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- TABLE DES MATIÈRES
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- TABLE DES MATIÈRES (p.397)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS ET PROGRAMME (p.2)
- DÉLÉGUÉS AU CONGRÈS (p.5)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.15)
- SÉANCE D'OUVERTURE, LE LUNDI 1er JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Discours d'ouverture du Congrès, par M. Hippolyte Passy, membre de l'Institut -- Discours de MM. le commandeur Luzzatti (Italie), Ed. Laboulaye, de Bruyn-Kops (Pays-Bas) -- Rapport général, par M. de Malarce -- Motion, par M. le Dr Fischer (Allemagne) (p.15)
- SÉANCE DU MARDI 2 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Communication du Bureau : M. Hippolyte Passy, président -- LES CAISSES D'ÉPARGNE, ORGANISATION GÉNÉRALE : discours de MM. de Malarce, G. Hubbard, le commandeur Luzzatti (Italie), de Bruyn-Kops (Pays-Bas) (p.32)
- SÉANCE DU MERCREDI 3 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Communication du Bureau : M. de Malarce, secrétaire général -- LES CAISSES D'ÉPARGNE : discours et communications de MM. Léon Cans (Belgique), Roy, le Dr Broch (Norvège), Engel-Dollfus, de Malarce, le Dr Fischer (Allemagne), de Bruyn-Kops (Pays-Bas) -- Fixation de l'ordre des travaux ultérieurs du Congrès : M. le Président (p.67)
- SÉANCE DU JEUDI 4 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Communications diverses : MM. le Président, de Malarce, le Dr Fischer (Allemagne) -- LES CAISSES D'ÉPARGNE : communications et discours de MM. Biollay, Th.-B. Newton (Grande-Bretagne), de Malarce, Jno.-P. Townsend (États-Unis), J. Siegfried, Andréef (Russie), Luzzatti (Italie), de Bruyn-Kops (Pays-Bas) (p.96)
- SÉANCE DU VENDREDI 5 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Communication du Bureau : M. de Malarce, secrétaire général -- DES ASSURANCES : discours et communications de MM. le Dr Fischer (Allemagne), Honoré (Belgique), Bocquet, Luzzatti (Italie), Ludlow (Grande-Bretagne), Ch. Robert, G. Hubbard -- LES CAISSES D'ÉPARGNE SCOLAIRES EN HONGRIE : Mme Carina Schròtér (p.112)
- SÉANCE DU SAMEDI 6 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- DES ASSURANCES : discours et communications de MM. Victor Duquaire, Fougerousse, Siegfried, de Bruyn-Kops (Pays-Bas), Maas, de Malarce -- LES CAISSES D'ÉPARGNE SCOLAIRES EN BELGIQUE : M. Léon Lebon -- DES UNIONS ÉCONOMIQUES : discours et communications de MM. Van Sittar Neale (Grande-Bretagne), Ch. Robert, Böhmert (Allemagne), Lombard (Suisse), Goffinon, Ch.-M. Limousin, Luzzatti (Italie), le Dr Fischer (Allemagne), de Rautlin de La Roy, de Montravel, Siegfried -- Clôture du Congrès ; discours de MM. Hippolyte Passy, Président, et Luzzatti (Italie) (p.153)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES DE SECTION (p.203)
- PREMIÈRE SECTION -- SERVICES D'ÉPARGNE (p.205)
- PREMIÈRE SÉANCE, LE MARDI 2 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Constitution du Bureau -- DE L'ORGANISATION DES CAISSES D'ÉPARGNE POSTALES : communications et observations de MM. Luzzatti (Italie), le Dr Fischer (Allemagne), de Malarce, Hubbard, de Bruyn-Kops (Pays-Bas), Cans (Belgique) (p.205)
- DEUXIÈME SÉANCE, LE MERCREDI 3 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- DE L'EMPLOI DES FONDS DES CAISSES D'ÉPARGNE : communications et observations de MM. de Malarce, de Bruyn-Kops (Pays-Bas), de Rautlin de La Roy, Fatio (Suisse), Roy (p.209)
- TROISIÈME SÉANCE, LE JEUDI 4 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- LES BUREAUX D'ÉPARGNE ET LES PENNY-BANKS : communications et observations de MM. de Malarce, Banners Newton (Grande-Bretagne), Roy, Rougier, le comte d'Estaintot, Cans (Belgique), Brispot, Cauchois, Meickle (Grande-Bretagne), Fatio (Suisse) (p.213)
- DEUXIÈME SECTION -- ASSURANCES (p.217)
- PREMIÈRE SÉANCE, LE MARDI 2 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Fixation de l'ordre des travaux de la Section : M. le Président -- Dépôt de rapports écrits et d'ouvrages : MM. Honoré (Belgique), Bela Weisz (Hongrie), Morpurgo (Italie), Luzzatti (Italie), Engel-Dollfus (Alsace-Lorraine), Salomon -- LES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS EN BELGIQUE, EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE : communications et observations de MM. le Président, Honoré (Belgique), Dufour, Victor Duquaire, Salomon (p.217)
- DEUXIÈME SÉANCE, LE MERCREDI 3 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Dépôt d'ouvrages et de documents : MM. Scotti (Italie), Salomon, Puteaux, Victor Duquaire -- LES CAISSES DE SECOURS ET DE PRÉVOYANCE EN EUROPE, POUR LES OUVRIERS MINEURS : MM. Salomon, le Président -- LES OEUVRES DE SECOURS ET DE PRÉVOYANCE DE MULHOUSE : MM. Engel-Dollfus, Robinot, Hubbard -- SUR UNE SOCIÉTÉ MUNICIPALE DE SECOURS MUTUELS DE LA VILLE DE PARIS : MM. Puteaux, Hubbard -- DE L'ORGANISATION DES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS DE LA VILLE DE LYON : M. Paul Rougier (p.220)
- TROISIÈME SÉANCE, LE JEUDI 4 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Fixation de l'ordre des travaux de la séance générale du soir, au palais du Trocadéro -- DE LA PRÉVOYANCE OUVRIÈRE DANS LA GRANDE-BRETAGNE, par M. Ludlow : M. Ch. Robert -- Note de M. Farncombe Sanders sur les SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS EN HOLLANDE : M. de Bruyn-Kops (Pays-Bas) -- LES COMPAGNIES D'ASSURANCES SUR LA VIE -- DES RETRAITES DES FONCTIONNAIRES : MM. Maas, Roy, le Dr Fischer (Allemagne), Robinot, de Malarce (p.224)
- TROISIÈME SECTION -- UNIONS ÉCONOMIQUES (p.228)
- PREMIÈRE SÉANCE, LE MERCREDI 3 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Ordre du jour : SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES DE CONSOMMATION -- Communications et observations de MM. Luzzatti (Italie), Neale (Grande-Bretagne), Bouchaud, Limousin, Lombard (Suisse) (p.228)
- DEUXIÈME SÉANCE, LE JEUDI 4 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Ordre du jour : PARTICIPATION DES OUVRIERS AUX BÉNÉFICES DU PATRON -- Communications et observations de MM. Charles Robert, Neale (Grande-Bretagne), Limousin, Lombard (Suisse), de Rautlin de La Roy, Goffinon, Siegfried, de Bruyn-Kops (p.231)
- TROISIÈME SÉANCE, LE VENDREDI 5 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Ordre du jour : SOCIÉTÉS DE PRODUCTION et BANQUES POPULAIRES -- Communications et observations de MM. de Rautlin de La Roy, Neale (Grande-Bretagne), Limousin, Siegfried, Charles Robert, Issaïeu (Russie), de Bruyn-Kops (Pays-Bas), Böhmert (Allemagne), Chaix, Lombard (Suisse) -- Remise au lendemain de l'examen de la question des BANQUES POPULAIRES (p.234)
- QUATRIÈME SÉANCE, LE SAMEDI 6 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Ordre du jour : BANQUES POPULAIRES -- Dépôt d'ouvrages, par M. de Rautlin de La Roy -- Communications et observations de MM. de Rautlin de La Roy, Böhmert (Allemagne), Goffinon, Charles Robert, Fischer (Allemagne), Lombard (Suisse), Limousin, Hansen (Allemagne) -- Continuation de l'oeuvre du Congrès : Proposition et observations de MM. de Malarce, Neale, Charles Robert (p.238)
- PIÈCES ANNEXES (p.247)
- ANNEXE N° 1. Liste des ouvrages adressés au Congrès scientifique international des Institutions de prévoyance (p.247)
- ANNEXE N° 2. Mémoire sur la Caisse d'épargne de Glasgow (Écosse), par M. William Meickle (p.267)
- ANNEXE N° 3. Mémoire sur la prévoyance ouvrière dans le Royaume-Uni, présenté par M. John Malcolm Ludlow (p.271)
- ANNEXE N° 4. Mémoire sur la Caisse d'épargne de Milan (p.301)
- ANNEXE N° 5. Mémoire historique sur la Caisse d'épargne d'Amsterdam (p.318)
- ANNEXE N° 6. La Banque d'épargne à Deventer (p.326)
- ANNEXE N° 7. Mémoire sur les institutions de prévoyance au profit des employés de l'administration des postes et des télégraphes de l'empire d'Allemagne, présenté par M. le Dr Fischer (p.328)
- ANNEXE N° 8. Résumé de la situation des sociétés de secours mutuels au 31 décembre 1876, présenté par M. le baron Frédéric Normand (p.359)
- ANNEXE N° 9. Note sur les institutions de prévoyance du royaume de Pologne, par M. de Banzemer (p.364)
- ANNEXE N° 10. Mémoire sur les sociétés coopératives de consommation de la Grande-Bretagne, envisagées sous le point de vue d'institutions de prévoyance, par M. Edw. Van Sittart Neale (p.379)
- ANNEXE N° 11. La science à la portée de tous -- Programme explicatif des livres, appareils, planches murales et autres objets d'enseignement, par M. Twining (p.382)
- ANNEXE N° 12. Rapport résumé sur les institutions de prévoyance en Hollande, par M. J.-L. de Bruyn-Kops (p.388)
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33 —
consacrer la discussion à l’étude de l’organisation générale des Caisses d’épargne. (Appuyé.)
M. le Président. L’ordre du jour étant ainsi fixé, je donne la parole à M. de Malarce, pour nous expliquer l’organisation des Caisses d’épargne postales et ordinaires en Angleterre, qu’il a eu lieu d’étudier dans des missions spéciales de nos Ministères des finances et du commerce.
M. de Malarce. La base de toutes nos discussions doit être l’expérience. C’est pourquoi j’ai mis sous vos yeux des diagrammes propres à vous montrer le mouvement des Caisses d’épargne anglaises anciennes et nouvelles, soit au point de vue des livrets, soit au point de vue des sommes, avec l’indication des causes qui ont agi sur ces quantités: nombre des caisses et bureaux d’épargne, population, décrets, lois et règlements, prix du gain, cours de la rente, etc.
Je prends d’abord la période antérieure, 1861, alors qu’il n’y avait en Angleterre que des Caisses d’épargne privées, fondées en 1796, et qui furent plus tard régularisées législativement en 1817.
C’est en 1817, en effet, que passa au Parlement la première loi organique sur les Caisses d’épargne. Et cet Aci est la première loi organique qui fut jamais édictée sur l’institution des Caisses d’épargne; elle a servi de premier modèle aux lois de tous les autres pays.
Avant 1817, les Caisses d’épargne marchèrent avec une certaine lenteur. En 1817 et en 1818, elles prirent du développement, et en 1867 elles étaient arrivées au nombre de 606 établissements, au chiffre de 869 millions de francs de dépôt et 1,35a,000 déposants. C’est alors que se révéla un fait très grave. Les Caisses d’épargne 11’obéissaient plus à la loi, et quelques-unes violaient même la loi morale.
La loi obligeait toutes les Caisses d’épargne à déposer leurs fonds au National dcbt office, qui est l’analogue de notre Caisse des dépôts et consignations. Pour mieux dire, c’est l’établissement que nous avons imité en 1816 quand nous avons réorganisé la Caisse des dépôts et consignations.
Ce National debt office est un établissement tout à fait particulier, ne dépendant pas du Ministère des finances, bien que le chancelier de l’Echiquier fasse partie du Conseil directeur. Il est formé de ce que l’on appelle les Lords de la Trésorerie et de quelques membres du Parlement constituant les « Commissaires pour la réduction de la Dette nationale».
Mais il ne dépend que du Parlement, auquel seul il doit des comptes ; c’est-à-dire que l’argent que l’on y dépose se trouve placé sous la sauvegarde de la nation, représentée en Angleterre par le Parlement mieux que dans tout autre pays du monde.
Tout l’argent des dépôts des Caisses d’épargne devait aller au National debt office. Mais les Caisses d’épargne ne l’y déposaient pas tout entier et trouvaient commode, pour avoir un intérêt plus élevé ou par d’autres motifs moins avouables et plus intéressés, de mettre cet argent dans des maisons de banque et même de l’employer dans des prêts particuliers.
Un jour on s’aperçut de déficits considérables, c’est-à-dire que les sommes qui avaient été versées par les déposants, et qui 11’avaient pas été remises en
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consacrer la discussion à l’étude de l’organisation générale des Caisses d’épargne. (Appuyé.)
M. le Président. L’ordre du jour étant ainsi fixé, je donne la parole à M. de Malarce, pour nous expliquer l’organisation des Caisses d’épargne postales et ordinaires en Angleterre, qu’il a eu lieu d’étudier dans des missions spéciales de nos Ministères des finances et du commerce.
M. de Malarce. La base de toutes nos discussions doit être l’expérience. C’est pourquoi j’ai mis sous vos yeux des diagrammes propres à vous montrer le mouvement des Caisses d’épargne anglaises anciennes et nouvelles, soit au point de vue des livrets, soit au point de vue des sommes, avec l’indication des causes qui ont agi sur ces quantités: nombre des caisses et bureaux d’épargne, population, décrets, lois et règlements, prix du gain, cours de la rente, etc.
Je prends d’abord la période antérieure, 1861, alors qu’il n’y avait en Angleterre que des Caisses d’épargne privées, fondées en 1796, et qui furent plus tard régularisées législativement en 1817.
C’est en 1817, en effet, que passa au Parlement la première loi organique sur les Caisses d’épargne. Et cet Aci est la première loi organique qui fut jamais édictée sur l’institution des Caisses d’épargne; elle a servi de premier modèle aux lois de tous les autres pays.
Avant 1817, les Caisses d’épargne marchèrent avec une certaine lenteur. En 1817 et en 1818, elles prirent du développement, et en 1867 elles étaient arrivées au nombre de 606 établissements, au chiffre de 869 millions de francs de dépôt et 1,35a,000 déposants. C’est alors que se révéla un fait très grave. Les Caisses d’épargne 11’obéissaient plus à la loi, et quelques-unes violaient même la loi morale.
La loi obligeait toutes les Caisses d’épargne à déposer leurs fonds au National dcbt office, qui est l’analogue de notre Caisse des dépôts et consignations. Pour mieux dire, c’est l’établissement que nous avons imité en 1816 quand nous avons réorganisé la Caisse des dépôts et consignations.
Ce National debt office est un établissement tout à fait particulier, ne dépendant pas du Ministère des finances, bien que le chancelier de l’Echiquier fasse partie du Conseil directeur. Il est formé de ce que l’on appelle les Lords de la Trésorerie et de quelques membres du Parlement constituant les « Commissaires pour la réduction de la Dette nationale».
Mais il ne dépend que du Parlement, auquel seul il doit des comptes ; c’est-à-dire que l’argent que l’on y dépose se trouve placé sous la sauvegarde de la nation, représentée en Angleterre par le Parlement mieux que dans tout autre pays du monde.
Tout l’argent des dépôts des Caisses d’épargne devait aller au National debt office. Mais les Caisses d’épargne ne l’y déposaient pas tout entier et trouvaient commode, pour avoir un intérêt plus élevé ou par d’autres motifs moins avouables et plus intéressés, de mettre cet argent dans des maisons de banque et même de l’employer dans des prêts particuliers.
Un jour on s’aperçut de déficits considérables, c’est-à-dire que les sommes qui avaient été versées par les déposants, et qui 11’avaient pas été remises en
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