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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A M. le docteur Quesneville, directeur de la Revue scientifique et industrielle (p.1x67)
- Métiers à tisser (p.1x99)
- Outillage (p.1x117)
- Machines à vapeur (p.1x168)
- Moteurs et machines hydrauliques (p.1x217)
- Horlogerie (p.1x241)
- Instruments de précision (p.1x333)
- Instruments de musique (p.1x367)
- Table des matières contenues dans le XVIIe volume de la Revue scientifique et industrielle (p.1x435)
- Arquebuserie (p.2x5)
- Appareils de chauffage (p.2x26)
- Appareils d'éclairage (p.2x39)
- Balances et appareils de pesage (p.2x63)
- Serrures (p.2x68)
- Organes mécaniques divers (p.2x94)
- Arts de la forme (p.2x102)
- Lithographie (p.2x169)
- Fabrication de l'or en feuilles (p.2x207)
- Verres, cristaux, vitraux (p.2x215)
- Orfèvrerie (p.2x235)
- Plaqué (p.2x236)
- Puits artésiens (p.2x245)
- Instruments de chirurgie (p.2x283)
- Eau de Seltz (p.2x286)
- Glacière des familles (p.2x294)
- Capsules pour bouteilles (p.2x296)
- Sommiers élastiques (p.2x298)
- Distillation de l'eau de mer (p.2x299)
- Tuyaux en fer étirés à froid (p.2x300)
- Nouvelle machine à vapeur rotative (p.2x301)
- Marteau à vapeur (p.2x303)
- Dernière image
SUR LES PRODUITS DE L’INDUSTRIE. 93
genres fabriquées à Molsheira obtiennent aujourd’hui une préférence marquée sur les scies allemandes et anglaises.
La réputation de cette importante manufacture, qui compte jusqu’à sept grandes usines, n’est pas moins méritée par son excellente fabrication des ressorts propres à l’horlogerie. Grâce à un habile système de laminage, elle est parvenue, sur la demande de M.Thouard, mécanicien, à exécuter des lames de scie formant ruban sans fin, sans soudure, et dont un échantillon de 8 mètres 70 centimètres de développement figurait à l’exposition.
Cette heureuse innovation me parait appelée à rendre d’immenses services à l’industrie, notamment aux professions qui débitent le bois en grandes pièces. En effet, une scie circulaire ne peut guère débiter le bois que sur une largeur égale, tout au plus, au tiers de son diamètre, sous peine d’être rapidement faussée et mise hors de service. J’exagère probablement en portant à 75 centimètres le diamètre des plus grandes qu’on puisse raisonnablement employer , ce qui donne environ 25 centimètres de largeur à la plus forte pièce de bois qu’on puisse débiter avec elle.
La scie sans fin qui figurait à l’exposition peut être montée sur deux tambours d’un mètre de diamètre, dont le mouvement de rotation imprimant à cette scie un mouvement rectiligne, lui permettra de débiter, avec la même rapidité que la scie circulaire, des bois dont l’une des dimensions transversales seraient énormes, la portion comprise entre les deux lames pouvant approcher d’un mètre de largeur, et la distance entre les deux cylindres étant représentée par 1 mètre 78 centimètres.
La pensée de cette application n’est pas nouvelle. La collection des modèles du Conservatoire des arts et métiers contient, dans de moindres dimensions, un appareil semblable à celui que je viens de décrire, avec cette différence importante, que les deux bouts de la lame de scie sont réunies par uue plaque goupillée qui en augmente l’épaisseur, ce qui oblige à donner aux dents de la scie une très grande voie pour permettre le passage de la plaque dans le trait de scie, circonstance qui perd beaucoup de matière et diminue notablement les avantages de l’appareil.
Avec la scie sans soudure, la voie n’est que celle qui convient au passage de la lame, qui est laminée comme les bonnes scies actuelles, de manière que le dos soit plus mince que la denture, ce qui évite à l’ouvrier la nécessité de ployer les dents pour donner de la voie à la lame.
Les tôles d’acier de la maison Coulaux ont les plus grandes dimensions qu’on ait encore pu donner à cette matière, et ses
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,98 %.
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genres fabriquées à Molsheira obtiennent aujourd’hui une préférence marquée sur les scies allemandes et anglaises.
La réputation de cette importante manufacture, qui compte jusqu’à sept grandes usines, n’est pas moins méritée par son excellente fabrication des ressorts propres à l’horlogerie. Grâce à un habile système de laminage, elle est parvenue, sur la demande de M.Thouard, mécanicien, à exécuter des lames de scie formant ruban sans fin, sans soudure, et dont un échantillon de 8 mètres 70 centimètres de développement figurait à l’exposition.
Cette heureuse innovation me parait appelée à rendre d’immenses services à l’industrie, notamment aux professions qui débitent le bois en grandes pièces. En effet, une scie circulaire ne peut guère débiter le bois que sur une largeur égale, tout au plus, au tiers de son diamètre, sous peine d’être rapidement faussée et mise hors de service. J’exagère probablement en portant à 75 centimètres le diamètre des plus grandes qu’on puisse raisonnablement employer , ce qui donne environ 25 centimètres de largeur à la plus forte pièce de bois qu’on puisse débiter avec elle.
La scie sans fin qui figurait à l’exposition peut être montée sur deux tambours d’un mètre de diamètre, dont le mouvement de rotation imprimant à cette scie un mouvement rectiligne, lui permettra de débiter, avec la même rapidité que la scie circulaire, des bois dont l’une des dimensions transversales seraient énormes, la portion comprise entre les deux lames pouvant approcher d’un mètre de largeur, et la distance entre les deux cylindres étant représentée par 1 mètre 78 centimètres.
La pensée de cette application n’est pas nouvelle. La collection des modèles du Conservatoire des arts et métiers contient, dans de moindres dimensions, un appareil semblable à celui que je viens de décrire, avec cette différence importante, que les deux bouts de la lame de scie sont réunies par uue plaque goupillée qui en augmente l’épaisseur, ce qui oblige à donner aux dents de la scie une très grande voie pour permettre le passage de la plaque dans le trait de scie, circonstance qui perd beaucoup de matière et diminue notablement les avantages de l’appareil.
Avec la scie sans soudure, la voie n’est que celle qui convient au passage de la lame, qui est laminée comme les bonnes scies actuelles, de manière que le dos soit plus mince que la denture, ce qui évite à l’ouvrier la nécessité de ployer les dents pour donner de la voie à la lame.
Les tôles d’acier de la maison Coulaux ont les plus grandes dimensions qu’on ait encore pu donner à cette matière, et ses
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