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— 69 —
cette substitution permet l’importation des articles de haut prix à un taux souvent dérisoire, si on le compare surtout à celui qui frappe les articles similaires provenant de matières moins coûteuses.
Appelé en novembre 1878 devant la Commission des tarifs, je comparais cette taxe à un impôt proportionnel à rebours, que je dénonçais comme absolument préjudiciable à un grand nombre d’industries nationales.
Nous ne saurions demander des droits protecteurs égaux aux taxes appliquées dans deux grands pays de formation industrielle récente, la Russie et les États-Unis; mais il nous eût semblé équitable d’établir au moins des droits compensateurs. Si l’on peut admettre que pour faciliter l’entente conventionnelle, on adopte une tarification permettant aux produits étrangers la lutte à prix égal sur notre marché, l’on ne saurait comprendre que les tarifs douaniers avantageassent les marchandises venues du dehors et n’ayant pas supporté les terribles charges qui grèvent la production nationale; ces observations, hélas! sont superflues aujourd’hui. Les traités conclus avec la Belgique, l’Italie, l’Au-triche-IIongrie, etc., signés en octobre et novembre 1881, sont valables jusqu’au 1er février 1892, et, aux termes de l’article 11 du traité de Francfort du 18 mai 1871, l’Allemagne profite des avantages concédés à la nation la plus favorisée; l’Angleterre, de son rété, jouit des mêmes privilèges qui lui ont été concédés par la loi du 27 février 1882 et la convention intervenue le 28 février de la même année. La question envisagée au point de vue budgétaire révèle qu’en 1881 les droits perçus à l’entrée par l’administration des douanes ont produit 327,359,260 francs, sur lesquels l’État doit prélever la solde de 2,000 employés du service sédentaire et de 20,000 employés du service actif, etc. Les frais de perception des douanes se sont élevés annuellement pour l’Angleterre (période 1878-1882) à 5 pour 100, et à 3 et demi pour 100 aux États-Unis, alors qu’en France ils atteignent 9 et demi pour 100!
G. Salaires.
L’ouvrier reçoit ou doit recevoir en moyenne, pour son salaire,
somme des valeurs nécessaires à son entretien; plus dures
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,25 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
cette substitution permet l’importation des articles de haut prix à un taux souvent dérisoire, si on le compare surtout à celui qui frappe les articles similaires provenant de matières moins coûteuses.
Appelé en novembre 1878 devant la Commission des tarifs, je comparais cette taxe à un impôt proportionnel à rebours, que je dénonçais comme absolument préjudiciable à un grand nombre d’industries nationales.
Nous ne saurions demander des droits protecteurs égaux aux taxes appliquées dans deux grands pays de formation industrielle récente, la Russie et les États-Unis; mais il nous eût semblé équitable d’établir au moins des droits compensateurs. Si l’on peut admettre que pour faciliter l’entente conventionnelle, on adopte une tarification permettant aux produits étrangers la lutte à prix égal sur notre marché, l’on ne saurait comprendre que les tarifs douaniers avantageassent les marchandises venues du dehors et n’ayant pas supporté les terribles charges qui grèvent la production nationale; ces observations, hélas! sont superflues aujourd’hui. Les traités conclus avec la Belgique, l’Italie, l’Au-triche-IIongrie, etc., signés en octobre et novembre 1881, sont valables jusqu’au 1er février 1892, et, aux termes de l’article 11 du traité de Francfort du 18 mai 1871, l’Allemagne profite des avantages concédés à la nation la plus favorisée; l’Angleterre, de son rété, jouit des mêmes privilèges qui lui ont été concédés par la loi du 27 février 1882 et la convention intervenue le 28 février de la même année. La question envisagée au point de vue budgétaire révèle qu’en 1881 les droits perçus à l’entrée par l’administration des douanes ont produit 327,359,260 francs, sur lesquels l’État doit prélever la solde de 2,000 employés du service sédentaire et de 20,000 employés du service actif, etc. Les frais de perception des douanes se sont élevés annuellement pour l’Angleterre (période 1878-1882) à 5 pour 100, et à 3 et demi pour 100 aux États-Unis, alors qu’en France ils atteignent 9 et demi pour 100!
G. Salaires.
L’ouvrier reçoit ou doit recevoir en moyenne, pour son salaire,
somme des valeurs nécessaires à son entretien; plus dures
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