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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.49)
- ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE AUTORISANT LE CONGRÈS (p.1)
- PROGRAMME DU CONGRÈS (p.2)
- COMPOSITION DU BUREAU DU CONGRÈS (p.2)
- PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES (p.3)
- SÉANCE D'OUVERTURE, LE VENDREDI 6 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Ouverture du Congrès -- Discours sur l'ALPINISME, par M. Ad. Joanne, président du Club Alpin Français -- Compte rendu des RÉUNIONS ALPINES DU LAUTARET ET D'INTERLAKEN, par M. Talbert, vice-président du Club Alpin Français -- DE L'EMPLOI DES BAROMÈTRES ET DES INSTRUMENTS DE PRÉCISION DANS LES MONTAGNES, par M. le colonel Goulier -- ÉTUDE SUR LE PASSAGE DES ALPES PAR ANNIBAL, par M. Ch. Durier (p.3)
- SÉANCE DU SAMEDI 7 SEPTEMBRE 1878. SOMMAIRE -- Discussion sur l'ORGANISATION DES OBSERVATOIRES DE MONTAGNES : MM. Tarry, le colonel Goulier -- Discours de M.F. Schrader sur l'UTILITÉ DE L'ALPINISME POUR L'INSTRUCTION DE LA JEUNESSE -- Discussion des questions mises à l'ordre du jour -- Première, deuxième et troisième questions : DES CONGRÈS INTERNATIONAUX DES CLUBS ALPINS. Réponses des Sections de province. Discussion : MM. C. Isaïa, délégué du Club Alpin Italien ; Budden, président de la Section de Florence ; Joanne ; Freundler, président du Club Alpin Suisse ; Talbert, vice-président du Club Alpin Français -- Quatrième question : DE L'AMÉLIORATION DES AUBERGES DESTINÉES AUX CLUBS ALPINS. Réponses des Sections. Discussion : MM. Talbert ; Ad. Joanne ; Budden ; Isaïa ; Hamilton ; Defey, président de la Section d'Aoste ; Binet-Hentsch, vice-président du Club Alpin Suisse ; Schrader ; Martin-Franklin -- Cinquième question : DES CARAVANES SCOLAIRES. Réponses des Sections. Observations et discours de MM. le Président, Talbert et Ch. Durier -- Dernière question : DE L'ORGANISATION DE COMPAGNIES DE GUIDES. Réponses des Sections. Discussion : MM. Budden, le Président, le marquis de Turenne, Freundler -- Clôture du Congrès (p.27)
- FÊTE DE FONTAINEBLEAU (p.41)
- Dernière image
FÊTE DE FONTAINEBLEAU.
Le 10 septembre, près de deux cents excursionnistes, dont un assez grand nombre de dames, prenaient à ia gare du chemin de fer de Lyon le train de sept heures quarante-cinq minutes qui les transportait à Fontainebleau.
Là, tout avait été préparé pour les recevoir; la cour de la station était remplie de voilures de toutes sortes: breaks, calèches, omnibus, tapissières à quatre chevaux, qui, bientôt remplis de voyageurs, s’ébranlèrent en une longue et joyeuse caravane, roulant dans la direction de Franchard. La plupart des voitures coupèrent au plus court et contournèrent la ville de Fontainebleau. D’autres la traversèrent dans toute sa longueur, sous des guirlandes de verdure et entre les maisons pavoisées. Un peu au delà de l’entrée de la forêt, les deux cortèges se rejoignirent, et, sur la proposition de M. Adolphe Joanne, toute la caravane fit un léger détour pour aller admirer le vieux chêne Pharamond, autour duquel chaque voiture tourna respectueusement au petit pas. D’instinct, la plupart des voyageurs saluaient le vieillard au passage. Un quart d’heure après, tous les Alpinistes descendaient de voiture sous les arbres de Franchard, où un grand nombre de tables avaient été dressées entre les groupes de chênes et de pins. Au centre, devant le restaurant, une grande table entourée de chaises était destinée aux dames; tout autour se groupèrent les membres de la Direction centrale, les délégués des Clubs étrangers, les invités, les membres du Club et ceux du Congrès de Géologie qui avaient bien voulu prendre part à la promenade.
Le déjeuner fut simple, mais copieux, joyeux et cordial. Un ciel à peine voilé, laissant passer juste ce qu’il fallait de soleil pour donner tout son charme à l’ombre des arbres, une température plutôt fraîche que chaude, doublaient l’appétit et l’entrain de tous. Jeunes gens et vieillards s’empressaient autour de la table des dames, pour être bien sûrs que rien ne leur manquait, ou pour leur porter ce qu’elles pouvaient désirer. Ceux qui n’avaient pu trouver place sur les chaises du restaurant ou sur le gazon allaient de groupe en groupe, sûrs de trouver partout quelques amis avec lesquels ils partageaient leurs richesses. Partout régnaient une animation et une bonne humeur du meilleur augure pour le reste de la journée.
A midi, le déjeuner fini, on commença à se chercher et à se grouper pour les différentes promenades. M. Talbert, l’un des plus actifs organisateurs de la fête, improvisant une tribune au moyen d’une chaise, donna lecture des itinéraires, contre l’organisation desquels il ne s’éleva dans l’assemblée qu’une seule protestation : c’est que M. Talbert n’en pouvait choisir qu’un, tandis qu’on aurait voulu qu’il les choisît tous.
Le détail de ces itinéraires, tel que le publiait le programme imprimé distribué aux excursionnistes, est trop long pour que nous puissions le transcrire ici; disons seulement que les groupes étaient au nombre de dix, conduits
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,46 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Le 10 septembre, près de deux cents excursionnistes, dont un assez grand nombre de dames, prenaient à ia gare du chemin de fer de Lyon le train de sept heures quarante-cinq minutes qui les transportait à Fontainebleau.
Là, tout avait été préparé pour les recevoir; la cour de la station était remplie de voilures de toutes sortes: breaks, calèches, omnibus, tapissières à quatre chevaux, qui, bientôt remplis de voyageurs, s’ébranlèrent en une longue et joyeuse caravane, roulant dans la direction de Franchard. La plupart des voitures coupèrent au plus court et contournèrent la ville de Fontainebleau. D’autres la traversèrent dans toute sa longueur, sous des guirlandes de verdure et entre les maisons pavoisées. Un peu au delà de l’entrée de la forêt, les deux cortèges se rejoignirent, et, sur la proposition de M. Adolphe Joanne, toute la caravane fit un léger détour pour aller admirer le vieux chêne Pharamond, autour duquel chaque voiture tourna respectueusement au petit pas. D’instinct, la plupart des voyageurs saluaient le vieillard au passage. Un quart d’heure après, tous les Alpinistes descendaient de voiture sous les arbres de Franchard, où un grand nombre de tables avaient été dressées entre les groupes de chênes et de pins. Au centre, devant le restaurant, une grande table entourée de chaises était destinée aux dames; tout autour se groupèrent les membres de la Direction centrale, les délégués des Clubs étrangers, les invités, les membres du Club et ceux du Congrès de Géologie qui avaient bien voulu prendre part à la promenade.
Le déjeuner fut simple, mais copieux, joyeux et cordial. Un ciel à peine voilé, laissant passer juste ce qu’il fallait de soleil pour donner tout son charme à l’ombre des arbres, une température plutôt fraîche que chaude, doublaient l’appétit et l’entrain de tous. Jeunes gens et vieillards s’empressaient autour de la table des dames, pour être bien sûrs que rien ne leur manquait, ou pour leur porter ce qu’elles pouvaient désirer. Ceux qui n’avaient pu trouver place sur les chaises du restaurant ou sur le gazon allaient de groupe en groupe, sûrs de trouver partout quelques amis avec lesquels ils partageaient leurs richesses. Partout régnaient une animation et une bonne humeur du meilleur augure pour le reste de la journée.
A midi, le déjeuner fini, on commença à se chercher et à se grouper pour les différentes promenades. M. Talbert, l’un des plus actifs organisateurs de la fête, improvisant une tribune au moyen d’une chaise, donna lecture des itinéraires, contre l’organisation desquels il ne s’éleva dans l’assemblée qu’une seule protestation : c’est que M. Talbert n’en pouvait choisir qu’un, tandis qu’on aurait voulu qu’il les choisît tous.
Le détail de ces itinéraires, tel que le publiait le programme imprimé distribué aux excursionnistes, est trop long pour que nous puissions le transcrire ici; disons seulement que les groupes étaient au nombre de dix, conduits
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