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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A M. le docteur Quesneville, directeur de la Revue scientifique et industrielle (p.1x67)
- Métiers à tisser (p.1x99)
- Outillage (p.1x117)
- Machines à vapeur (p.1x168)
- Moteurs et machines hydrauliques (p.1x217)
- Horlogerie (p.1x241)
- Instruments de précision (p.1x333)
- Instruments de musique (p.1x367)
- Table des matières contenues dans le XVIIe volume de la Revue scientifique et industrielle (p.1x435)
- Arquebuserie (p.2x5)
- Appareils de chauffage (p.2x26)
- Appareils d'éclairage (p.2x39)
- Balances et appareils de pesage (p.2x63)
- Serrures (p.2x68)
- Organes mécaniques divers (p.2x94)
- Arts de la forme (p.2x102)
- Lithographie (p.2x169)
- Fabrication de l'or en feuilles (p.2x207)
- Verres, cristaux, vitraux (p.2x215)
- Orfèvrerie (p.2x235)
- Plaqué (p.2x236)
- Puits artésiens (p.2x245)
- Instruments de chirurgie (p.2x283)
- Eau de Seltz (p.2x286)
- Glacière des familles (p.2x294)
- Capsules pour bouteilles (p.2x296)
- Sommiers élastiques (p.2x298)
- Distillation de l'eau de mer (p.2x299)
- Tuyaux en fer étirés à froid (p.2x300)
- Nouvelle machine à vapeur rotative (p.2x301)
- Marteau à vapeur (p.2x303)
- Dernière image
SUR LES PRODUITS DE L’INDUSTRIE. 245
fourneau , et on la fait passer rapidement sous le laminoir. La forte pression qu’elle éprouve alors en chasse tout l’air interposé, et deux ou trois passes successives achèvent la réunion intime des deux métaux qu’aucun moyen mécanique ne pourrait séparer, si l’opération a été bien conduite. On abat alors à la lime tout l’argent qui recouvre les bords de la pièce, et qui n’a pu y adhérer à cause de la présence du blanc d’Espagne, et on continue le laminage jusqu’à ce que le plaqué soit réduit à l’épaisseur qui convient aux pièces à fabriquer.
On voit, par cette description, que le titre du plaqué n’est pas l’indice réel de l’épaisseur de l’argent qui le recouvre, cette épaisseur étant toujours proportionnelle à celle du cuivre, qu’on peut amincir à un très grand degré. A la considération du titre il est donc toujours nécessaire de joindre celle de l’épaisseur de la feuille de plaqué. J’ai vu fréquemment, en effet, des plaques destinées au daguerréotype, qui, quoique réellement au titre indiqué, le 30% étaient rapidement mises hors de service, à cause du peu d’argent qui recouvrait la mince feuille de cuivre dont ce plaqué était formé.
Puits artésiens.
Je n’ai pas besoin, je crois, de donner ici une définition de cette expression , et d’apprendre à vos lecteurs ce que c’est qu’un puits artésien, si ce n’est peut-être à ceux-là mêmes qui habitent l’Artois, et qui, possédant la chose, se sont peu inquiétés du nom. Je lis, en effet, dans une notice de M. Jobard, de Bruxelles, sur le sondage chinois, qu’un de ses amis s’étant rendu tout exprès dans l’Artois pour y étudier ces puits si fameux, les habitants, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire ^ay puits artésiens, affirmaient qu’il ne se trouvait rien de semblable dans le village ni dans les environs ; qu’il y avait, il est vrai, une fontaine dans chaque maison, mais pas de puits artésien. M. le comte de ***, s’étant fait expliquer la manière dont on s’y prenait pour obtenir ces fontaines, on lui fit voir une espèce de gouge en fer attachée au bout d’une perche à houblon, avec laquelle on faisait un trou de quinze ou vingt pieds dans l’argile, d’où s’échappait immédiatement la fontaine en question.
Il résulte des recherches de M. Arago, consignées dans VAnnuaire de 1835, que dès le vie siècle on connaissait, en Égypte, les fontaines jaillissantes artificielles. Olympiodore, qui florissait à cette époque à Alexandrie, rapporte, en effet, que lorsqu’on a creusé dans l’oasis des puits de 2 à 300, et quelquefois jusqu’à 500 aunes
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,36 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
fourneau , et on la fait passer rapidement sous le laminoir. La forte pression qu’elle éprouve alors en chasse tout l’air interposé, et deux ou trois passes successives achèvent la réunion intime des deux métaux qu’aucun moyen mécanique ne pourrait séparer, si l’opération a été bien conduite. On abat alors à la lime tout l’argent qui recouvre les bords de la pièce, et qui n’a pu y adhérer à cause de la présence du blanc d’Espagne, et on continue le laminage jusqu’à ce que le plaqué soit réduit à l’épaisseur qui convient aux pièces à fabriquer.
On voit, par cette description, que le titre du plaqué n’est pas l’indice réel de l’épaisseur de l’argent qui le recouvre, cette épaisseur étant toujours proportionnelle à celle du cuivre, qu’on peut amincir à un très grand degré. A la considération du titre il est donc toujours nécessaire de joindre celle de l’épaisseur de la feuille de plaqué. J’ai vu fréquemment, en effet, des plaques destinées au daguerréotype, qui, quoique réellement au titre indiqué, le 30% étaient rapidement mises hors de service, à cause du peu d’argent qui recouvrait la mince feuille de cuivre dont ce plaqué était formé.
Puits artésiens.
Je n’ai pas besoin, je crois, de donner ici une définition de cette expression , et d’apprendre à vos lecteurs ce que c’est qu’un puits artésien, si ce n’est peut-être à ceux-là mêmes qui habitent l’Artois, et qui, possédant la chose, se sont peu inquiétés du nom. Je lis, en effet, dans une notice de M. Jobard, de Bruxelles, sur le sondage chinois, qu’un de ses amis s’étant rendu tout exprès dans l’Artois pour y étudier ces puits si fameux, les habitants, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire ^ay puits artésiens, affirmaient qu’il ne se trouvait rien de semblable dans le village ni dans les environs ; qu’il y avait, il est vrai, une fontaine dans chaque maison, mais pas de puits artésien. M. le comte de ***, s’étant fait expliquer la manière dont on s’y prenait pour obtenir ces fontaines, on lui fit voir une espèce de gouge en fer attachée au bout d’une perche à houblon, avec laquelle on faisait un trou de quinze ou vingt pieds dans l’argile, d’où s’échappait immédiatement la fontaine en question.
Il résulte des recherches de M. Arago, consignées dans VAnnuaire de 1835, que dès le vie siècle on connaissait, en Égypte, les fontaines jaillissantes artificielles. Olympiodore, qui florissait à cette époque à Alexandrie, rapporte, en effet, que lorsqu’on a creusé dans l’oasis des puits de 2 à 300, et quelquefois jusqu’à 500 aunes
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