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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.271)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS (p.2)
- PROGRAMME PROVISOIRE DES QUESTIONS À EXAMINER PAR LE CONGRÈS (p.3)
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL DU CONGRÈS (p.3)
- LISTE GÉNÉRALE DES ADHÉRENTS (p.5)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.10)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.13)
- SÉANCE DU LUNDI 12 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Discours de M. Devergie, président -- Communication de M. Gallard, secrétaire général -- DES EXPERTS EN JUSTICE, par M. Devergie ; discussion : MM. Daremberg, Devergie, Gubler, Laborde, Léon, Galippe, de Grósz -- SUR L'ORGANISATION DU SERVICE MÉDICO-LÉGAL EN HONGRIE : M. de Grósz -- SUR LE CHOIX DES EXPERTS : MM. Vleminckx, Vigneau, Gallard, Paris -- Voeu proposé par M. Devergie ; renvoi à la Société de médecine légale -- Proposition de M. Jeannel, ayant pour but de CONSACRER AUX ÉTUDES ANATOMIQUES LES CADAVRES DES SUPPLICIÉS ; discussion : MM. Lacassagne, Gubler, Devergie -- LÉGISLATION RELATIVE AUX ALIÉNÉS EN HONGRIE, par M. de Grósz -- LA VALEUR ET LA SIGNIFICATION MÉDICO-LÉGALE DES ECCHYMOSES SOUS-PLEURALES, par M. Legroux ; discussion : MM. Gubler, Legroux, Laborde, Vleminckx, Laforest, Chantreuil, Lacassagne, Devergie, Gallard, Comby, de Grósz ; renvoi d'un voeu à la Société de médecine légale (p.13)
- SÉANCE DU MARDI 13 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Adoption du procès-verbal de la séance précédente -- L'INTERVENTION DU MÉDECIN LÉGISTE DANS LES QUESTIONS DE BLESSURES, PLAIES ET SURTOUT FRACTURES DU CRÂNE, par M. le Dr Louis Penard ; discussion : MM. Laborde, Devergie, Penard -- Communication de M. le Dr A. Vigneau -- CARACTÈRES FOURNIS PAR LA PUPILLE, par M. Gauché -- SUR L'ÉTAT DES PAUPIÈRES APRÈS LA MORT, AU POINT DE VUE MÉDICO-LÉGAL, par M. le Dr Galezowski ; observations de M. Devergie (p.81)
- SÉANCE DU MERCREDI 14 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Communications de M. Gallard, secrétaire général -- CONSIDÉRATIONS MÉDICO-LÉGALES SUR L'EMPLOI DES ANESTHÉSIQUES, par M. le Dr Lutaud ; discussion : MM. Rottenstein, Lacassagne, Comby, Gallard, Legroux, Lutaud, Devilliers -- CONDITIONS DE LA VITALITÉ DES SPERMATOZOÏDES, AU POINT DE VUE DE LA FÉCONDATION, par M. le Dr Mandl ; discussion : MM. Devilliers, Chantreuil -- ESSAI SUR LES APPLICATIONS DE LA LINGUISTIQUE À LA MÉDECINE LÉGALE, par M. le Dr F. Vincent ; discussion : MM. Comby, Lagneau, Gallard -- SUR LA VIABILITÉ, par M. le Dr Chantreuil ; discussion : MM. Devilliers, Chantreuil, Gallard, Chaudé -- DE L'ACCOUCHEMENT ARTIFICIEL PAR LES VOIES NATURELLES SUBSTITUÉ À L'OPÉRATION CÉSARIENNE POST MORTEM, par M. le Dr Thévenot ; discussion : MM. Devilliers, Thévenot, Chantreuil, Chaudé, Gallard, Comby, Lutaud -- REMARQUE SUR LA TRANSMISSION DES MALADIES VÉNÉRIENNES CONSIDÉRÉE COMME MOTIF DE SÉPARATION DE CORPS, par M. le Dr G. Lagneau -- Clôture du Congrès. Allocution de M. Devilliers, président (p.171)
- ANNEXES (p.247)
- ANNEXE N° 1. Projet d'un concours à instituer pour l'admission aux fonctions de médecin légiste près la Cour de cassation, les Cours d'appel et les tribunaux de première instance, par M. le Dr Paris (p.249)
- ANNEXE N° 2. Réponse aux objections soulevées dans le Congrès de Médecine légale à la proposition de consacrer aux études anatomiques les cadavres des suppliciés -- Examen de la question des lois répressives du suicide, par M. le Dr Jeannel, professeur à la Faculté libre de Lille (p.254)
- ANNEXE N° 3. De la valeur médico-légale des ecchymoses sous-pleurales -- Question de priorité ; rectifications à propos du rapport lu au Congrès de Médecine légale, par M. Legroux, médecin des hôpitaux de Paris (p.264)
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ceux qui viennent renforcer, s’il esl possible, l’opinion de M. Tardieu. Mais je pense pouvoir apaiser facilement l’irritation qui se révèle dans sa lettre du 2 octobre, en lui disant que je n’ai nullement eu le parti pris de passer son nom sous silence, ce qui eût été scientifiquement malhonnête, mais que la doctrine dont je cherchais à démontrer le dangereux absolutisme appartenant à Tardieu exclusivement, c’est contre Tardieu que j’accumulai mes arguments, sans me croire obligé de citer les noms de tous ceux (ils seraient trop nombreux) qui ont accepté et partagent encore les opinions du maître, tandis que j’avais soin et en même temps intérêt, pour la défense de mon opinion, à grouper tous les auteurs qui aujourd’hui combattent la théorie absolue des ecchymoses sous-pleurales. Mon respecté confrère d’AIbi, dont j’apprécie très haut les consciencieux travaux, voudra bien reconnaître que dans mon argumentation je me suis tenu dans la conception la plus générale de la valeur des ecchymoses sous-pleurales et que, si j’avais voulu discuter tous les points de détails, l’infanticide en particulier, les hémorrhagies par le cordon, j’aurais été entraîné infiniment trop loin. D’ailleurs, plusieurs thèses très importantes, tant par les recherches bibliographiques nombreuses que par le soin avec lequel les différentes opinions des auteurs, celles de M. Caussé en particulier, sont discutées, ont été soutenues à la Faculté d’après mon rapport : je citerai seulement les travaux de MM. Dechoudans et Vicq(1).
Mon honoré confrère me reproche également de n’avoir pas, en citant le travail de Bergeron et Monlano sur la submersion, donné exactement l’opinion de ces deux auteurs relativement à la valeur des ecchymoses sous-pleurales. J’ai dit, ce qui est exact, de MM. Bergeron et Montano qu’ils avaient trouvé des ecchymoses dans la submersion : cela suffisait pour moi. Il y a des ecchymoses ponctuées, tigrées, lenticulaires, en coup d’ongle, de petites ecchymoses enfin : donc la lésion, l’ecchymose, quelle que soit sa forme, sa dissémination, sa disposition, peut se rencontrer ailleurs que dans l’asphyxie par suffocation. C’est tout ce que je veux prouver, car je n’ai d’autre but que de démontrer que la loi absolue, fatale de M. Tardieu, peut conduire à des erreurs judiciaires très redoutables. Si la distinction des ecchymoses qui ont la suffocation pour cause repose uniquement sur l’aspect granité, ou ponctué, ou en semis du poumon, je dis que cette distinction est trop subtile, trop délicate pour qu’on en puisse faire un signe absolu.
Le troisième point qui se dégage de la correspondance de M. Caussé est relatif au fait en lui-même, à la valeur des taches de M. Tardieu. J’ai présenté dans mon rapport les observations qui me paraissaient et ont paru également à la Société et au Congrès de Médecine légale, infirmer dans une certaine mesure la doctrine de M. Tardieu : je ne reviendrai pas à cette discussion que M. le Dr Caussé retrouvera enrichie de réflexions nouvelles, de faits importants, de discussions approfondies sur la présence des ecchymoses dans la suffocation, la pendaison, la submersion, etc., dans les deux thèses que j’ai citées plus haut, et surtout dans celle de M. Dechoudans, thèses dont les conclusions sont conformes à celles qui terminent, mon rapport.
Je propose à la Société de médecine légale de conserver, pour les annexer au dossier de cette importante question des ecchymoses sous-pleurales qui reviendront sous peu à l’ordre du jour des séances de cette Société, la brochure de M. Caussé et les parties de ses lettres dans lesquelles il discute avec sagacité les expériences de Page d’Edimbourg.
-1) Dechoudans (août 1878), Contribution à l’étude des ecchymoses sous-pleurales, surtout au point de vue médico-légal. — G. Vicq (novembre 1878), Contribution à l’élude médico-légale et palhogénique des ecchymoses sous-pleurales.
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ceux qui viennent renforcer, s’il esl possible, l’opinion de M. Tardieu. Mais je pense pouvoir apaiser facilement l’irritation qui se révèle dans sa lettre du 2 octobre, en lui disant que je n’ai nullement eu le parti pris de passer son nom sous silence, ce qui eût été scientifiquement malhonnête, mais que la doctrine dont je cherchais à démontrer le dangereux absolutisme appartenant à Tardieu exclusivement, c’est contre Tardieu que j’accumulai mes arguments, sans me croire obligé de citer les noms de tous ceux (ils seraient trop nombreux) qui ont accepté et partagent encore les opinions du maître, tandis que j’avais soin et en même temps intérêt, pour la défense de mon opinion, à grouper tous les auteurs qui aujourd’hui combattent la théorie absolue des ecchymoses sous-pleurales. Mon respecté confrère d’AIbi, dont j’apprécie très haut les consciencieux travaux, voudra bien reconnaître que dans mon argumentation je me suis tenu dans la conception la plus générale de la valeur des ecchymoses sous-pleurales et que, si j’avais voulu discuter tous les points de détails, l’infanticide en particulier, les hémorrhagies par le cordon, j’aurais été entraîné infiniment trop loin. D’ailleurs, plusieurs thèses très importantes, tant par les recherches bibliographiques nombreuses que par le soin avec lequel les différentes opinions des auteurs, celles de M. Caussé en particulier, sont discutées, ont été soutenues à la Faculté d’après mon rapport : je citerai seulement les travaux de MM. Dechoudans et Vicq(1).
Mon honoré confrère me reproche également de n’avoir pas, en citant le travail de Bergeron et Monlano sur la submersion, donné exactement l’opinion de ces deux auteurs relativement à la valeur des ecchymoses sous-pleurales. J’ai dit, ce qui est exact, de MM. Bergeron et Montano qu’ils avaient trouvé des ecchymoses dans la submersion : cela suffisait pour moi. Il y a des ecchymoses ponctuées, tigrées, lenticulaires, en coup d’ongle, de petites ecchymoses enfin : donc la lésion, l’ecchymose, quelle que soit sa forme, sa dissémination, sa disposition, peut se rencontrer ailleurs que dans l’asphyxie par suffocation. C’est tout ce que je veux prouver, car je n’ai d’autre but que de démontrer que la loi absolue, fatale de M. Tardieu, peut conduire à des erreurs judiciaires très redoutables. Si la distinction des ecchymoses qui ont la suffocation pour cause repose uniquement sur l’aspect granité, ou ponctué, ou en semis du poumon, je dis que cette distinction est trop subtile, trop délicate pour qu’on en puisse faire un signe absolu.
Le troisième point qui se dégage de la correspondance de M. Caussé est relatif au fait en lui-même, à la valeur des taches de M. Tardieu. J’ai présenté dans mon rapport les observations qui me paraissaient et ont paru également à la Société et au Congrès de Médecine légale, infirmer dans une certaine mesure la doctrine de M. Tardieu : je ne reviendrai pas à cette discussion que M. le Dr Caussé retrouvera enrichie de réflexions nouvelles, de faits importants, de discussions approfondies sur la présence des ecchymoses dans la suffocation, la pendaison, la submersion, etc., dans les deux thèses que j’ai citées plus haut, et surtout dans celle de M. Dechoudans, thèses dont les conclusions sont conformes à celles qui terminent, mon rapport.
Je propose à la Société de médecine légale de conserver, pour les annexer au dossier de cette importante question des ecchymoses sous-pleurales qui reviendront sous peu à l’ordre du jour des séances de cette Société, la brochure de M. Caussé et les parties de ses lettres dans lesquelles il discute avec sagacité les expériences de Page d’Edimbourg.
-1) Dechoudans (août 1878), Contribution à l’étude des ecchymoses sous-pleurales, surtout au point de vue médico-légal. — G. Vicq (novembre 1878), Contribution à l’élude médico-légale et palhogénique des ecchymoses sous-pleurales.
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