Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- CONGRES INTERNATIONAL COLONIAL (p.5)
- PREMIER GROUPE. THEORIE GENERALE DE LA COLONISATION (p.6)
- Première section : population et produits des colonies (p.6)
- Deuxième section : colonisation (p.6)
- Troisième section : organisation des colonies (p.6)
- DEUXIEME GROUPE. APPLICATIONS (p.6)
- Quatrième section : De la colonisation française (p.6)
- Cinquième section : Des colonisations étrangères (p.7)
- Séance d'inauguration tenue le 31 juillet 1889 au palais du Trocadéro. Présidence de M. BARBEY, Sénateur, Ancien ministre de la marine et des colonies, Président du Congrès (p.8)
- SEANCES DES SECTIONS (p.11)
- PREMIERE SECTION. POPULATION ET PRODUITS DES COLONIES (p.11)
- Séance du mercredi 31 juillet 1889. Président M. GAUTHIOT (p.11)
- Séance du jeudi 1er août (p.11)
- Séance du vendredi 2 août (p.14)
- DEUXIEME SECTION. COLONISATION (p.16)
- Séance du mercredi 31 juillet. Président M. Maurice CHAPER (p.16)
- Séance du vendredi 2 août (p.17)
- TROISIEME SECTION. ORGANISATION DES COLONIES (p.17)
- Séance du mercredi 31 juillet. Président M. ISAAC (p.17)
- Séance du vendredi 2 août (p.18)
- QUATRIEME SECTION DE LA COLONISATION FRANCAISE (p.20)
- Séance du mercredi 31 juillet. Président M. Le Général VIRGILE (p.20)
- Séance du jeudi 1er août (p.21)
- Séance du vendredi 2 août (p.22)
- CINQUIME SECTION. DES COLONIES ETRANGERES (p.23)
- Séance du mercredi 31 juillet. Président M. Le Docteur Gustave LE BON (p.23)
- Séance du jeudi 1er août (p.24)
- Séance du vendredi 2 août (p.25)
- SEANCES GENERALES (p.27)
- 1re séance générale tenue le mercredi 31 juillet au Collège de France. Présidence M. Luciano CORDEIRO, Secrétaire perpétuel de la Société de géographie de Lisbonne, Délégué de la Société, assisté de M. BARBEY, Président du Congrès (p.27)
- Deuxième séance générale tenue le jeudi 1er août 1889 au Collège de France. Présidence de M. Le Docteur WIJMALEN, délégué du gouvernement des Pays-Bas, secrétaire de l'Institut royal des Indes néerlandaises (p.30)
- Troisième séance générale tenue le vendredi 2 août 1889 au Collège de France. Présidence de M. Le Lieutenant général WAUWERMANS, délégué de S.M. le roi des belges, assisté de M. BARBEY, président du Congrès (p.32)
- Quatrième séance générale tenue le samedi 3 août 1889 au Collège de France. Présidence de M. le Colonel COELLO Y QUESADA, Président de la Société de géographie de Madrid, assisté de M. BARBEY, président du Congrès (p.34)
- Dernière image
—H 14 )*-*-
indigènes. Le devoir des premiers est non seulement de traiter ceux-ci avec humanité, mais de les faire participer fraternellement aux bienfaits de la civilisation. Dans toute œuvre coloniale il faut que le cœur ait sa part.
Séance du vendredi 2 août.
La sectioa revenant à la question 2 du programme étudie l’organisation de l’École coloniale de Paris.
M. le Président donne lecture d’un mémoire de M. J.^Siivestre, ancien directeur des affaires civiles et politiques au Tonkin, sur l’Ecole coloniale. L’auteur retrace les origines de cette institution, définit les besoins auxquels elle a pour objet de satisfaire et expose ses vues siir l’organisation qu’il conviendrait de lui donner.
M. Fuchs, ingénieur en chef et professeur à l’Ecole des mines, s’associe d’une manière générale aux idées émises par M. Silvestre ; il ne se sépare de lui que sur un petit nombre de points, et seulement en ce qui touche certains détails du programme d’études. L’orateur, qui fait partie du Conseil d’administration de l’école, donne les renseignements les plus précis sur le régime de cet établissement et s’attache à justifier les principes qui ont présidé à sa récente réorganisation.
M. Ballay est d’avis que l’École devrait être exclusivement réservée aux orientaux. Le titre d'Ecole coloniale donné à l’établissement n’est pas celui qui lui convient; ce titre serait bon s’il s’appliquait à une maison d’éducation où toutes les colonies françaises enverraient des pensionnaires; or on sait que l’école, à part cinq ou six jeunes Africains, ne reçoit que des Indo-Chinois.
M. Cerisier, secrétaire général de la direction de l’intérieur de la Guyane française, fait observer que l’école devrait aussi avoir pour mission de préparer à la vie coloniale les jeunes Français qui se destinent à faire leur carrière aux colonies. Il rappelle qu’en 1880, au Congrès de Bordeaux, il a formulé des propositions dans ce sens; il les renouvelle. Elles n’ont rien perdu de leur actualité.
La section passe à l’examen de la question 3 ; Hygiène et acclimatation coloniales.
M. Jean Hess, ancien médecin de la marine, fait une communication sur le rôle de l’hygiène dans la colonisation. Il se préoccupe principalement de la colonisation des contrées voisines de l’équateur, et montre que dans ces pays l’action des Européens, est.invinciblement limitée par les conditions défavorables du climat. On peut dire que les seuls établissements que le blanc puisse y créer sont des comptoirs commerciaux. Partant de ce principe, M. Hess examine les conditions auxquelles doivent satisfaire les Européens qui veulent s’établir dans les pays chauds. Il montre qu’on ne fait pas une colonie avec des rebuts, mais des élites morales et physiques. Il demande que le Gouvernement surveille les entreprises d’émigration et détourne le paysan pauvre de se rendre dans des contrées où il ne trouvera que la maladie et souvent la mort.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,08 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
indigènes. Le devoir des premiers est non seulement de traiter ceux-ci avec humanité, mais de les faire participer fraternellement aux bienfaits de la civilisation. Dans toute œuvre coloniale il faut que le cœur ait sa part.
Séance du vendredi 2 août.
La sectioa revenant à la question 2 du programme étudie l’organisation de l’École coloniale de Paris.
M. le Président donne lecture d’un mémoire de M. J.^Siivestre, ancien directeur des affaires civiles et politiques au Tonkin, sur l’Ecole coloniale. L’auteur retrace les origines de cette institution, définit les besoins auxquels elle a pour objet de satisfaire et expose ses vues siir l’organisation qu’il conviendrait de lui donner.
M. Fuchs, ingénieur en chef et professeur à l’Ecole des mines, s’associe d’une manière générale aux idées émises par M. Silvestre ; il ne se sépare de lui que sur un petit nombre de points, et seulement en ce qui touche certains détails du programme d’études. L’orateur, qui fait partie du Conseil d’administration de l’école, donne les renseignements les plus précis sur le régime de cet établissement et s’attache à justifier les principes qui ont présidé à sa récente réorganisation.
M. Ballay est d’avis que l’École devrait être exclusivement réservée aux orientaux. Le titre d'Ecole coloniale donné à l’établissement n’est pas celui qui lui convient; ce titre serait bon s’il s’appliquait à une maison d’éducation où toutes les colonies françaises enverraient des pensionnaires; or on sait que l’école, à part cinq ou six jeunes Africains, ne reçoit que des Indo-Chinois.
M. Cerisier, secrétaire général de la direction de l’intérieur de la Guyane française, fait observer que l’école devrait aussi avoir pour mission de préparer à la vie coloniale les jeunes Français qui se destinent à faire leur carrière aux colonies. Il rappelle qu’en 1880, au Congrès de Bordeaux, il a formulé des propositions dans ce sens; il les renouvelle. Elles n’ont rien perdu de leur actualité.
La section passe à l’examen de la question 3 ; Hygiène et acclimatation coloniales.
M. Jean Hess, ancien médecin de la marine, fait une communication sur le rôle de l’hygiène dans la colonisation. Il se préoccupe principalement de la colonisation des contrées voisines de l’équateur, et montre que dans ces pays l’action des Européens, est.invinciblement limitée par les conditions défavorables du climat. On peut dire que les seuls établissements que le blanc puisse y créer sont des comptoirs commerciaux. Partant de ce principe, M. Hess examine les conditions auxquelles doivent satisfaire les Européens qui veulent s’établir dans les pays chauds. Il montre qu’on ne fait pas une colonie avec des rebuts, mais des élites morales et physiques. Il demande que le Gouvernement surveille les entreprises d’émigration et détourne le paysan pauvre de se rendre dans des contrées où il ne trouvera que la maladie et souvent la mort.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,08 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



