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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A M. le docteur Quesneville, directeur de la Revue scientifique et industrielle (p.1x67)
- Métiers à tisser (p.1x99)
- Outillage (p.1x117)
- Machines à vapeur (p.1x168)
- Moteurs et machines hydrauliques (p.1x217)
- Horlogerie (p.1x241)
- Instruments de précision (p.1x333)
- Instruments de musique (p.1x367)
- Table des matières contenues dans le XVIIe volume de la Revue scientifique et industrielle (p.1x435)
- Arquebuserie (p.2x5)
- Appareils de chauffage (p.2x26)
- Appareils d'éclairage (p.2x39)
- Balances et appareils de pesage (p.2x63)
- Serrures (p.2x68)
- Organes mécaniques divers (p.2x94)
- Arts de la forme (p.2x102)
- Lithographie (p.2x169)
- Fabrication de l'or en feuilles (p.2x207)
- Verres, cristaux, vitraux (p.2x215)
- Orfèvrerie (p.2x235)
- Plaqué (p.2x236)
- Puits artésiens (p.2x245)
- Instruments de chirurgie (p.2x283)
- Eau de Seltz (p.2x286)
- Glacière des familles (p.2x294)
- Capsules pour bouteilles (p.2x296)
- Sommiers élastiques (p.2x298)
- Distillation de l'eau de mer (p.2x299)
- Tuyaux en fer étirés à froid (p.2x300)
- Nouvelle machine à vapeur rotative (p.2x301)
- Marteau à vapeur (p.2x303)
- Dernière image
sua les produits ue l'industrie. '285
taines parties d’un organe présentent successivement des conditions de rigidité et de souplesse qui semblent incompatibles dans une même matière. M. Charrière y est parvenu en s’attaquant à l’ivoire, qui, comme on le sait, peut s’assouplir par son immersion dans l’acide chlorhydrique étendu. C’est ainsi qu’il a pu amollir partiellement certaines portions d’un instrument en conservant aux autres la solidité de la matière première. Mais c’est surtout aux bouts de sein artificiels que M. Charrière a fait la plus heureuse application de ce principe. Exécutés sur le tour , ces mamelons conservent à leur base toute la dureté de l’ivoire, et peuvent se fixer sur le biberon avec la plus complète solidité. L’extrémité ramollie offre à la bouche de l’enfant une substance assez élastique pour n’être point aplatie, ou assez dure pour n’être point entamée ni brisée pendant l’allaitement, qualités qui la rapprochent assez du bout de sein maternel.
On doit également à M. Charrière de nombreux perfectionnements aux appareils à injection dans lesquels entrent, comme parties essentielles , des corps de pompe et des pistons, soit pour en faciliter le nettoyage, soit pour éviter qu’avec les liquides ils injectent l’air qui se place si facilement sous le piston, soit dans les conditions des soupapes des appareils à ventouses qui étaient formées autrefois d’un morceau de baudruche, appliqué sur une large surface, et dans lequel on pratiquait trois incisions pour le passage de l’air. Mais, d’un côté, la baudruche se putréfiait bientôt par son contact avec les corps gras, ou bien se déchirait par suite du mouvement fréquent des lèvres de ces incisions ; et, de l’autre, la large surface sur laquelle elle était appliquée devenait le réceptacle de toutes les malpropretés que la pompe pouvait aspirer, et qu’on ne pouvait enlever sans détruire la soupape.
M. Charrière a remplacé cette soupape par un ruban de soie gommé très étroit, appliqué sur une petite surface légèrement arrondie sur les bords , et disposée de manière à conserver parfaitement libres les parties latérales par où s’introduit î’air. Cette disposition dispense de pratiquer des incisions et conserve au tissu toute son intégrité. Ainsi perfectionnées, les soupapes ne se détériorent plus, les malpropretés y séjournent beaucoup moins, et, d’ailleurs, rien n’est plus facile que de les enlever sans détruire le ruban de soie.
Les ateliers de M. Charrière sont aujourd’hui les plus considérables qui existent en Europe pour la fabrication des instruments de chirurgie et la coutellerie fine. Ils contiennent jusqu’à quatre-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,02 %.
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taines parties d’un organe présentent successivement des conditions de rigidité et de souplesse qui semblent incompatibles dans une même matière. M. Charrière y est parvenu en s’attaquant à l’ivoire, qui, comme on le sait, peut s’assouplir par son immersion dans l’acide chlorhydrique étendu. C’est ainsi qu’il a pu amollir partiellement certaines portions d’un instrument en conservant aux autres la solidité de la matière première. Mais c’est surtout aux bouts de sein artificiels que M. Charrière a fait la plus heureuse application de ce principe. Exécutés sur le tour , ces mamelons conservent à leur base toute la dureté de l’ivoire, et peuvent se fixer sur le biberon avec la plus complète solidité. L’extrémité ramollie offre à la bouche de l’enfant une substance assez élastique pour n’être point aplatie, ou assez dure pour n’être point entamée ni brisée pendant l’allaitement, qualités qui la rapprochent assez du bout de sein maternel.
On doit également à M. Charrière de nombreux perfectionnements aux appareils à injection dans lesquels entrent, comme parties essentielles , des corps de pompe et des pistons, soit pour en faciliter le nettoyage, soit pour éviter qu’avec les liquides ils injectent l’air qui se place si facilement sous le piston, soit dans les conditions des soupapes des appareils à ventouses qui étaient formées autrefois d’un morceau de baudruche, appliqué sur une large surface, et dans lequel on pratiquait trois incisions pour le passage de l’air. Mais, d’un côté, la baudruche se putréfiait bientôt par son contact avec les corps gras, ou bien se déchirait par suite du mouvement fréquent des lèvres de ces incisions ; et, de l’autre, la large surface sur laquelle elle était appliquée devenait le réceptacle de toutes les malpropretés que la pompe pouvait aspirer, et qu’on ne pouvait enlever sans détruire la soupape.
M. Charrière a remplacé cette soupape par un ruban de soie gommé très étroit, appliqué sur une petite surface légèrement arrondie sur les bords , et disposée de manière à conserver parfaitement libres les parties latérales par où s’introduit î’air. Cette disposition dispense de pratiquer des incisions et conserve au tissu toute son intégrité. Ainsi perfectionnées, les soupapes ne se détériorent plus, les malpropretés y séjournent beaucoup moins, et, d’ailleurs, rien n’est plus facile que de les enlever sans détruire le ruban de soie.
Les ateliers de M. Charrière sont aujourd’hui les plus considérables qui existent en Europe pour la fabrication des instruments de chirurgie et la coutellerie fine. Ils contiennent jusqu’à quatre-
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