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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- INDEX (n.n.)
- Rapport adressé à Son Exc. le Ministre de l'Agriculture et du Commerce, Président de la Commission supérieure des Expositions internationales, par les Commissaires généraux, MM. J. Ozenne et E. du Sommerard (p.1)
- DOCUMENTS OFFICIELS (p.r13)
- Commission supérieure des Expositions internationales (p.r17)
- Comité institué pour favoriser et encourager la participation française à l'Exposition de Philadelphie (p.r20)
- Commission américaine (p.r22)
- Proclamation du Président des États-Unis (p.r23)
- Invitation aux Gouvernements étrangers (p.r25)
- Règlement général (p.r26)
- Transports et installations (p.r30)
- Comités d'admission pour les Beaux-arts (p.r34)
- Commissariat français en résidence aux États-Unis (p.r38)
- Commissaires du Centenaire des États-Unis (p.r39)
- Commission des finances (p.r42)
- Bureaux de l'Administration américaine (p.r44)
- Classification adoptée par la Direction générale américaine (p.r45)
- Abrégé de la classification (p.r63)
- Système de récompenses (p.r65)
- Membres français du Jury international (p.r66)
- Liste officielle des Exposants français auxquels des récompenses ont été décernées par la Commission du Centenaire des États-Unis (p.r69)
- Nominations dans la Légion d'honneur faites à la suite de l'Exposition de Philadelphie, en vertu de la loi du 27 mars 1877 (p.r84)
- Classement des rapports (p.r88)
- RAPPORTS DES MEMBRES FRANÇAIS DU JURY INTERNATIONAL (p.3)
- Mines et métallurgie, par M.L. Simonin (p.3)
- Fer et acier, par M. Valton (p.27)
- Produits chimiques, par M. Kuhlmann fils (p.123)
- Céramique et verrerie, par M. Ch. de Bussy (p.149)
- Ameublement et objets d'un usage général dans les constructions et les appartements, par M. le marquis de Rochambeau (p.173)
- Soies et soieries, par M.L. Chatel (p.203)
- Vêtements, parure, articles de fantaisie, par M. Dietz-Monnin (p.215)
- Orfèvrerie, bijouterie, bronze, par M. Roulleaux Dugage (p.303)
- Cuirs et chaussures, par M. Guiet (p.323)
- Carrosserie, harnais et fournitures de carrosserie, par M. Guiet (p.361)
- Imprimerie et librairie, par M. Fouret (p.389)
- Instruments de précision, par M. Levasseur (p.435)
- Travaux du génie civil, par M. Lavoinne (p.447)
- Beaux-arts, par M. Saintin (p.507)
- Arts décoratifs, par M.A. Bartholdi (p.525)
- Machines et appareils de mines, par M. Valton (p.543)
- Machines-outils, par le commandant F. Perrier (p.549)
- Agriculture, Alimentation, par M.E. Martell (p.571)
- Dernière image
ARTS DÉCORATIFS.
RAPPORT DE M. AUG. RARTHOLDI,
MEMBRE DU JURY INTERNATIONAL.
Les beaux-arts, aux Etats-Unis, manquent encore de véritable originalité; les œuvres qu’on y produit ne sont guère qu’un reflet de ce qui se fait en Europe. Toutefois, il est intéressant de se rendre compte de la situation des esprits, des tendances qui se manifestent, et cl’étudier ce qui se fait dès à présent en vue de l’avenir.
La peinture est absolument dans le mouvement européen, on pourrait meme dire français, si l’on n’était obligé de reconnaître dans la production générale l’influence de l’école de Dusseldorf et surtout celle de l’art anglais. Dans la peinture décorative, il se fait des efforts sérieux : on peut voir à Boston des œuvres intéressantes en ce genre; et il y a des hommes qui commencent à exercer une influence heureuse sur l’esprit artistique.
La sculpture suit plutôt le courant de l’art italien. Un grand nombre de sculpteurs américains vivent à Rome, où ils bénéficient du séjour de leurs opulents compatriotes et des ressources uniques qu’offre le pays pour l’exécution; là ils se laissent un peu trop séduire par une école qui met son amour-propre à imiter en marbre les bâtons de chaise, les feuilles de papier et les bulles de savon, école qui a inondé de ses produits l’Exposition de Philadelphie. Il est bien entendu qu’en nous permettant cette critique nous en exceptons des artistes qu’il n’est pas besoin de nommer et dont les œuvres, exposées à New-York et à Boston, font grand honneur au pays; ceux-là sont les premiers à protester contre ces tendances. '
Nous parlerons avec plus de détail de l’architecture, car celle-ci enveloppe à peu près toutes les productions industrielles où l’art intervient. Ici, nous trouverons de la personnalité; l’obligation de produire, de créer des œuvres en rapport avec les habitudes et les idées du pays* amène forcément une certaine originalité. La plupart des grands architectes se sont formés en Europe, notamment à notre Ecole des Beaux-Arts; seulement, quand ils ont apporté leur savoir dans leur patrie, ils ont eu à lutter avec
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,43 %.
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RAPPORT DE M. AUG. RARTHOLDI,
MEMBRE DU JURY INTERNATIONAL.
Les beaux-arts, aux Etats-Unis, manquent encore de véritable originalité; les œuvres qu’on y produit ne sont guère qu’un reflet de ce qui se fait en Europe. Toutefois, il est intéressant de se rendre compte de la situation des esprits, des tendances qui se manifestent, et cl’étudier ce qui se fait dès à présent en vue de l’avenir.
La peinture est absolument dans le mouvement européen, on pourrait meme dire français, si l’on n’était obligé de reconnaître dans la production générale l’influence de l’école de Dusseldorf et surtout celle de l’art anglais. Dans la peinture décorative, il se fait des efforts sérieux : on peut voir à Boston des œuvres intéressantes en ce genre; et il y a des hommes qui commencent à exercer une influence heureuse sur l’esprit artistique.
La sculpture suit plutôt le courant de l’art italien. Un grand nombre de sculpteurs américains vivent à Rome, où ils bénéficient du séjour de leurs opulents compatriotes et des ressources uniques qu’offre le pays pour l’exécution; là ils se laissent un peu trop séduire par une école qui met son amour-propre à imiter en marbre les bâtons de chaise, les feuilles de papier et les bulles de savon, école qui a inondé de ses produits l’Exposition de Philadelphie. Il est bien entendu qu’en nous permettant cette critique nous en exceptons des artistes qu’il n’est pas besoin de nommer et dont les œuvres, exposées à New-York et à Boston, font grand honneur au pays; ceux-là sont les premiers à protester contre ces tendances. '
Nous parlerons avec plus de détail de l’architecture, car celle-ci enveloppe à peu près toutes les productions industrielles où l’art intervient. Ici, nous trouverons de la personnalité; l’obligation de produire, de créer des œuvres en rapport avec les habitudes et les idées du pays* amène forcément une certaine originalité. La plupart des grands architectes se sont formés en Europe, notamment à notre Ecole des Beaux-Arts; seulement, quand ils ont apporté leur savoir dans leur patrie, ils ont eu à lutter avec
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