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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
596 DÉLÉGATIONS OUVRIÈRES A VIENNE
grandes fabriques étaient les seuls centres industriels. Les industries ou métiers, dont la naissance et le développement datent de cette époque, n’occupaient qu’un personnel peu nombreux.
Il y avait très peu de patrons, mais aussi beaucoup moins d’ouvriers, et ces deux éléments vivaient en assez bonne intelligence. L’ouvrier était presque l’égal du patron et souvent son ami; car, ce qui constituait le patronat, c’était une capacité reconnue, une réputation méritée. Nul n’aurait exercé, malgré la liberté qui existait, une profession pour son compte, s’il n’eût été lui-même compétent; en un mot, ce fléau qu’on appelle aujourd’hui l’industrialisme n’existait pas.
La consommation industrielle étant subordonnée à la richesse publique, la vente des produits ôtait peu abondante et les bénéfices minimes. L’absence presque complète d’outillage mécanique rendait les constructions lentes; de là sans doute ces conventions qui obligèrent l’ouvrier à faire de longues journées, et à se contenter d’un salaire peu élevé; sauf un peu plus de bien-être, la condition des patrons, en général, n’était pas sensiblement différente, et on en trouverait encore de nombreux exemples en province.
Mais, après une semblable transformation, le progrès était inévitable, et l’industrie ne tarda pas à prendre son essor.
L’esprit humain, rendu à sa propre initiative, inventa de nouveaux procédés de fabrication, de nouvelles machines; •ce fut une véritable éclosion industrielle.
Il s’ensuivit une baisse dans les prix de vente et une hausse dans la consommation. La progression n’a cessé de s’accroître, et, pour en juger, il suffit de comparer les chiffres suivants:
En 1788, l’ensemble de la production industrielle, en France, s’élevait à 1 milliard de francs; en 1873, à 12 milliards.
L’industrialisme fut la conséquence de cet accroissement, qui fut très rapide, surtout après 1830, en raison de l’établissement des chemins de fer. Les capitalistes individuels ou collectifs virent adjuger à leur profit les concessions et les monopoles; ils se présentèrent comme le moteur indis-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,39 %.
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grandes fabriques étaient les seuls centres industriels. Les industries ou métiers, dont la naissance et le développement datent de cette époque, n’occupaient qu’un personnel peu nombreux.
Il y avait très peu de patrons, mais aussi beaucoup moins d’ouvriers, et ces deux éléments vivaient en assez bonne intelligence. L’ouvrier était presque l’égal du patron et souvent son ami; car, ce qui constituait le patronat, c’était une capacité reconnue, une réputation méritée. Nul n’aurait exercé, malgré la liberté qui existait, une profession pour son compte, s’il n’eût été lui-même compétent; en un mot, ce fléau qu’on appelle aujourd’hui l’industrialisme n’existait pas.
La consommation industrielle étant subordonnée à la richesse publique, la vente des produits ôtait peu abondante et les bénéfices minimes. L’absence presque complète d’outillage mécanique rendait les constructions lentes; de là sans doute ces conventions qui obligèrent l’ouvrier à faire de longues journées, et à se contenter d’un salaire peu élevé; sauf un peu plus de bien-être, la condition des patrons, en général, n’était pas sensiblement différente, et on en trouverait encore de nombreux exemples en province.
Mais, après une semblable transformation, le progrès était inévitable, et l’industrie ne tarda pas à prendre son essor.
L’esprit humain, rendu à sa propre initiative, inventa de nouveaux procédés de fabrication, de nouvelles machines; •ce fut une véritable éclosion industrielle.
Il s’ensuivit une baisse dans les prix de vente et une hausse dans la consommation. La progression n’a cessé de s’accroître, et, pour en juger, il suffit de comparer les chiffres suivants:
En 1788, l’ensemble de la production industrielle, en France, s’élevait à 1 milliard de francs; en 1873, à 12 milliards.
L’industrialisme fut la conséquence de cet accroissement, qui fut très rapide, surtout après 1830, en raison de l’établissement des chemins de fer. Les capitalistes individuels ou collectifs virent adjuger à leur profit les concessions et les monopoles; ils se présentèrent comme le moteur indis-
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