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  • Exposition universelle. 1878. Paris - Congrès international pour le patronage des prisonni...
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  • TABLE DES MATIÈRES
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    • TABLE DES MATIÈRES (p.117)
    • ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
    • PROGRAMME DU CONGRÈS (p.2)
    • LISTE GÉNÉRALE DES MEMBRES DU CONGRÈS (p.2)
    • COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.5)
    • PROCÈS-VERBAUX DES SEANCES (p.7)
      • SÉANCE D'OUVERTURE, LE JEUDI 12 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Ouverture du Congrès et constitution du Bureau : discours de MM. de Gasté, député, et Bérenger, président du Congrès -- Statistique et renseignements sur la question du patronage -- EXPOSÉ DE LA SITUATION DU PATRONAGE DES PRISONNIERS LIBÉRÉS EN FRANCE DEPUIS LA FONDATION DE LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE PATRONAGE DE PARIS, par M.J. de Lamarque -- RAPPORT DE LA SOCIÉTÉ DE PATRONAGE DES LIBÉRÉS DE BORDEAUX, par M. Silliman -- RAPPORT SUR LA COLONIE DE SAINTE-FOY (DORDOGNE), par M. le pasteur Rey -- Observations de M. le Président et de M. Courteville, au sujet d'un voeu émis par M. le pasteur Rey -- Fixation de l'ordre du jour de la séance suivante (p.7)
      • SÉANCE DU VENDREDI 13 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Statistique et renseignements sur la question du patronage. (Suite.) -- DE L'ÉTAT ACTUEL DU PATRONAGE EN EUROPE ET AUX ÉTATS-UNIS, par M. le Dr Wines -- LE PATRONAGE EN RUSSIE, par M. de Yakowlew -- LE PATRONAGE EN NORVÈGE, par M. Schelderup -- Observations au sujet des mémoires qui précèdent : MM. le Président, Courteville, de Yakowlew -- Voies et moyens du patronage -- VISITES DANS LES PRISONS, par M. Silliman : observations sur LES VISITES DANS LES PRISONS ET LA COMMUNICATION DES CASIERS JUDICIAIRES, par MM. Courteville, Bobierre de Vallière, Dupré, le Président et Tainturier -- RAPPORT SUR L'ASILE DE SAINT-LÉONARD, par M. l'abbé Villion -- VOIES ET MOYENS DE PATRONAGE DE LA SOCIÉTÉ DE VERSAILLES, par M. Courteville -- Observations de M. Berrier-Fontaine ; discussion : MM. le Président, Smester -- Réformes législatives applicables au patronage -- DES INSTITUTIONS ACCESSOIRES, DES ENGAGEMENTS MILITAIRES ET DE LA RÉHABILITATION DES LIBÉRÉS, par M. Courteville : observations de MM. Bonnet et Bobierre de Vallière -- Fixation de l'ordre du jour de la séance suivante (p.39)
      • SÉANCE DU SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente -- Dépôt d'une série de voeux relatifs au patronage -- LES TRAVAUX ET LES RÉSULTATS DU CONGRÈS PÉNITENTIAIRE DE STOCKHOLM, par M. Wines -- SUR LES ÉCOLES INDUSTRIELLES POUR L'ÉDUCATION DES ENFANTS VAGABONDS, INSOUMIS OU ABANDONNÉS, par M. le pasteur Robin : observations de MM. le Dr Marjolin et Rosenfeld -- LE PATRONAGE DES FEMMES, par Mlle de Grandpré -- Discussion et adoption de différents voeux présentés au Congrès -- 1° FACILITÉS À DONNER AUX SOCIÉTÉS DE PATRONAGE POUR LA CONNAISSANCE DES ANTÉCÉDENTS DES LIBÉRÉS -- 2° TRANSPORT ET ÉTABLISSEMENT DANS LES COLONIES FRANÇAISES DES LIBÉRÉS QUI EN FERAIENT LA DEMANDE : observations de M. le Président -- 3° EXTENSION AUX CONDAMNÉS ADULTES DE LA MESURE DE LA LIBÉRATION PRÉPARATOIRE, ET ALLOCATION À ACCORDER PAR L'ÉTAT AUX SOCIÉTÉS DE PATRONAGE : observations de M. Bérenger -- 4° et 5° PROTECTION DES ENFANTS ABANDONNÉS ET CRÉATION DE MAISONS DE PRÉSERVATION : observations de MM. le Président, le pasteur Robin, Bérenger, Courteville -- 6° FACILITÉS À ACCORDER AUX LIBÉRÉS MINEURS POUR L'ENGAGEMENT MILITAIRE : observations de MM. le Président, Courteville, Bobierre de Vallière, Maurice Faure, Bérenger -- 7° DISPENSE, DANS CERTAINS CAS, DE L'ATTESTATION DES CONSEILS MUNICIPAUX, POUR LES DEMANDES EN RÉHABILITATION : observations de MM. le Président, Bérenger, Bobierre de Vallière, Courteville, le vicomte d'Haussonville -- 8° AUGMENTATION DES SUBVENTIONS ACCORDÉES PAR L'ÉTAT AUX SOCIÉTÉS DE PATRONAGE -- Clôture du Congrès : discours de MM. Choppin et Silliman, vice-présidents du Congrès, et de M. Courteville (p.74)
    • TEXTE DÉFINITIF DES RÉSOLUTIONS VOTÉES PAR LE CONGRÈS (p.97)
  • Dernière image
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se font une idée précise du nombre de ces petits misérables. On a estimé qu’à Paris plus de 10,000 vagabonds de 10 à 16 ans vivent en dehors de la famille. Ce chiffre peut être exagéré, mais on le comprend , quand 011 sait qu’en 1876, i8,316 enfants de 6 à 1 h ans n’y fréquentaient aucune école.

On a pu tracer du gamin de Paris un portrait de fantaisie et s’égayer de ses saillies et de ses bons mots. Mais, au fond, rien n’est plus triste que l’existence de ces enfants: des haillons, la malpropreté, la faim, un esprit que souvent la nature avait bien doué, mais où germent, au sein de l’ignorance, les idées les plus bizarres, la paresse, les mauvaises compagnies, enfin le vice, le vol, la prison, voilà, à peu d’exception près, l’histoire de ces infortunés. A mesure qu’ils grandissent, la société devient plus sévère, et la vie pèse de plus en plus lourdement sur eux.

Quelles sont les causes de la triste existence qui leur est faite? La première est l’insouciance de la famille. Des parents dénaturés considèrent leur enfant comme un fardeau, et ne demandent qu’à s’en débarrasser, le laissant vivre au hasard et devenir ce qu’il pourra. D’autres, plus coupables encore, s’il est possible, lui donnent l’exemple du vice, et pervertissent volontairement en lui les idées morales gravées dans toute conscience humaine. Le père se livre à l’ivrognerie, la mère au désordre, tous les deux à la paresse; on apprend à l’enfant à mendier, souvent à voler, parfois pis encore. L’inconduite des parents est la seconde cause du mal. La troisième est le caractère même de l’enfant. Les dispositions vicieuses que l’éducation la plus prévoyante a tant de peine à étouffer, à réprimer du moins, chez l’enfant d’une famille aisée et honnête, grandissent et se développent dans un pareil milieu avec une redoutable intensité.

C’est un triste spectacle que la vue de ces petits vagabonds, jouant et se disputant, à l’heure de l’école, dans nos carrefours, ou quand ils sont plus âgés, se pressant, le soir, jeunes garçons et jeunes filles, aux abords des théâtres de banlieue, qui deviennent ainsi des centres d’inlèction morale. La nuit, ils essayent de trouver un abri sous les portes cochères, dans les carrières ou les fours à plâtre. Beaucoup sont recueillis parla police. Ceux qui ont une famille y rentrent au bout de 8, 10, 15 jours, dans un état à faire pitié. Ce sont ces petits vagabonds devenus voleurs qui peuplent nos prisons.

La justice est intervenue enfin. Nous osons dire quelle aurait du le faire plus tôt; et l’unique but de ce travail est de démontrer celte vérité.

En effet, Messieurs, le nombre d’enfants âgés de moins de 16 ans arrêtés à Paris dans le courant de l’année 1876, et conduits à la préfecture de police, a été de 1,75/1 garçons et filles.

1,100 étaient arrêtés pour la iro fois;

3o8......................... a° —

iln......................... 3e —

75....................... /i° —

122........................ 5L' —et au-dessus.

Dans ce dernier chiffre, quelques-uns l’étaient pour la quinzième ou la seizième fois.




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