces actes, ces émanations intellectuelles, que prit naissance la Délégation ouvrière qui revendiquait le droit de juger, d’apprécier les produits de l’Exposition partielle de Florence et de la seconde Exposition anglaise; ils ne peuvent être ravis à l’histoire des Délégations ouvrières.
En 1860, Armand Lévi, avocat, fonda, à Genève, un journal sous le titre de VEspérance. Des ouvriers de Paris prirent une large part à sa rédaction, sous la dénomination de « Tribune ouvrière. » De cette alliance intellectuelle sortit un groupe d’ouvriers qui fondèrent des conférences toutes les semaines, non publiques, à Paris, 83, rue du Temple. Ce groupe toléré fit paraître des brochures ouvrières qui provoquèrent parmi les producteurs une grande sensation. On ne tarda pas à découvrir qu’Armand Lévi n’était qu’un prête-nom, et que le véritable instigateur et protecteur de ce mouvement intellectuel était un parent du chef de l’Etat, siégeant dans son conseil, instigateur que les travailleurs, dans leur langage métaphorique, souvent si plein de vérité*, appelaient : « La Pierre à repasser du Palais-Royal. »
La brochure intitulée : Le Peuple, l'Empereur et les anciens partis, justifia de la promiscuité des producteurs : Vasseur, Chabanel, Davaud, Baraguet, Coquard, Barbier, etc., etc., avec le pouvoir que la France, terrifiée, s’était si fatalement donné.
La tentative d’un envoi de délégués ouvriers à Florence-échoua, malgré une lettre, très soumise, adressée au chef de l’Etat par l’intermédiaire du duc de Bassano. C’est alors que l’Exposition anglaise provoqua à nouveau, parmi ce groupe, la formation d’un Comité d’initiative pour envoyer une Délégation ouvrière à Londres. Le Comité, à cet effet,
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