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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.149)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS (p.2)
- LISTE DES MEMBRES DU CONGRÈS (p.3)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.6)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.7)
- SÉANCE PRÉPARATOIRE DU VENDREDI 9 AOÛT 1878. SOMMAIRE : Ouverture du Congrès : discours de M. le Dr Legouest, délégué du Ministère de la guerre -- Constitution du bureau du Congrès -- Rapport de M. Léon Le Fort, secrétaire général (p.7)
- SÉANCE DU LUNDI 12 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Discussion sur la première question du programme : ORGANISATION DES SECOURS SUR LES CHAMPS DE BATAILLE -- SOLDATS BRANCARDIERS, PLACES DE SECOURS, MATÉRIEL SERVANT AU TRANSPORT DES BLESSÉS ET DES OBJETS DE PANSEMENT -- 1° Question des SOLDATS BRANCARDIERS ; discussion : MM. Legouest, Brault, Kosloff (Russie), Le Fort, Guilherme-José Ennès (Portugal), Roth (Saxe), Longmore (Angleterre), Neudörfer (Autriche), Cunha Bellem (Portugal), Gueury, le baron Larrey, Trélat. Résolutions adoptées -- 2° Question des PLACES DE SECOURS ; discussion : MM. Rapp, Brault, Le Fort, Kosloff, Trélat, Neudörfer, le baron Larrey, Legouest, Roth, Cunha Bellem, Gori. Résolution adoptée -- 3° Question du MATÉRIEL SERVANT AU TRANSPORT DES BLESSÉS ; discussion : MM. Legouest, Neudörfer, Le Fort, le baron Larrey, Brault, Riant, Trélat, Gori, Roth (p.10)
- SÉANCE DU MARDI 13 AOÛT 1878. SOMMAIRE : Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Discussion sur la seconde question du programme -- DANS QUELLE MESURE L'HOSPITALISATION SUR PLACE DES BLESSÉS CHIRURGICALEMENT INTRANSPORTABLES PEUT-ELLE SE SUBSTITUER AU SYSTÈME DES ÉVACUATIONS? EXISTE-T-IL DES TYPES DE TENTES-HÔPITAUX, DE LITS SPÉCIAUX PERMETTANT CETTE HOSPITALISATION? MM. Léon Le Fort, Brault, Legouest, le baron Larrey, Riant, Neudörfer (Autriche), Wiwodzoff (Russie), Guilherme-José Ennès (Portugal), Kosloff (Russie), Cunha Bellem (Portugal), Roth (Saxe). Résolution adoptée -- Discussion sur la troisième question du programme -- QUEL EST LE MEILLEUR MODE D'UTILISATION DES VOIES FERRÉES ET DU MATÉRIEL DES CHEMINS DE FER POUR LE TRANSPORT DES MALADES ET DES BLESSÉS? MM. Legouest, Riant, Kosloff, le baron Larrey, Neudörfer, Léon Le Fort, Roth, Vallin, Gori (Hollande), Guilherme-José Ennès, Cunha Bellem. Résolutions adoptées -- Communication de M. Neudörfer sur l'emploi du LIN DE BOIS DE TILLEUL et observations de MM. Legouest et le baron Larrey sur l'emploi du COTON HYDROPHILE et autres matières utilisées pour le pansement (p.62)
- SÉANCE DU MERCREDI 14 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Discussion sur la quatrième question du programme -- QUEL DOIT ÊTRE LE RÔLE DES SOCIÉTÉS CIVILES DE SECOURS AUX BLESSÉS? COMMENT LEUR ACTION PEUT-ELLE SE COMBINER UTILEMENT AVEC LE FONCTIONNEMENT DU SERVICE MÉDICAL DE L'ARMÉE? MM. Legouest, Kosloff (Russie), Riant, Le Fort, Longmore (Angleterre), Gueury, Desprès, Roth (Saxe), Gori (Hollande), le baron Larrey, Neudörfer (Autriche), Trélat. Résolutions adoptées -- Clôture du Congrès : discours de M. Kosloff, vice-président, et de M. Legouest, président (p.105)
- RÉSOLUTIONS VOTÉES PAR LE CONGRÈS INTERNATIONAL SUR LE SERVICE MÉDICAL DES ARMÉES EN CAMPAGNE (p.137)
- ANNEXES (p.139)
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- PAGE DE TITRE
- Fig. 1. Train de roues (modèle Léon Le Fort) empaqueté pour le transport (p.48)
- Fig. 2. Brancard à roues (modèle Léon Le Fort) (p.49)
- Fig. 3. Brancard type articulé (1er modèle) exposé, en 1878, par la société française de secours aux blessés militaires (p.52)
- Fig. 4. Voiture pour quatre ou 6 blessés. Type adopté par la Société française de secours aux blessés. (p.53)
- Fig. 5. Voiture pour quatre ou six blessés couchés, ou quatorze blessés assis. Type adopté par la Société française de secours aux blessés (p.54)
- Fig. 6. Voiture à treuil et à chariot (Système Kellner) (p.55)
- Fig. 7. Ressort avec ses crochets, pour la suspension des brancards (p.59)
- Fig. 8. Charrette ordinaire appropriée au transport des blessés. Elle porte un brancard suspendu au moyen de quatre crochets ressorts (système Léon Le Fort) (p.60)
- Fig. 9. Tentes (modèles Léon Le Fort) à paroi simple accouplées pour former une salle d'hôpital. Metz. 1870 (p.64)
- Fig. 10. Deux tentes (modèle Léon Le Fort) à toit double et à paroi simple, accouplées65 (p.65)
- Fig. 11. Les mêmes tentes fermées (p.66)
- Fig. 12. Mode d'accouplement des tentes (p.67)
- Fig. 13. Tente isolée (modèle Léon Le Fort) (p.69)
- Fig. 14. Tente d'ambulance (modèle Riant). Perspective (p.73)
- Fig. 15. Coupe de la tente d'ambulance (modèle Riant) (p.74)
- Fig. 16. Plan de la tente d'ambulance (modèle Riant) (p.75)
- Fig. 17. Wagon-cuisine. Coupe longitudinale (p.87)
- Fig. 18. Wagon pour blessés à lits fixes. Coupe longitudinale (p.89)
- Fig. 19. Suspension des brancards, au moyen de cordes, dans les wagons ordinaires. (p.90)
- Fig. 20. Cadre pour la transformation des wagons ordinaires. Brancards suspendus par les crochets à ressort du professeur Léon Le Fort (p.91)
- Fig. 21. Crochet à ressort appliqué au soutien des brancards dans les wagons à marchandises.(Système Léon Le Fort) (p.101)
- Dernière image
— 103 —
d’être transformés rapidement en wagons appropriés au transport des blessés; notamment en établissant des portes de communication aux extrémités des wagons, lesquelles, fermées en temps ordinaire, pourraient s’ouvrir lorsque le wagon sera utilisé pour la constitution d’un train sanitaire.
Ces modifications dans le matériel devraient être imposées à toutes les compagnies qui se créeraient à l’avenir.
Je prie M. le Président de vouloir bien mettre aux voix cette proposition.
M. le Président. Le Congrès a entendu la proposition de M. Bellem; est-elle appuyée ? (Assentiment.)
(La proposition, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.)
M. Neudôrfer (Autriche). Si je ne craignais d’abuser de la bienveillance du Congrès, je demanderais à lui faire encore une communication.
M. le Président. Parlez. Vous êtes toujours sûr de nous intéresser.
M. Neudôrfer (Autriche). Les médecins militaires n’ont jamais trop de ressources à leur disposition; ils n’en ont même jamais assez. Ainsi, dans les villes assiégées, parfois il n’y a pas de paille, il n’y a pas de charpie ni de coton. En vue d’v suppléer, nous avons fait des expériences qui, je crois, sont tout à fait nouvelles, avec ce que nous appelons le lin cle bois de tilleul. Vous savez qu’on s’en est servi en Amérique pour envelopper même les choses les plus délicates.
C’est un certain M. Bosnien qui en a fait usage pour la première fois, il y a trois ou quatre ans; peu de temps après, nos compagnies de chemins de fer l’ont employé en guise de coussinet. Pour moi, j’ai expérimenté le lin de bois de tilleul comme matelas et comme matériel de pansement à poser sur les plaies, pendant plus de trois mois. En voici un échantillon. (L’orateur tire successivement de sa poche deux petits paquets.) Cet autre paquet est de l’écorce de pin dont je me suis servi pour faire des matelas; j’en ai fait usage pendant deux ans. Cela ne coûte que 3o centimes le kilogramme, et 10 à 12 kilogrammes suffisent pour faire un matelas.
J’ai cru que cette communication pouvait avoir son utilité.
M. le Président. A ce propos, je rappellerai au Congrès que, dans notre visite à l’Exposition, nous avons vu une case renfermant du coton hydrophile. En général, vous le savez, Messieurs, le colon n’absorbe pas les liquides, tandis que celui qui est à l’Exposition, s’il est mis en contact soit avec l’eau, soit avec un liquide plus ou moins épais, comme le pus, l’absorbe complètement.
Les chirurgiens sont aujourd’hui d’accord, je crois, pour reconnaître que le colon et la charpie sont à peu près la même chose. La question est donc de savoir quel est le prix de revient de ces matières. Or, le colon hydrophile que nous avons vu revient à 6 francs le kilogramme ; c’est bien cher, d’autant plus que la charpie ordinaire de toile ne coûte que h francs environ. M est vrai qu’en poids on consomme beaucoup moins de coton que de charpie. Je désirerais appeler l’attention du Congrès sur ce point, précisément parce que c'est
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d’être transformés rapidement en wagons appropriés au transport des blessés; notamment en établissant des portes de communication aux extrémités des wagons, lesquelles, fermées en temps ordinaire, pourraient s’ouvrir lorsque le wagon sera utilisé pour la constitution d’un train sanitaire.
Ces modifications dans le matériel devraient être imposées à toutes les compagnies qui se créeraient à l’avenir.
Je prie M. le Président de vouloir bien mettre aux voix cette proposition.
M. le Président. Le Congrès a entendu la proposition de M. Bellem; est-elle appuyée ? (Assentiment.)
(La proposition, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.)
M. Neudôrfer (Autriche). Si je ne craignais d’abuser de la bienveillance du Congrès, je demanderais à lui faire encore une communication.
M. le Président. Parlez. Vous êtes toujours sûr de nous intéresser.
M. Neudôrfer (Autriche). Les médecins militaires n’ont jamais trop de ressources à leur disposition; ils n’en ont même jamais assez. Ainsi, dans les villes assiégées, parfois il n’y a pas de paille, il n’y a pas de charpie ni de coton. En vue d’v suppléer, nous avons fait des expériences qui, je crois, sont tout à fait nouvelles, avec ce que nous appelons le lin cle bois de tilleul. Vous savez qu’on s’en est servi en Amérique pour envelopper même les choses les plus délicates.
C’est un certain M. Bosnien qui en a fait usage pour la première fois, il y a trois ou quatre ans; peu de temps après, nos compagnies de chemins de fer l’ont employé en guise de coussinet. Pour moi, j’ai expérimenté le lin de bois de tilleul comme matelas et comme matériel de pansement à poser sur les plaies, pendant plus de trois mois. En voici un échantillon. (L’orateur tire successivement de sa poche deux petits paquets.) Cet autre paquet est de l’écorce de pin dont je me suis servi pour faire des matelas; j’en ai fait usage pendant deux ans. Cela ne coûte que 3o centimes le kilogramme, et 10 à 12 kilogrammes suffisent pour faire un matelas.
J’ai cru que cette communication pouvait avoir son utilité.
M. le Président. A ce propos, je rappellerai au Congrès que, dans notre visite à l’Exposition, nous avons vu une case renfermant du coton hydrophile. En général, vous le savez, Messieurs, le colon n’absorbe pas les liquides, tandis que celui qui est à l’Exposition, s’il est mis en contact soit avec l’eau, soit avec un liquide plus ou moins épais, comme le pus, l’absorbe complètement.
Les chirurgiens sont aujourd’hui d’accord, je crois, pour reconnaître que le colon et la charpie sont à peu près la même chose. La question est donc de savoir quel est le prix de revient de ces matières. Or, le colon hydrophile que nous avons vu revient à 6 francs le kilogramme ; c’est bien cher, d’autant plus que la charpie ordinaire de toile ne coûte que h francs environ. M est vrai qu’en poids on consomme beaucoup moins de coton que de charpie. Je désirerais appeler l’attention du Congrès sur ce point, précisément parce que c'est
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