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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D'ENSEMBLE
30
La Commission d’encouragement annexa également aux Rapports de la Délégation de Paris un Rapport anglais de M. Robert Koningsby, sur la condition et les habitudes des ouvriers en France. Cette appréciation anglaise ne manque pas d’une certaine originalité, et sa conclusion de-vait être pour les producteurs socialistes un intéressant sujet d’études. Cette conclusion, la voici :
Le Français considère la vie comme chose qu’il faut égayer, dont il faut tirer le plus possible.
L’Anglais ne voit dans l’existence qu’une occasion de prospérer. Le peuple français veut être bien commandé, bien accommodé; il demande un gouvernement qui sache à la fois pourvoir à ses besoins à l’intérieur, et faire parler de lui à l’extérieur. Le peuple anglais, au contraire, ne demande sx son gouvernement que de le protéger contre toute interruption. «Sauvegardez notre commerce, et laissez-nous faire le reste », telle est la prière usuelle du citoyen anglais. Il ne demande pas qu’on lui cherche du travail, il saura le trouver lui-même. Il ne demande pas qu’on lui offre des plaisirs, il en prend rarement. Le Français est soldat dans sa nature et dans son langage : donc mathématique et logique. 11 aime les directions et les réglementations, parce qu’elles sont angulaires. Il plante ses arbres en droite ligne, il trace ses routes de même. Ses discours se composent rie mots bien précis, bien choisis et de sentences serrées. Il exécute avec un certain air la moindre de ses actions, et chaque mouvement de son corps est bien répété.
Dans son travail, il est exact aussi longtemps qu’il le peut; mais son esprit fertile voltige vers trop de sujets pour lui permettre de s’attacher à vaincre patiemment de petites difficultés.
Mais les deux races sont magnifiques, et elles ne pourront jamais se voir et se connaître assez.
Le peu de sagesse qui a proverbialement régi le monde n’a jamais été autant démontré que par ce lait : que deux grands peuples ont été si longtemps encouragés à se combattre et se contrarier, au lieu de se donner mutuellement assistance.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,90 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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La Commission d’encouragement annexa également aux Rapports de la Délégation de Paris un Rapport anglais de M. Robert Koningsby, sur la condition et les habitudes des ouvriers en France. Cette appréciation anglaise ne manque pas d’une certaine originalité, et sa conclusion de-vait être pour les producteurs socialistes un intéressant sujet d’études. Cette conclusion, la voici :
Le Français considère la vie comme chose qu’il faut égayer, dont il faut tirer le plus possible.
L’Anglais ne voit dans l’existence qu’une occasion de prospérer. Le peuple français veut être bien commandé, bien accommodé; il demande un gouvernement qui sache à la fois pourvoir à ses besoins à l’intérieur, et faire parler de lui à l’extérieur. Le peuple anglais, au contraire, ne demande sx son gouvernement que de le protéger contre toute interruption. «Sauvegardez notre commerce, et laissez-nous faire le reste », telle est la prière usuelle du citoyen anglais. Il ne demande pas qu’on lui cherche du travail, il saura le trouver lui-même. Il ne demande pas qu’on lui offre des plaisirs, il en prend rarement. Le Français est soldat dans sa nature et dans son langage : donc mathématique et logique. 11 aime les directions et les réglementations, parce qu’elles sont angulaires. Il plante ses arbres en droite ligne, il trace ses routes de même. Ses discours se composent rie mots bien précis, bien choisis et de sentences serrées. Il exécute avec un certain air la moindre de ses actions, et chaque mouvement de son corps est bien répété.
Dans son travail, il est exact aussi longtemps qu’il le peut; mais son esprit fertile voltige vers trop de sujets pour lui permettre de s’attacher à vaincre patiemment de petites difficultés.
Mais les deux races sont magnifiques, et elles ne pourront jamais se voir et se connaître assez.
Le peu de sagesse qui a proverbialement régi le monde n’a jamais été autant démontré que par ce lait : que deux grands peuples ont été si longtemps encouragés à se combattre et se contrarier, au lieu de se donner mutuellement assistance.
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