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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D’ENSEMBLK 501
à tenons; la sculpture du bout du lisoir est ronde; la peinture est mal finie et grossièrement faite.
Situation des ouvriers de la maison Jacob Lohner. — Dans cet atelier, tout ce qui concerne la voiture se fabrique, à l’exception des vis à bois. Tous les tours marchen par la vapeur.
L’outillage pour la forge manque presque totalement; les enclumes n’ont qu’une seule bigorne, qui est ronde. Les tables sont malpropres et toutes bosselées. Les limeurs, comme les forgerons, sont mal outillés ; chaque homme, pour la forge comme pour la lime, a sa spécialité, soit essieux, ressorts, pièces d’avant-train, ferrures de caisse, boulons, fonderie, boîtes, etc. Les forgerons chargés de faire les essieux ont à leur disposition un marteau-pilon, ce qui rend le travail plus facile.
Les bons ouvriers gagnent, pour dix heures, de 7 fr. à 7 fr. 50 cent.
Les autres gagnent proportionnellement à ce qu’ils font. Selon ma manière de voir, ils sont encore mieux que les ouvriers de province en France, sous le rapport du salaire qu’ils reçoivent.
Généralement , leur travail n’équivaut pas au nôtre comme perfection ; dans aucun avant-train il n’y a d’em-brassures; elles sont remplacées par un collier qui est adapté sur le lisoir.
TRAVAIL DANS LES PRISONS
Le travail dans les prisons, considéré en lui-même, est assurément un instrument de moralisation; sur ce point il n’y a pas de contestation possible. Mais si nous l’envisageons au point de vue industriel, si nous examinons les conséquences funestes de cette concurrence de l’Etat à l’industrie privée et le préjudice causé à l’industrie nationale, nous flétrissons de toute notre énergie les moyens employés, les résultats obtenus, le monopole lui-même, et enfin la collaboration inconsciente des ouvriers non-détenus qui se rendent complices des abus et parfois des iniquités qui se corn-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,72 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
à tenons; la sculpture du bout du lisoir est ronde; la peinture est mal finie et grossièrement faite.
Situation des ouvriers de la maison Jacob Lohner. — Dans cet atelier, tout ce qui concerne la voiture se fabrique, à l’exception des vis à bois. Tous les tours marchen par la vapeur.
L’outillage pour la forge manque presque totalement; les enclumes n’ont qu’une seule bigorne, qui est ronde. Les tables sont malpropres et toutes bosselées. Les limeurs, comme les forgerons, sont mal outillés ; chaque homme, pour la forge comme pour la lime, a sa spécialité, soit essieux, ressorts, pièces d’avant-train, ferrures de caisse, boulons, fonderie, boîtes, etc. Les forgerons chargés de faire les essieux ont à leur disposition un marteau-pilon, ce qui rend le travail plus facile.
Les bons ouvriers gagnent, pour dix heures, de 7 fr. à 7 fr. 50 cent.
Les autres gagnent proportionnellement à ce qu’ils font. Selon ma manière de voir, ils sont encore mieux que les ouvriers de province en France, sous le rapport du salaire qu’ils reçoivent.
Généralement , leur travail n’équivaut pas au nôtre comme perfection ; dans aucun avant-train il n’y a d’em-brassures; elles sont remplacées par un collier qui est adapté sur le lisoir.
TRAVAIL DANS LES PRISONS
Le travail dans les prisons, considéré en lui-même, est assurément un instrument de moralisation; sur ce point il n’y a pas de contestation possible. Mais si nous l’envisageons au point de vue industriel, si nous examinons les conséquences funestes de cette concurrence de l’Etat à l’industrie privée et le préjudice causé à l’industrie nationale, nous flétrissons de toute notre énergie les moyens employés, les résultats obtenus, le monopole lui-même, et enfin la collaboration inconsciente des ouvriers non-détenus qui se rendent complices des abus et parfois des iniquités qui se corn-
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