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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D’ENSEMBLE 521
«ont impuissants, en extrayant des profondeurs du sol le précieux combustible.
En dehors de la perspective d’un danger quelconque, il faut un certain courage, une résignation admirable pour exercer de gaîté de cœur une pareille profession, où l’homme est placé en dehors de toutes les conditions normales de l’existence à la surface du globe. Privé de lumière autre que la lumière artificielle pendant toute la durée de son pénible travail, il est inférieur, sous ce rapport, aux habitants du Spitzberg, qui au moins respirent librement, pendant que le mineur ne respire qu’en vertu de la ventilation, nouveau danger ajouté à tant d’autres, et cependant, ô iniquité, cette profession est l’une des moins rétribuées ! Profession insalubre par excellence, par l’absorption des molécules et des gaz plus ou moins délétères, fatale à la vue par la privation du jour, fatigante au plus haut degré par les positions anti-naturelles dans lesquelles ils sont obligés de se tenir, exposés aux inondations subites des galeries, aux explosions foudroyantes du grisou, et à tous autres accidents, s’ils avisent de demander une augmentation si minime qu’elle soit de leur salaire, si même, chose plus inique encore, en veut leur imposer une diminution de ce trop insuffisant salaire, en vertu de la ridicule loi de l’offre et de la demande, ô ironie ! si pénétrés de leur dignité et de la justice de leur cause, ils refusent ; oh ! alors la force armée arrive, et, selon une expression cynique, ils sont forcés de « rentrer dans leurs trous ; » on les fusille au besoin, ou on annonce, si la résistance à l’oppression continue, une armée de cent mille hommes (1).
(1) DÉPÊCHE DU 27 JUILLET 1872, AU PRÉFET DU PAS-DE-CALAIS President de la République à préfet du Pas-de-Calais.
« J’appprouve votre énergie et la promptitude de la répression ; il faut absolument que ces désordres finissent sans retard. J’ai fait partir un régiment pour Douai, avec des vivres et des tentes.
« Un second, celui qui fait brigade avec le régiment parti, est prêt à s’embarquer. J’ai cent mille hommes ici, et les moyens de répression ne vous manqueront pas.
« La République ne doit souffrir le désordre uulle part, surtout le désordre
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«ont impuissants, en extrayant des profondeurs du sol le précieux combustible.
En dehors de la perspective d’un danger quelconque, il faut un certain courage, une résignation admirable pour exercer de gaîté de cœur une pareille profession, où l’homme est placé en dehors de toutes les conditions normales de l’existence à la surface du globe. Privé de lumière autre que la lumière artificielle pendant toute la durée de son pénible travail, il est inférieur, sous ce rapport, aux habitants du Spitzberg, qui au moins respirent librement, pendant que le mineur ne respire qu’en vertu de la ventilation, nouveau danger ajouté à tant d’autres, et cependant, ô iniquité, cette profession est l’une des moins rétribuées ! Profession insalubre par excellence, par l’absorption des molécules et des gaz plus ou moins délétères, fatale à la vue par la privation du jour, fatigante au plus haut degré par les positions anti-naturelles dans lesquelles ils sont obligés de se tenir, exposés aux inondations subites des galeries, aux explosions foudroyantes du grisou, et à tous autres accidents, s’ils avisent de demander une augmentation si minime qu’elle soit de leur salaire, si même, chose plus inique encore, en veut leur imposer une diminution de ce trop insuffisant salaire, en vertu de la ridicule loi de l’offre et de la demande, ô ironie ! si pénétrés de leur dignité et de la justice de leur cause, ils refusent ; oh ! alors la force armée arrive, et, selon une expression cynique, ils sont forcés de « rentrer dans leurs trous ; » on les fusille au besoin, ou on annonce, si la résistance à l’oppression continue, une armée de cent mille hommes (1).
(1) DÉPÊCHE DU 27 JUILLET 1872, AU PRÉFET DU PAS-DE-CALAIS President de la République à préfet du Pas-de-Calais.
« J’appprouve votre énergie et la promptitude de la répression ; il faut absolument que ces désordres finissent sans retard. J’ai fait partir un régiment pour Douai, avec des vivres et des tentes.
« Un second, celui qui fait brigade avec le régiment parti, est prêt à s’embarquer. J’ai cent mille hommes ici, et les moyens de répression ne vous manqueront pas.
« La République ne doit souffrir le désordre uulle part, surtout le désordre
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