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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A M. le docteur Quesneville, directeur de la Revue scientifique et industrielle (p.1x67)
- Métiers à tisser (p.1x99)
- Outillage (p.1x117)
- Machines à vapeur (p.1x168)
- Moteurs et machines hydrauliques (p.1x217)
- Horlogerie (p.1x241)
- Instruments de précision (p.1x333)
- Instruments de musique (p.1x367)
- Table des matières contenues dans le XVIIe volume de la Revue scientifique et industrielle (p.1x435)
- Arquebuserie (p.2x5)
- Appareils de chauffage (p.2x26)
- Appareils d'éclairage (p.2x39)
- Balances et appareils de pesage (p.2x63)
- Serrures (p.2x68)
- Organes mécaniques divers (p.2x94)
- Arts de la forme (p.2x102)
- Lithographie (p.2x169)
- Fabrication de l'or en feuilles (p.2x207)
- Verres, cristaux, vitraux (p.2x215)
- Orfèvrerie (p.2x235)
- Plaqué (p.2x236)
- Puits artésiens (p.2x245)
- Instruments de chirurgie (p.2x283)
- Eau de Seltz (p.2x286)
- Glacière des familles (p.2x294)
- Capsules pour bouteilles (p.2x296)
- Sommiers élastiques (p.2x298)
- Distillation de l'eau de mer (p.2x299)
- Tuyaux en fer étirés à froid (p.2x300)
- Nouvelle machine à vapeur rotative (p.2x301)
- Marteau à vapeur (p.2x303)
- Dernière image
284 ÉTUDES TECHNIQUES
fréquemment, il est parvenu à réaliser, dans des conditions de simplicité remarquables, les données qu’il recevait des praticiens sur l’exécution de cette foule d’instruments dont la chirurgie française s’est enrichie de nos jours.
La trempe, cette condition si essentielle d’un bon instrument, a été étudiée par M. Charrière avec un succès remarquable (1), et, sous ce rapport, il a fréquemment donné la preuve que la prétendue supériorié de la trempe anglaise n’est qu’un préjugé qui, mal-.heureusement, persiste encore, même chez beaucoup de personnes que leur position aurait dû en affranchir. Je citerai à ce sujet les faits suivants.
En 1837, M. Charrière fit le voyage d’Angleterre pour y étudier les procédés de nos voisins, et il ne fut pas peu surpris d’entendre les Anglais parler de la qualité de nos tranchants avec autant d’éloges que nous parlons des leurs.
Son séjour tout entier fut consacré à la visite des ateliers de Londres et de Sheffield. Là, initié par les plus habiles ouvriers à tous les secrets de leurs ateliers, il a rapporté dans les siens toutes les données pratiques que l’expérience lui a fait juger utile d’adopter.
Comme, en étudiant dans leurs moindres détails les procédés de la fabrication anglaise, il avait pu se convaincre qu’il y a en France, sur la qualité des tranchants anglais, plus de préjugés que de données exactes, M. Charrière a voulu résoudre cette question par l’expérience, et plusieurs chirurgiens l’ayant chargé de faire pour eux, dans son voyage, quelques acquisitions, il leur donna, comme achetés en Angleterre, quelques instruments de sa fabrique, mais parfaitement imités et marqués de son nom sous la châsse. Ces messieurs, qui ne pouvaient trouver de termes pour exalter la bonté des tranchants, furent très surpris quand il leur donna la preuve que tous ces instruments anglais avaient été fabriqués à Paris.
Il a répété bien des fois cette épreuve, et il s’est convaincu de la force de ce préjugé, en voyant des chirurgiens habiles, trompés seulement par la marque , établir une différence entre les mêmes bistouris, forgés, trempés, aiguisés par les mêmes ouvriers, mais marqués, à dessein, les uns d’un nom français, les autres d’un nom anglais.
Parmi les heureuses applications de M. Charrière, je citerai la suivante. Dans un grand nombre de cas, il est important que cer-
(1) On doit à M. Charrière l’article Trempe dans 1 ’Encyc, du XIX* siècle.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,82 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
fréquemment, il est parvenu à réaliser, dans des conditions de simplicité remarquables, les données qu’il recevait des praticiens sur l’exécution de cette foule d’instruments dont la chirurgie française s’est enrichie de nos jours.
La trempe, cette condition si essentielle d’un bon instrument, a été étudiée par M. Charrière avec un succès remarquable (1), et, sous ce rapport, il a fréquemment donné la preuve que la prétendue supériorié de la trempe anglaise n’est qu’un préjugé qui, mal-.heureusement, persiste encore, même chez beaucoup de personnes que leur position aurait dû en affranchir. Je citerai à ce sujet les faits suivants.
En 1837, M. Charrière fit le voyage d’Angleterre pour y étudier les procédés de nos voisins, et il ne fut pas peu surpris d’entendre les Anglais parler de la qualité de nos tranchants avec autant d’éloges que nous parlons des leurs.
Son séjour tout entier fut consacré à la visite des ateliers de Londres et de Sheffield. Là, initié par les plus habiles ouvriers à tous les secrets de leurs ateliers, il a rapporté dans les siens toutes les données pratiques que l’expérience lui a fait juger utile d’adopter.
Comme, en étudiant dans leurs moindres détails les procédés de la fabrication anglaise, il avait pu se convaincre qu’il y a en France, sur la qualité des tranchants anglais, plus de préjugés que de données exactes, M. Charrière a voulu résoudre cette question par l’expérience, et plusieurs chirurgiens l’ayant chargé de faire pour eux, dans son voyage, quelques acquisitions, il leur donna, comme achetés en Angleterre, quelques instruments de sa fabrique, mais parfaitement imités et marqués de son nom sous la châsse. Ces messieurs, qui ne pouvaient trouver de termes pour exalter la bonté des tranchants, furent très surpris quand il leur donna la preuve que tous ces instruments anglais avaient été fabriqués à Paris.
Il a répété bien des fois cette épreuve, et il s’est convaincu de la force de ce préjugé, en voyant des chirurgiens habiles, trompés seulement par la marque , établir une différence entre les mêmes bistouris, forgés, trempés, aiguisés par les mêmes ouvriers, mais marqués, à dessein, les uns d’un nom français, les autres d’un nom anglais.
Parmi les heureuses applications de M. Charrière, je citerai la suivante. Dans un grand nombre de cas, il est important que cer-
(1) On doit à M. Charrière l’article Trempe dans 1 ’Encyc, du XIX* siècle.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,82 %.
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