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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.163)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- ORGANISATION DU CONGRÈS (p.2)
- LISTE DES PROMOTEURS DU CONGRÈS (p.3)
- COMITÉ D'ORGANISATION DU CONGRÈS (p.4)
- COMMISSION EXÉCUTIVE (p.6)
- LISTE GÉNÉRALE DES MEMBRES DU CONGRÈS (p.7)
- LISTE DES MEMBRES DÉLÉGUÉS (p.14)
- LETTRE ADRESSÉE À M. JULES SIMON PAR M. LEONE LEVI (p.16)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.23)
- SÉANCE D'OUVERTURE, LE LUNDI 2 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Discours d'ouverture du président -- M. TRESCA expose l'historique des progrès accomplis par le système métrique depuis 1867 -- M. le Dr J.-O. BROCH fait l'historique de l'adoption du système métrique par la Norvège et par l'Allemagne -- M. le Dr WOERN donne des renseignements analogues relatifs à la Suède -- M. POUYER-QUERTIER demande que la France renonce à toutes les mesures locales qui sont en discordance avec le système métrique (p.23)
- SÉANCE DU MERCREDI 4 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Lecture de la correspondance -- MM. WALLENBERG, CANNIZZARO, GOVI, APPLETON, SONNENSCHEIN, lisent des mémoires et des discours -- M. Leone LEVI formule des voeux -- M. le Président énonce le voeu de M. POUYER-QUERTIER -- Communications de MM. VAUTHIER et GRÉGORY -- Communication de M. LAGOUT relative à la Takimétrie -- Note de M. le colonel GOULIER sur la nécessité d'opérer avec une exactitude rigoureuse la fabrication des mètres-étalons -- Réponse de M. TRESCA -- Communications de MM. DESTÉRACT et DALÉCHAMPS -- Note de M. STROUMBO (p.43)
- SÉANCE DU JEUDI 5 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Question monétaire -- Étude de la marche de la discussion -- Discours de M. PELIGOT -- Lecture des voeux de MM. JOSEPH GARNIER, BONNET, DE PARIEU, WALLENBERG, Leone LEVI, PAUL GENET et VAN GEETRUYEN -- Discours de MM. WALLENBERG, DE PARIEU, MANNEQUIN, COURTOIS et Leone LEVI -- Observation de M. MONTEAUX -- Discours de M. BROCH en faveur de l'adoption d'une pièce internationale d'or de 100 francs -- Discours de M. BONNET en faveur de l'étalon unique d'or et de l'adoption de la pièce de 10 francs (p.71)
- SÉANCE DU VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Discussion de l'article Ier du projet de voeux de M. GARNIER : MM. GARNIER et MANNEQUIN -- Adoption de l'article modifié -- Discussion de l'article II : MM. GARNIER, PELIGOT, Leone LEVI, EGGERS, MONTEAUX et MANNEQUIN -- Adoption de l'article II -- Discussion de l'article III ; le Congrès se partage au sujet de cet article -- Discussion de l'article V : MM. GARNIER, MANNEQUIN, PELIGOT, Leone LEVI, DE PARIEU -- Adoption de l'article V -- Discussion de l'article IV : MM. MONTEAUX, DE GASTÉ, VAN GEETRUYEN, MANNEQUIN, Marc MAUREL, Gaëtan PARTIOT, DE PARIEU, APPLETON, LIMOUSIN, GARNIER, HIRSCH -- Rejet de l'article IV -- Adoption de la proposition de M. BONNET, en remplacement de l'article VI -- Adoption de l'article VII -- Rejet de l'article VIII -- Discussion de l'article IX -- Adoption de l'amendement de M. DE PARIEU -- Adoption du voeu de M. PEIGNÉ -- Clôture du Congrès (p.94)
- NOMENCLATURE DES VOEUX (p.117)
- PIÈCES ANNEXES (p.123)
- ANNEXE N° 1. Le système métrique décimal et l'administration des poids et mesures en Italie, par MM. Cannizzaro et Pisati, au nom du Gouvernement italien (p.125)
- ANNEXE N° 2. Projet d'un système métrique monétaire international pour l'or, l'argent et le cuivre, par M. Nathan Appleton (p.129)
- ANNEXE N° 3. Note déposée par M. Leone Levi (p.131)
- ANNEXE N° 4. Note sur la variabilité de longueur des mètres-étalons, par M. le colonel Goulier (p.133)
- ANNEXE N° 5. Note en réponse aux observations de M. le colonel Goulier, par M. Tresca, membre de l'Institut (p.136)
- ANNEXE N° 6. Note déposée par M. Stroumbo (p.138)
- ANNEXE N° 7. Note de M.J. Dosse, vérificateur des poids et mesures (p.139)
- ANNEXE N° 8. Note de M. Wallenberg (p.140)
- ANNEXE N° 9. Note déposée par M. Alph. Courtois fils (p.142)
- ANNEXE N° 10. Quelques nombres pour servir à l'étude de la question monétaire, par le Dr J.-O. Broch (p.146)
- ANNEXE N° 11. Note sur la question monétaire, par M. Marc Maurel, membre délégué de la Chambre de commerce de Bordeaux (p.153)
- CORRESPONDANCE (p.157)
- Dernière image
— 130 —
sur le système métrique, on se heurte à des difficultés bien plus considérables. Ceci provient du fait que la valeur relative de l’argent, comparée à celle de l’or, n’est pas la même dans tous les pays, et que son cours légal n’est point soumis partout aux mêmes règles.
Pour parler d’une façon générale, je proposerai pour l’argent le système que j’ai déjà préconisé pour l’or, c’est-à-dire que la latitude de frapper des pièces quelconques et de noms divers soit laissée aux divers pays, avec la seule obligation que le poids en grammes de la pièce et la mention du titre de 9/10 de fin y soient inscrits.
En 1873, les Etats-Unis ont fait un grand pas de ce côté, en faisant des émissions de pièces d’un demi-dollar, d’un quart de dollar, de 20 cents et de 10 cents, toutes exactement métriques. Le demi-dollar pesait 12 grammes 5, à 9/to de fin; le quart de dollar, 6 grammes 25, et ainsi de suite; quarante de ces dollars pesaient un kilogramme d’argent. A cette époque, il y avait aussi en circulation des dollars anciens du poids de h 1 2 ÿ grains (26 grammes 72957 ) don!, pendant des années, aucune émission n’a été faite, mais dont le cours vient d’être légalisé par une décision récente du Congrès. Nous avions aussi le dollar commercial ( trade dollar), monnaie sanctionnée par un décret de 1872, dans un but spécial, qui contenait Ô2o grains d’argent (27 grammes 2i556) à 9/10 de fin. Cette monnaie n’a plus un cours légal et ne tardera pas à disparaître.
La décision rétrograde prise pendant sa dernière session par le Congrès des Etats-Unis, d’abord en essayant de remonétiser l’argent et ensuite en opposant le progrès déjà accompli pour assurer une monnaie d’argent métrique, est un obstacle sérieux au point de vue de l’établissement d’un système international pour la monnaie d’argent, mais ce n’est pas, selon moi, un motif suffisant pour ne pas encourager nos concitoyens à faire de grands efiorts pour réparer le mal qui a été fait, ce n’est point non plus une raison pour les autres nations de ralentir leur activité dans celle bonne voie. Quant aux monnaies de cuivre et de bronze, il est facile de les ramener au système métrique, au grand avantage de tous. On ne saurait imaginer un système meilleur que celui de la France et des autres peuples de l’Union latine; ici la pièce de 5 centimes (le sou) est simplement un poids de 5 grammes; la plus grande pièce de cuivre ne saurait dépasser 10 grammes, et dans l’échelle de 10 à 1, il serait loisible à chaque peuple de frapper autant de pièces de grandeurs et de poids divers que le comportent les besoins de la circulation. Il est évident qu’outre sa dénomination spéciale, chaque pièce devra porter un chiffre indicateur de son poids en grammes, et l’on devra apporter le plus grand soin dans la fabrication de ces pièces au point de vue de l’exactitude du poids.
Pour terminer, je résume les observations présentées dans ce travail. Je suis convaincu de l’opportunité de l’adoption d’un-système métrique monétaire uniforme dans tous les pays pour l’or, l’argent et le cuivre. Toutes les monnaies d’or et d’argent porteront leur poids exact en grammes et la mention 9/10 de fin. Les monnaies de cuivre porteront simplement un chiffre indicateur de leur poids en grammes. Je crois devoir répéter qu’il est bon de laisser à chaque Gouvernement toute latitude au sujet du nombre et de la grandeur des diverses pièces qu’il lui paraîtra utile de frapper, et de permettre au temps et à la pratique de résoudre celte question au mieux des intérêts de tous.
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sur le système métrique, on se heurte à des difficultés bien plus considérables. Ceci provient du fait que la valeur relative de l’argent, comparée à celle de l’or, n’est pas la même dans tous les pays, et que son cours légal n’est point soumis partout aux mêmes règles.
Pour parler d’une façon générale, je proposerai pour l’argent le système que j’ai déjà préconisé pour l’or, c’est-à-dire que la latitude de frapper des pièces quelconques et de noms divers soit laissée aux divers pays, avec la seule obligation que le poids en grammes de la pièce et la mention du titre de 9/10 de fin y soient inscrits.
En 1873, les Etats-Unis ont fait un grand pas de ce côté, en faisant des émissions de pièces d’un demi-dollar, d’un quart de dollar, de 20 cents et de 10 cents, toutes exactement métriques. Le demi-dollar pesait 12 grammes 5, à 9/to de fin; le quart de dollar, 6 grammes 25, et ainsi de suite; quarante de ces dollars pesaient un kilogramme d’argent. A cette époque, il y avait aussi en circulation des dollars anciens du poids de h 1 2 ÿ grains (26 grammes 72957 ) don!, pendant des années, aucune émission n’a été faite, mais dont le cours vient d’être légalisé par une décision récente du Congrès. Nous avions aussi le dollar commercial ( trade dollar), monnaie sanctionnée par un décret de 1872, dans un but spécial, qui contenait Ô2o grains d’argent (27 grammes 2i556) à 9/10 de fin. Cette monnaie n’a plus un cours légal et ne tardera pas à disparaître.
La décision rétrograde prise pendant sa dernière session par le Congrès des Etats-Unis, d’abord en essayant de remonétiser l’argent et ensuite en opposant le progrès déjà accompli pour assurer une monnaie d’argent métrique, est un obstacle sérieux au point de vue de l’établissement d’un système international pour la monnaie d’argent, mais ce n’est pas, selon moi, un motif suffisant pour ne pas encourager nos concitoyens à faire de grands efiorts pour réparer le mal qui a été fait, ce n’est point non plus une raison pour les autres nations de ralentir leur activité dans celle bonne voie. Quant aux monnaies de cuivre et de bronze, il est facile de les ramener au système métrique, au grand avantage de tous. On ne saurait imaginer un système meilleur que celui de la France et des autres peuples de l’Union latine; ici la pièce de 5 centimes (le sou) est simplement un poids de 5 grammes; la plus grande pièce de cuivre ne saurait dépasser 10 grammes, et dans l’échelle de 10 à 1, il serait loisible à chaque peuple de frapper autant de pièces de grandeurs et de poids divers que le comportent les besoins de la circulation. Il est évident qu’outre sa dénomination spéciale, chaque pièce devra porter un chiffre indicateur de son poids en grammes, et l’on devra apporter le plus grand soin dans la fabrication de ces pièces au point de vue de l’exactitude du poids.
Pour terminer, je résume les observations présentées dans ce travail. Je suis convaincu de l’opportunité de l’adoption d’un-système métrique monétaire uniforme dans tous les pays pour l’or, l’argent et le cuivre. Toutes les monnaies d’or et d’argent porteront leur poids exact en grammes et la mention 9/10 de fin. Les monnaies de cuivre porteront simplement un chiffre indicateur de leur poids en grammes. Je crois devoir répéter qu’il est bon de laisser à chaque Gouvernement toute latitude au sujet du nombre et de la grandeur des diverses pièces qu’il lui paraîtra utile de frapper, et de permettre au temps et à la pratique de résoudre celte question au mieux des intérêts de tous.
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