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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.653)
- PREFACE (p.r7)
- HISTORIQUE DES DELEGATIONS OUVRIERES (p.1)
- HISTORIQUE DE LA DELEGATION OUVRIERE FRANCAISE A L EXPOSITION DE VIENNE EN 1873. Première partie (p.47)
- INSTRUCTION ET EDUCATION (p.147)
- SECTION INDUSTRIELLE. Considérations générales sur les Expositions universelles (p.223)
- De l'apprentissage (p.231)
- Des machines (p.234)
- Du libre-échange (p.237)
- Rapports corporatifs (p.241)
- Travail dans les prisons (p.501)
- Causes diverses tendant à retarder le développement de l'industrie française et à lui faire perdre son rang (p.503)
- Industrie agricole (p.515)
- Examen d'autres causes funestes au développement de l'industrie française (p.520)
- Résumé et conclusions (p.532)
- ART INDUSTRIEL. Arts libéraux. Beaux-arts (p.535)
- QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES (p.593)
- RAPPORT ET DECOMPTE FINANCIER (p.645)
- ERRATA (p.651)
- Dernière image
RAPPORT D’ENSEMBLE 597
pensable à l’industrie, achetèrent les inventions nouvelles, et, avec les machines pour auxiliaires, ils purent maîtriser la main-d’œuvre.
Le contre-coup de ce mouvement industriel se fit sentir jusque dans les campagnes, où il inspira le goût des métiers, et il en résulta une affluence considérable d’ouvriers dans les villes. Les abus s'exercèrent alors en raison directe de •cette affluence; aussi, à la fin du régime censitaire, pressentait-on vaguement, dans les masses, le besoin de réformes à l’état de choses qu’avait créé la transformation industrielle.
La révolution de 1848, en ramenant la liberté, en donnant libre carrière aux plaintes et aux revendications, se trouva en face de ce problème qu’elle chercha à résoudre : le problème social.
Les théories les plus contradictoires furent écrites et discutées, et si la République et la liberté avaient été maintenues, il en serait assurément sorti une solution pratique.
On sait comment l’homme de Décembre trancha la question politique et les questions sociales, et il était naturel que celui qui s’était emparé de la nation par le crime la livrât ensuite à toutes les cupidités, à toutes les exploitations et à toutes les hontes.
Aussi vit-on rapidement augmenter le nombre de ces parasites qui, placés entre le producteur et le consommateur, n’ayant aucune capacité industrielle, mais intrigants émérites ou rusés coquins, enlevaient à la production une part de bénéfices, et pressuraient le travail pour en faire sortir cette part si mal acquise; car le capitaliste n’entendait pas faire des affaires par intermédiaire à son propre détriment, c’est donc l’ouvrier qui dut subir les conséquences de cette spéculation (1).
Les grandes exploitations devaient logiquement engendrer les petites. Les inventions industrielles, et, par suite, la baisse des prix duc à la concurrence et à l’accroissement rapide des fortunes avaient doublé la consommation géné-
(t) La part prélevée par les intermédiaires de toutes natures n’est pas moindre de 33 0/0.
I.kox Faucher.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,12 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
pensable à l’industrie, achetèrent les inventions nouvelles, et, avec les machines pour auxiliaires, ils purent maîtriser la main-d’œuvre.
Le contre-coup de ce mouvement industriel se fit sentir jusque dans les campagnes, où il inspira le goût des métiers, et il en résulta une affluence considérable d’ouvriers dans les villes. Les abus s'exercèrent alors en raison directe de •cette affluence; aussi, à la fin du régime censitaire, pressentait-on vaguement, dans les masses, le besoin de réformes à l’état de choses qu’avait créé la transformation industrielle.
La révolution de 1848, en ramenant la liberté, en donnant libre carrière aux plaintes et aux revendications, se trouva en face de ce problème qu’elle chercha à résoudre : le problème social.
Les théories les plus contradictoires furent écrites et discutées, et si la République et la liberté avaient été maintenues, il en serait assurément sorti une solution pratique.
On sait comment l’homme de Décembre trancha la question politique et les questions sociales, et il était naturel que celui qui s’était emparé de la nation par le crime la livrât ensuite à toutes les cupidités, à toutes les exploitations et à toutes les hontes.
Aussi vit-on rapidement augmenter le nombre de ces parasites qui, placés entre le producteur et le consommateur, n’ayant aucune capacité industrielle, mais intrigants émérites ou rusés coquins, enlevaient à la production une part de bénéfices, et pressuraient le travail pour en faire sortir cette part si mal acquise; car le capitaliste n’entendait pas faire des affaires par intermédiaire à son propre détriment, c’est donc l’ouvrier qui dut subir les conséquences de cette spéculation (1).
Les grandes exploitations devaient logiquement engendrer les petites. Les inventions industrielles, et, par suite, la baisse des prix duc à la concurrence et à l’accroissement rapide des fortunes avaient doublé la consommation géné-
(t) La part prélevée par les intermédiaires de toutes natures n’est pas moindre de 33 0/0.
I.kox Faucher.
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