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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.301)
- ARRÊTÉ MINISTÉRIEL AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS -- PROGRAMME (p.2)
- DÉLÉGUÉS OFFICIELS (p.3)
- ADHÉRENTS ÉTRANGERS (p.6)
- ADHÉRENTS FRANÇAIS (p.9)
- ADHÉRENTS DE DROIT ; MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE TEMPÉRANCE (p.11)
- OUVRAGES ADRESSÉS AU CONGRÈS (p.27)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.29)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.31)
- SÉANCE D'OUVERTURE DU 13 AOÛT 1878. SOMMAIRE : Discours de M. Édouard Laboulaye, président -- Nomination du bureau définitif du Congrès -- RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LA PUISSANCE TOXIQUE DES ALCOOLS, par M. Dujardin-Beaumetz ; discussion : M. Catillon -- DE L'ACTION COMPARATIVE DE L'ALCOOL ET DE L'ABSINTHE, par M. le Dr Magnan -- DES ALCOOLS ET DE L'ALCOOLISME, par M. Rabuteau ; discussion : MM. Bergeron, Haeck, Rabuteau, Le Cordier, Paul Roux (p.31)
- SÉANCE DU 14 AOÛT 1878, le matin. SOMMAIRE : Rapport de M. Isidore Pierre sur la deuxième question du programme : M. Dumas -- RECHERCHE DES ALCOOLS SUPÉRIEURS RENFERMÉS DANS LES ALCOOLS DU COMMERCE, par M. Bardy ; discussion : MM. Lunier, Stenberg, Dumas, Geistodt, Pezeyre, Rabuteau -- DU PERFECTIONNEMENT DES PROCÉDÉS DE FABRICATION DES BOISSONS ALCOOLIQUES, par M. Haeck : M. Dumas (p.85)
- SÉANCE DU 14 AOÛT 1878, le soir. SOMMAIRE : Adoption des procès-verbaux des séances précédentes -- DE L'ALCOOLISME ET DE SES CONSÉQUENCES AU POINT DE VUE DE L'ÉTAT PHYSIQUE, INTELLECTUEL ET MORAL DES POPULATIONS, par M. le Dr Lancereaux ; discussion : MM. Dubois, Lunier, Goyard, F. Passy, Decroix, de Pietra-Santa, Lancereaux (p.102)
- SÉANCE DU 16 AOÛT 1878, le matin. SOMMAIRE : DE L'INFLUENCE DES EXCÈS ALCOOLIQUES SUR LA SANTÉ PHYSIQUE ET INTELLECTUELLE DES POPULATIONS, par M. le Dr Lunier -- DIMINUTION DE LA MORTALITÉ ET DE LA MORBIDITÉ ALCOOLIQUES DE L'ARMÉE, par M. le Dr Chassagne ; discussion : MM. Lancia di Brolo, Chassagne -- QUELQUES FAITS CONCERNANT : 1° LA MORTALITÉ CAUSÉE PAR LES MALADIES ; 2° LA LONGÉVITÉ DES NÉPHALISTES COMPARÉE À CELLE DES CONSOMMATEURS DE BOISSONS ALCOOLIQUES, par M. le Dr James Edmunds -- INFLUENCE QU'EXERCE L'IVROGNERIE SUR LA FRÉQUENCE ET SUR LA PROPAGATION DE L'ALIÉNATION MENTALE ET DE LA CRIMINALITÉ, par M. le Dr Baer ; discussion : M. Lunier -- DES PROGRÈS DE L'ALCOOLISME ET DES MOYENS DE LE COMBATTRE, par M. le Dr Barella ; discussion : MM. Jorissenne, Barella (p.133)
- SÉANCE DU 16 AOÛT 1878, le soir. SOMMAIRE : Dépôt et discussion de propositions relatives à la rectification des alcools et à l'organisation d'un Congrès pour 1880 : MM. Decroix, Lunier, Haeck, Paul Roux, White, Rabuteau, Axel Lamm -- CINQUIÈME QUESTION DU PROGRAMME ; rapport de M. Lunier et discussion : MM. Haeck, Lunier, F. Passy, Bing Bénard, Paul Coq, Paul Roux, Lancereaux. Adresses de MM. de Colleville et Collyns, au nom des sociétés anglaises de tempérance -- Clôture du Congrès (p.181)
- PIÈCES ANNEXES (p.225)
- ANNEXE N° 1. Des alcools et de l'alcoolisme, par M. le Dr Rabuteau (p.225)
- ANNEXE N° 2. Note sur la question des alcools du commerce, par M. Kletzinsky (p.249)
- ANNEXE N° 3. Méthode pour déceler les impuretés des eaux-de-vie du commerce, par M. le professeur Sten Stenberg (p.252)
- ANNEXE N° 4. Matières employées pour la fabrication des alcools, par M. Lunier (p.257)
- ANNEXE N° 5. Superficies plantées en vignes et produits récoltés en France de 1788 à 1878, par M. Lunier (p.268)
- ANNEXE N° 6. Quantités de bière consommées en France, par M. Lunier (p.279)
- ANNEXE N° 7. Notes statistiques sur l'alcoolisme en Suède, par M. Seeberg (p.282)
- ANNEXE N° 8. Rapport sur le vinage, par M. le Dr Bergeron (p.284)
- ANNEXE N° 9. Loi du 13 février 1873 tendant à réprimer l'ivresse publique et à combattre les progrès de l'alcoolisme (p.286)
- ANNEXE N° 10. Avis sur les dangers qu'entraîne l'abus des boissons alcooliques (p.289)
- ANNEXE N° 11. L'alcoolisme et la question sociale, par M. Vauthier (p.296)
- ANNEXE N° 12. Des débits de boissons dans les maisons de tolérance, par M. le Dr Th. Belval (p.298)
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- PAGE DE TITRE
- Production de l'alcool en 1873. Quantités d'alcool à 100°. Production en hectolitres. Rouge : Vins, Mares et Lies. Jaune : Betteraves et Mélasses. Bleu : Fruits, Grains, Fécules, etc. L. Lunier. Influence de la consommation de l'alcool (A)
- Consommation en 1873 du cidre et de la bière. France. Consommation par habitant en litre. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (B)
- Consommation de l'alcool en 1873. France. Quantités d'alcool à 100° consommées par habitant. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.1)
- Consommation du vin en 1873. France. Quantités de vin consommées par habitant. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.2)
- Statistique des inculpés pour cause d'ivresse publique en 1874, 1875 et 1876. Moyenne annuelle. France. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.3)
- Morts accidentelles par suite d'excès de boissons 1872-1875. Moyenne annuelle. France. Proportion sur 100.000 habitants. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.4)
- Statistique des cas de folie de cause alcoolique 1867-1869-1874-1876. Moyenne annuelle. France. Proportion sur 100 admis des cas de folie de cause alcoolique L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.5)
- Classement des départements d'après le chiffre relatif des suicides par excès de boissons en 1876. France. Proportion par 100 suicides. L. Lunier. Influence de la consommation des boissons alcooliques (pl.6)
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289
Annexe n° 10.
AVIS SUR LES DANGERS
QU’ENTRAÎNE L’ABUS DES BOISSONS ALCOOLIQUES <'>.
1. Ce qui distingue surtout l’homme de la bête, c’est qu’il a le sentiment de sa liberté d’action pour le bien comme pour le mal, et par conséquent le sentiment de sa responsabilité.
2. Le jour où l’homme perd ce double sentiment, il déchoit et tombe au rang de la brute.
3. Lorsque cette déchéance est le fait de la maladie, elle est pour l’homme un malheur; mais elle devient une honte lorsqu’il la provoque lui-même par l’abus des boissons enivrantes, car il se dépouille volontairement du plus noble de ses attributs, de celui qui fait, avant tout, sa supériorité, la conscience morale.
h. Assurément ce n’est pas à cette déchéance que tend l’homme qui use des boissons fermentées; ce qu’il cherche d’abord dans leur usage, c’est un plaisir passager et une réparation momentanée de ses forces.
5. Dans de pareilles limites, cet usage n’a rien que l’hygiène réprouve; il est même juste de reconnaître que s’il n’est pas indispensable à la santé, il n’est pas non plus sans utilité.
6. Mais si modéré qu’il soit, il offre cependant un danger. Car il n’est pas besoin d’arriver jusqu’à l’abus des boissons fermentées pour constater que sous l’influence de l’alcool qu’elles renferment tontes, le cerveau subit un certain degré d’excitation qui donne à l’esprit plus de vivacité et une disposition à voir toutes choses par le meilleur côté.
7. il ne faut donc pas s’étonner si l’homme, une fois qu’il a connu cette sensation, la recherche de nouveau. Or, là est précisément le péril, car cette légère excitation cérébrale, peu dangereuse en soi, n’est, après tout, que le premier degré de l’ivresse, et, ce premier degré franchi, l’homme, entraîné par une pente insensible, passe vite de l’excès isolé aux habitudes d’ivresse, pour tomber rapidement dans toutes les misères physiques et morales qu’engendre l’ivrognerie, et dès lors, il est perdu.
8. Quelle que soit la nature d’une boisson fermentée, c’est surtout par \'alcool quelle agit sur l’organisme. On peut donc prendre comme type de l’action de ces boissons celle qu’exerce sur les organes l’eau-de-vic commune, c’est-à-dire l’alcool pur étendu de son volume d’eau. Lorsqu’il est plus étendu, tel qu’on le trouve, par exemple, dans les boissons usuelles, vin, bière, cidre ou poiré, ses effets sont évidemment moins marqués; ils deviennent terribles, au contraire, lorsqu’il est plus concentré; mais ils
(1) Cet avis, rédigé par les soins d’une commission composée de MM. Béclard, Chauffard, Gosselin, Verneuil et Bergeron, rapporteur, a été lu à l’Académie de médecine dans la séance du 3 octobre 1871 et adopté à l'unanimité.
N° 16.
*9
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,70 %.
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Annexe n° 10.
AVIS SUR LES DANGERS
QU’ENTRAÎNE L’ABUS DES BOISSONS ALCOOLIQUES <'>.
1. Ce qui distingue surtout l’homme de la bête, c’est qu’il a le sentiment de sa liberté d’action pour le bien comme pour le mal, et par conséquent le sentiment de sa responsabilité.
2. Le jour où l’homme perd ce double sentiment, il déchoit et tombe au rang de la brute.
3. Lorsque cette déchéance est le fait de la maladie, elle est pour l’homme un malheur; mais elle devient une honte lorsqu’il la provoque lui-même par l’abus des boissons enivrantes, car il se dépouille volontairement du plus noble de ses attributs, de celui qui fait, avant tout, sa supériorité, la conscience morale.
h. Assurément ce n’est pas à cette déchéance que tend l’homme qui use des boissons fermentées; ce qu’il cherche d’abord dans leur usage, c’est un plaisir passager et une réparation momentanée de ses forces.
5. Dans de pareilles limites, cet usage n’a rien que l’hygiène réprouve; il est même juste de reconnaître que s’il n’est pas indispensable à la santé, il n’est pas non plus sans utilité.
6. Mais si modéré qu’il soit, il offre cependant un danger. Car il n’est pas besoin d’arriver jusqu’à l’abus des boissons fermentées pour constater que sous l’influence de l’alcool qu’elles renferment tontes, le cerveau subit un certain degré d’excitation qui donne à l’esprit plus de vivacité et une disposition à voir toutes choses par le meilleur côté.
7. il ne faut donc pas s’étonner si l’homme, une fois qu’il a connu cette sensation, la recherche de nouveau. Or, là est précisément le péril, car cette légère excitation cérébrale, peu dangereuse en soi, n’est, après tout, que le premier degré de l’ivresse, et, ce premier degré franchi, l’homme, entraîné par une pente insensible, passe vite de l’excès isolé aux habitudes d’ivresse, pour tomber rapidement dans toutes les misères physiques et morales qu’engendre l’ivrognerie, et dès lors, il est perdu.
8. Quelle que soit la nature d’une boisson fermentée, c’est surtout par \'alcool quelle agit sur l’organisme. On peut donc prendre comme type de l’action de ces boissons celle qu’exerce sur les organes l’eau-de-vic commune, c’est-à-dire l’alcool pur étendu de son volume d’eau. Lorsqu’il est plus étendu, tel qu’on le trouve, par exemple, dans les boissons usuelles, vin, bière, cidre ou poiré, ses effets sont évidemment moins marqués; ils deviennent terribles, au contraire, lorsqu’il est plus concentré; mais ils
(1) Cet avis, rédigé par les soins d’une commission composée de MM. Béclard, Chauffard, Gosselin, Verneuil et Bergeron, rapporteur, a été lu à l’Académie de médecine dans la séance du 3 octobre 1871 et adopté à l'unanimité.
N° 16.
*9
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