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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.119)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS -- COMITÉ D'EXÉCUTION (p.2)
- PROGRAMME DU CONGRÈS (p.4)
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL (p.6)
- LISTE GÉNÉRALE DES MEMBRES DU CONGRÈS (p.6)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.11)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.13)
- SÉANCE D'OUVERTURE, LE MARDI 20 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Discours d'ouverture, par M. Houette, président du Comité d'exécution du Congrès -- Constitution du Bureau du Congrès : MM. Pascal Duprat, Sève, N. Appleton, Cunliffe-Owen -- Organisation des travaux du Congrès : M. Charles-M. Limousin (p.13)
- SÉANCE DU MERCREDI 21 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Discours de M. Sève, Président, délégué du Gouvernement belge -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Questions rentrant dans le programme de la première Section : Régime économique du commerce et de l'industrie -- Rapport de M. Nottelle -- Discussion : MM. le Président, Barbe père, Pascal Duprat, Brunet, Ameline de la Briselainne, Frédéric Passy, Van Oye-Pety de Thozée, Saglier, Havard -- Proposition et adoption de deux voeux relatifs aux TRAITÉS DE COMMERCE et aux TARIFS GÉNÉRAUX DE DOUANE : MM. Havard, Rouvier, Hiélard et Saglier (p.20)
- SÉANCE DU JEUDI 22 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Questions rentrant dans le programme de la deuxième Section du Congrès : Éducation professionnelle -- Rapport de M. Nusse et projets de voeux -- Discussion : MM. Bouhin, Tolain, Charles-M. Limousin, le commandeur Ellena, Nusse, Sève, Havard -- Remise de la discussion à la séance du 24 août 1878 (p.46)
- SÉANCE DU VENDREDI 23 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Communications diverses relatives à l'organisation du Congrès : MM. Havard, Sève -- Questions rentrant dans le programme de la troisième Section du Congrès : Législation comparée -- Exposé des travaux de la troisième Section, par M. Saglier -- Rapport de M. Léonel Oudin -- Discussion : MM. Nottelle, Havard, Pascal Duprat, de Carvajal, Léonel Oudin, Sève, Nusse, Barbe, Limousin, Hiélard, N. Appleton -- Adoption d'un voeu relatif à l'ÉTABLISSEMENT D'UN CODE DE COMMERCE INTERNATIONAL et à la FORMATION D'UNE COMMISSION CHARGÉE D'EN JETER LES BASES (p.69)
- SÉANCE DU SAMEDI 24 AOÛT 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Dépôt d'ouvrages adressés au Congrès -- Suite de la discussion sur les questions rentrant dans le programme de la deuxième Section du Congrès : Éducation professionnelle -- MM. Nusse, rapporteur ; Charles-M. Limousin, le commandeur Ellena, Sève, Havard, Dubail, N. Appleton -- Adoption de deux voeux relatifs à l'ÉDUCATION PROFESSIONNELLE et proposés par la deuxième Section du Congrès -- Examen des voeux formulés par les Sections et relatifs à des sujets non traités en assemblée générale -- 1° INFLUENCE DES MONOPOLES SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE, ET AMÉLIORATIONS À INTRODUIRE AU POINT DE VUE DES TRANSPORTS PAR CHEMINS DE FER -- 2° INFLUENCE DES IMPÔTS SUR LES INTÉRÊTS MATÉRIELS ET MORAUX DE L'INDUSTRIE ; MEILLEUR MODE DE TRANSFORMATION -- 3° RÉFORME DES LOIS SUR LE TAUX DE L'INTÉRÊT DE L'ARGENT -- 4° RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL DES ENFANTS ET DES FILLES MINEURES DANS LES MANUFACTURES ET LES ATELIERS -- 5° CONDITIONS DES APPRENTIS DANS LES DIVERS PAYS -- 6° QUESTIONS RENTRANT DANS LE DÉTAIL D'UN CODE DE COMMERCE INTERNATIONAL -- Clôture du Congrès : MM. Sève, Frédéric Lévy, le Président (p.87)
- PIÈCE ANNEXE (p.115)
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question du travail des enfants dans les manufactures. Il n’en est pas de même pour l’apprentissage.
Cette question a été en partie réglée, à une époque relativement éloignée, puisque la loi qui nous régit sur cette matière porte la date de i85i; aussi le besoin d’une autre législation se fait vivement sentir et vous n’ignorez pas qu’un honorable député a proposé, il n’y a pas longtemps, un projet de loi qui sera probablement soumis à l’examen des deux Chambres à leur rentrée.
Dans ces conditions, nous avons pensé, Messieurs, sauf votre approbation, qu’il y aurait peut-être un intérêt d’actualité plus grand à examiner la condition de l’apprentissage que celle des enfants dans les manufactures.
C’est pourquoi nous avons l’honneur, sauf votre ratification, je le répète, de vous proposer d’examiner tout d’abord cette question, sous la réserve de revenir, si le temps nous le permet, sur les autres questions du programme.
Voici, Messieurs, le rapport des travaux de la deuxième Section sur la question de l’apprentissage.
Lorsqu’une personne, ayant poùvoir légal de représenter un enfant, le confie à un patron et convient de lui faire donner l’enseignement d’un métier ou art industriel, il y a ce que nous appelons apprentissage. Ainsi, trois éléments concourent à son essence, mais dans des proportions d’ailleurs inégales: contrat; autorité sur la personne, impliquant parfois une délégation de la puissance paternelle; instruction professionnelle.
Il y a donc là plus que le simple concours de deux volontés privées, et ce serait une erreur législative d’omettre sciemment toute réglementation, sous prétexte de liberté des conventions. Une double raison rendra cette proposition saisissante. — Placé entre l’exploitation possible de sa famille et celle d’un patron, qui trouve la rémunération de ses leçons industrielles dans les produits du travail de l’élève, l’enfant est dans une condition d’inégalité de fait qui sacrifierait, s’ils n’étaient légalement défendus, ses intérêts au principe abstrait de la liberté des conventions. — D’ailleurs, l’État ne saurait demeurer indifférent à une question d’enseignement qui sollicite d’autant plus son attention qu’il s’agit à la fois, et du niveau social des intelligences, et du progrès de l’industrie. Nous ajouterons que tout déplacement d’autorité sur la personne de l’enfant est grave et veut être surveillé.
Nous serons donc d’accord avec la grande majorité des nations civilisées pour estimer que l’apprentissage ne saurait être abandonné aux règles vulgaires du droit commun : peut-être les peuples retardataires 11e souffriront-ils plus longtemps une si regrettable lacune.
Cette idée fondamentale dégagée, nous reconnaîtrons que,dans une législation sur l’apprentissage, l’objet principal sera l’éducation et l’enseignement professionnel, et que les statuts divers relatifs à la délégation du pouvoir sur 1 enfant, à la lormation et à l’exécution du contrat, rempliront surtout la mission du droit sanctionnateur. Ils auront une place nécessaire, mais accessoire.
Sur l’enseignement industriel, il n’y a pas de dissentiment sérieux entre les nations. Partout le patron est à la fois un instituteur privé et un éducateur. Son indignité encourue pour un fait délictueux et déshonorant, lorsqu’elle est
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