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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.191)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DES CONFÉRENCES -- PROGRAMME (p.2)
- DÉLÉGATIONS (p.2)
- LISTE DES MEMBRES ADHÉRENTS, NE FAISANT PAS PARTIE DE LA SOCIÉTÉ DE STATISTIQUE DE PARIS (p.5)
- ADHÉRENTS DE DROIT, MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE STATISTIQUE DE PARIS (p.6)
- MEMBRES TITULAIRES (p.6)
- MEMBRES ASSOCIÉS (p.9)
- MEMBRES CORRESPONDANTS (p.10)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.10)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.13)
- SÉANCE D'OUVERTURE, LE LUNDI 22 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- OUVERTURE DU CONGRÈS : discours de M. Lunier ; lettre de M. Hippolyte Passy -- Lecture du programme des questions soumises à l'étude du Congrès -- Exposé des travaux les plus récents en statistique -- RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES SUR LES ANNUAIRES STATISTIQUES EXISTANT DANS LES DIFFÉRENTS PAYS, par M. Lebon ; discussion : MM. Toussaint Loua, Engel, le Président, Amelin, Levasseur -- Statistique de l'enseignement primaire : Communications de MM. Levasseur, Bourdin, Körösi, Brochard, Lebon, Engel, Limousin -- Première question du programme : Des moyens de mesurer la fécondité des populations : Communications et discussion : MM. Bertillon, Loua, A. Chervin, Levasseur, Körösi, Block (p.13)
- SÉANCE DU MARDI 23 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Observations du Président relatives à l'organisation du Bureau -- Deuxième question du programme : Des moyens de mesurer la mortalité par âges (tables de mortalité, mortalité des enfants en bas âge, des enfants assistés), MM. Bertillon, Loua, Brochard, Lafabrègue, Lebon, Lunier, Motheré, Bourdin -- ÉTUDE SUR LA MORTALITÉ DES ENFANTS ASSISTÉS, par M. Lafabrègue ; discussion : MM. Bertillon, Lafabrègue, Vacher, Lunier, Körösi, Brochard -- Troisième question : Des moyens de mesurer la mortalité dans les milieux à population variable (hôpitaux, hospices, asiles, prisons, etc.), MM. Lunier, Bertillon -- Quatrième question : Des moyens de mesurer la dépopulation des campagnes, M. Brochard -- Sixième question : Des moyens de mesurer les crises économiques, M. Poznanski (p.84)
- SÉANCE DU MERCREDI 24 JUILLET 1878. SOMMAIRE -- Septième question du programme : Recherche des éléments les plus propres à l'établissement d'une statistique agricole et industrielle -- LA FORTUNE NATIONALE EN FRANCE, par M. Vacher ; discussion : MM. Bourdin, Vacher, Lunier, Bertillon, Bing-Bénard, Amelin, de Wreden, Laverrière -- Huitième question : Recherche des éléments les plus propres à l'établissement d'une statistique du commerce extérieur : MM. Bing-Bénard, Amelin -- Dixième question : Recherche des éléments les plus propres à l'établissement d'une statistique de l'instruction primaire, par M. Léon Lebon -- Onzième question : Des procédés graphiques employés en statistique (cartes, diagrammes, courbes, etc.), par M. Cheysson ; discussion : M. Vauthier -- CLÔTURE DES CONFÉRENCES (p.118)
- NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR M. F. PIERCOT (p.189)
- Dernière image
NOTICE NÉCROLOGIQUE
SUR M. F. PIERCOT.
Il est dans l’usage, à chaque réunion du Congrès de r statistique, de consacrer des notices aux membres qui ont payé le tribut à la nature. Etant l’un des rares survivants parmi les fondateurs du Congrès et, de plus, à celle époque chef du service de la statistique générale de la Belgique au Ministère de l’intérieur, je croirais trahir mon devoir si je ne saisissais pas l’occasion du vingt-cinquième anniversaire que nous célébrons aujourd’hui pour appliquer l’usage dont je viens de parler à l’homme d’Etat auquel le Congrès est en quelque sorte redevable de son existence.
Le () décembre de l’année dernière (9 décembre 1877), est décédé, à Liège, le bourgmestre de celte ville, M. Ferdinand Piercot, âgé de quatre-vingts ans. Précédemment ministre de l'intérieur, il avait, en celte qualité, présidé à la constitution du Congrès international de statistique aux frais du Gouvernement. A son avènement au pouvoir, le 3i octobre 1862, nous en étions aux préliminaires du Congrès. Le haut patronage du nouveau ministre fut bientôt acquis à l’œuvre en préparation. Voici ce qu’on lit à ce sujet dans le procès-verbal de la séance tenue le 20 mai 1853 par la Commission centrale de statistique : kM. le Président (Quetelet) fait connaître que, conformément à la résolution prise dans la dernière séance, la Sous-Commission du Congrès s’est réunie pour arrêter les mesures préparatoires, et notamment un projet de règlement d’ordre des séances. M. Piercot, ministre de l’intérieur, s’est rendu au sein de la Sous-Commission. Applaudissant à la pensée qui a présidé à la création d’un Congrès de statistique, il a bien voulu faire espérer le concours et l’appui du Gouvernement pour l’exécution de cette utile mesure. Il prendra une décision définitive lorsqu’il aura reçu les propositions écrites de la Commission centrale.» (Bulletin de la Commission, t. V, p. io5 de la seconde partie.)
Le but du Congrès a été ainsi délirii : trD’inviter à se réunir en un Congrès de statistique universelle, en septembre 1862 , à Bruxelles, les savants des différentes parties du monde qui s’occupent de statistique, afin d’encourager et de développer les travaux qui se rapportent à celle science, et, s’il est possible, de les coordonner par l’adoption de bases uniformes. » (Séance du 11 juillet 1851, ibid., p. 23.)
L’inauguration du Congrès de statistique a eu lieu à Bruxelles, avec une grande solennité, le 19 septembre 1853. S. M. le Roi des Belges, accompagné de LL. AA. RU. les deux princes ses fils, dont l’aîné occupe aujourd’hui le trône, a daigné honorer de sa présence la séance du troisième jour. Le lendemain, les membres du Congrès furent invités à la table du Roi.
M. Piercot, dans son discours d’ouverture du Congrès, avait dit que la statistique doit éclairer toutes les parties de l’édifice gouvernemental ; quelle doit étendre ses bienfaits à toutes les contrées et répandre de nouvelles lumières sur les véritables intérêts des Gouvernements et des peuples ; qu’il faut désormais étendre le domaine de la statistique et élever cette science à la hauteur d’une grande pensée gouvernementale.
Ces paroles du ministre helge furent entendues: partout, dans le cabinet du savant comme dans les régions officielles, la statistique prit un essor inaccoutumé. Le Congrès s;i bien réussi à Bruxelles a tenu ses assises successivement dans huit autres capitales
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SUR M. F. PIERCOT.
Il est dans l’usage, à chaque réunion du Congrès de r statistique, de consacrer des notices aux membres qui ont payé le tribut à la nature. Etant l’un des rares survivants parmi les fondateurs du Congrès et, de plus, à celle époque chef du service de la statistique générale de la Belgique au Ministère de l’intérieur, je croirais trahir mon devoir si je ne saisissais pas l’occasion du vingt-cinquième anniversaire que nous célébrons aujourd’hui pour appliquer l’usage dont je viens de parler à l’homme d’Etat auquel le Congrès est en quelque sorte redevable de son existence.
Le () décembre de l’année dernière (9 décembre 1877), est décédé, à Liège, le bourgmestre de celte ville, M. Ferdinand Piercot, âgé de quatre-vingts ans. Précédemment ministre de l'intérieur, il avait, en celte qualité, présidé à la constitution du Congrès international de statistique aux frais du Gouvernement. A son avènement au pouvoir, le 3i octobre 1862, nous en étions aux préliminaires du Congrès. Le haut patronage du nouveau ministre fut bientôt acquis à l’œuvre en préparation. Voici ce qu’on lit à ce sujet dans le procès-verbal de la séance tenue le 20 mai 1853 par la Commission centrale de statistique : kM. le Président (Quetelet) fait connaître que, conformément à la résolution prise dans la dernière séance, la Sous-Commission du Congrès s’est réunie pour arrêter les mesures préparatoires, et notamment un projet de règlement d’ordre des séances. M. Piercot, ministre de l’intérieur, s’est rendu au sein de la Sous-Commission. Applaudissant à la pensée qui a présidé à la création d’un Congrès de statistique, il a bien voulu faire espérer le concours et l’appui du Gouvernement pour l’exécution de cette utile mesure. Il prendra une décision définitive lorsqu’il aura reçu les propositions écrites de la Commission centrale.» (Bulletin de la Commission, t. V, p. io5 de la seconde partie.)
Le but du Congrès a été ainsi délirii : trD’inviter à se réunir en un Congrès de statistique universelle, en septembre 1862 , à Bruxelles, les savants des différentes parties du monde qui s’occupent de statistique, afin d’encourager et de développer les travaux qui se rapportent à celle science, et, s’il est possible, de les coordonner par l’adoption de bases uniformes. » (Séance du 11 juillet 1851, ibid., p. 23.)
L’inauguration du Congrès de statistique a eu lieu à Bruxelles, avec une grande solennité, le 19 septembre 1853. S. M. le Roi des Belges, accompagné de LL. AA. RU. les deux princes ses fils, dont l’aîné occupe aujourd’hui le trône, a daigné honorer de sa présence la séance du troisième jour. Le lendemain, les membres du Congrès furent invités à la table du Roi.
M. Piercot, dans son discours d’ouverture du Congrès, avait dit que la statistique doit éclairer toutes les parties de l’édifice gouvernemental ; quelle doit étendre ses bienfaits à toutes les contrées et répandre de nouvelles lumières sur les véritables intérêts des Gouvernements et des peuples ; qu’il faut désormais étendre le domaine de la statistique et élever cette science à la hauteur d’une grande pensée gouvernementale.
Ces paroles du ministre helge furent entendues: partout, dans le cabinet du savant comme dans les régions officielles, la statistique prit un essor inaccoutumé. Le Congrès s;i bien réussi à Bruxelles a tenu ses assises successivement dans huit autres capitales
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