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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A M. le docteur Quesneville, directeur de la Revue scientifique et industrielle (p.1x67)
- Métiers à tisser (p.1x99)
- Outillage (p.1x117)
- Machines à vapeur (p.1x168)
- Moteurs et machines hydrauliques (p.1x217)
- Horlogerie (p.1x241)
- Instruments de précision (p.1x333)
- Instruments de musique (p.1x367)
- Table des matières contenues dans le XVIIe volume de la Revue scientifique et industrielle (p.1x435)
- Arquebuserie (p.2x5)
- Appareils de chauffage (p.2x26)
- Appareils d'éclairage (p.2x39)
- Balances et appareils de pesage (p.2x63)
- Serrures (p.2x68)
- Organes mécaniques divers (p.2x94)
- Arts de la forme (p.2x102)
- Lithographie (p.2x169)
- Fabrication de l'or en feuilles (p.2x207)
- Verres, cristaux, vitraux (p.2x215)
- Orfèvrerie (p.2x235)
- Plaqué (p.2x236)
- Puits artésiens (p.2x245)
- Instruments de chirurgie (p.2x283)
- Eau de Seltz (p.2x286)
- Glacière des familles (p.2x294)
- Capsules pour bouteilles (p.2x296)
- Sommiers élastiques (p.2x298)
- Distillation de l'eau de mer (p.2x299)
- Tuyaux en fer étirés à froid (p.2x300)
- Nouvelle machine à vapeur rotative (p.2x301)
- Marteau à vapeur (p.2x303)
- Dernière image
332 ÉTUDES TECHNIQUES
l’axe d’une roue d’échappement dont les pivots tournent dans deux grosses pierres très transparentes, placées elles-mêmes au sommet de deux tréteaux fixés sur le socle, d’où sortent les deux branches d’une ancre renversée, sur lesquelles agit la roue d’échappement.
On voit que les deux colonnes de verre isolent complètement le cadran du rouage, car leur transparence permettrait d’apercevoir les organes de la transmission du mouvement. La transparence du cadran lui-même ne laisse apercevoir aucune pièce qui puisse déterminer le mouvement des aiguilles; celle des pierres traversée par les pivots de la roue d’échappement détruit toute apparence des moyens employés pour la faire tourner. Ajoutons que le support du cadran, sur la plaque de bronze, est découpé à jour, de manière à briser toute ligne droite allant de cette plaque au cadran, qu’une forte échancrure , entre le sommet des tréteaux et les pierres qui les terminent, exclut encore toute idée d’une communication mécanique par les jambes de ces tréteaux ; et vos lecteurs ne s’étonneront plus de l’intérêt de curiosité que produisait, chez les horlogers, comme chez le vulgaire, ce véritable logogriphe mécanique, que tous étaient appelés à deviner.
Je ne vous dirai pas les mille et une solutions présentées pour rendre compte de chacun des effets sans cause apparente qu'offrait la pendule mystérieuse de M. Robert-Boudin. Très peu approchaient de la vérité, car la plupart supposaient des conditions mécaniques inadmissibles en bonne horlogerie, et je dois ajouter que M. Robert-Boudin n’a employé, dans cette pièce, que des dispositions parfaitement conformes aux véritables principes. C'est malheureusement tout ce qu’il m’est permis de révéler sur une pièce qui perdrait, par mon indiscrétion, son principal attrait, celui du mystère.
Kn me confiant son secret, M. Robert-Boudin m’a imposé virtuellement le silence, et m’a mis dans l’obligation d’agir envers vos lecteurs comme le père Sournois envers ses filles : Je n'ai qu'un mot à vous dire.....et je ne vous le diraipas.
Les automates de M. Robert-Houdin , petits chefs-d’œuvre de grâce et d’élégance, ont été les produits les plus courus de l’exposition. Les plus curieux n’étaient pas les enfants ; et Dieu sait quelles explications ceux-ci recevaient de leurs grands-parents sur les tours de gibecière du joueur de gobelets, sur les tours de force du danseur de corde, et sur le plus ou moins de docilité de Voiseau à répéter l’air que sa maîtresse lui joue sur la serinette. Mais quelle n’était pas la stupéfaction des uns et des autres, quand Y écrivain transcrivait réellement sur un carré de papier une réponse spirituelle à l’une des six questions qu’on pouvait indifféremment lui adresser,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,91 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
l’axe d’une roue d’échappement dont les pivots tournent dans deux grosses pierres très transparentes, placées elles-mêmes au sommet de deux tréteaux fixés sur le socle, d’où sortent les deux branches d’une ancre renversée, sur lesquelles agit la roue d’échappement.
On voit que les deux colonnes de verre isolent complètement le cadran du rouage, car leur transparence permettrait d’apercevoir les organes de la transmission du mouvement. La transparence du cadran lui-même ne laisse apercevoir aucune pièce qui puisse déterminer le mouvement des aiguilles; celle des pierres traversée par les pivots de la roue d’échappement détruit toute apparence des moyens employés pour la faire tourner. Ajoutons que le support du cadran, sur la plaque de bronze, est découpé à jour, de manière à briser toute ligne droite allant de cette plaque au cadran, qu’une forte échancrure , entre le sommet des tréteaux et les pierres qui les terminent, exclut encore toute idée d’une communication mécanique par les jambes de ces tréteaux ; et vos lecteurs ne s’étonneront plus de l’intérêt de curiosité que produisait, chez les horlogers, comme chez le vulgaire, ce véritable logogriphe mécanique, que tous étaient appelés à deviner.
Je ne vous dirai pas les mille et une solutions présentées pour rendre compte de chacun des effets sans cause apparente qu'offrait la pendule mystérieuse de M. Robert-Boudin. Très peu approchaient de la vérité, car la plupart supposaient des conditions mécaniques inadmissibles en bonne horlogerie, et je dois ajouter que M. Robert-Boudin n’a employé, dans cette pièce, que des dispositions parfaitement conformes aux véritables principes. C'est malheureusement tout ce qu’il m’est permis de révéler sur une pièce qui perdrait, par mon indiscrétion, son principal attrait, celui du mystère.
Kn me confiant son secret, M. Robert-Boudin m’a imposé virtuellement le silence, et m’a mis dans l’obligation d’agir envers vos lecteurs comme le père Sournois envers ses filles : Je n'ai qu'un mot à vous dire.....et je ne vous le diraipas.
Les automates de M. Robert-Houdin , petits chefs-d’œuvre de grâce et d’élégance, ont été les produits les plus courus de l’exposition. Les plus curieux n’étaient pas les enfants ; et Dieu sait quelles explications ceux-ci recevaient de leurs grands-parents sur les tours de gibecière du joueur de gobelets, sur les tours de force du danseur de corde, et sur le plus ou moins de docilité de Voiseau à répéter l’air que sa maîtresse lui joue sur la serinette. Mais quelle n’était pas la stupéfaction des uns et des autres, quand Y écrivain transcrivait réellement sur un carré de papier une réponse spirituelle à l’une des six questions qu’on pouvait indifféremment lui adresser,
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