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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- PROCES-VERBAUX DES SEANCES (p.5)
- Première séance. – 7 septembre 1889 (p.5)
- Séance du lundi 9 septembre 1889 (p.6)
- Séance du mardi 10 septembre 1889 (p.11)
- Annexe au procès-verbal de la séance du 10 septembre (p.16)
- Séance du mercredi 11 septembre 1889 (p.17)
- Première séance du jeudi 12 septembre 1889 (p.21)
- Deuxième séance du jeudi 12 septembre 1889 (p.21)
- Dernière image
—«•( 22 >«—
chronomètres, il y a lieu de les soustraire, actuellement que les installations électriques se développent de plus en plus, aux effets de l’aimantation. Il termine en passant en revue l’horlogerie commerciale et les pendules de voyage et autres pièces qui emploient l’échappement des montres.
M. Saunier demande qu’il soit bien entendu que les observations et affirmations de M. Antoine restent sous sa propre responsabilité. Il a de nombreuses réserves à faire, dit-il, mais il se bornera, vu le peu de temps dont le Congrès dispose, à répondre aux arguments concernant la suppression de la fusée, afin qu’on en finisse avec cette question, discutée depuis plus d’un siècle, sans qu’on ait apporté, pour motiver la suppression de la fusée, autre chose que des affirmations dénuées de raisons probantes à l’appui.
En effet, tout horloger sait, du reste, qu’on peut faire des chronomètres de bord sans fusée. Le premier chronomètre qui donna la longitude en France, celui de Pierre Le Roy, ri avait pas de fusée ; les dimensions de l’ensemble du mécanisme étaient celles d’un mouvement de nos pendules ordinaires, mais la faible étendue des arcs d’oscillation de son énorme balancier et le mode de suspension de ce balancier «à une lame d’acier, dont l’isocbronisme apportait un élément à ajouter à celui du spiral, mettaient ce chronomètre dans des conditions absolument différentes de celles où se trouvent nos chronomètres modernes.
M. Jurgensen a fait un chronomètre à barillet denté (naturellement sans fusée), renfermant un ressort de 11 pieds de long et coûtant 55 francs. Le fabricant n’avait pas réussi un premier ressort; il en fit un second, mais en avertissant qu’en cas d’insuccès, il se refuserait à en faire un troisième.
Enfin, de nos jours, Henri Robert refit, mais en petit nombre, des chronomètres à barillet denté.
Il prétendait avoir découvert dans une disposition particulière du ressort moteur une fusée cachée. Il n’a pas eu d’imitateurs.
Son chronomètre 80 fut, à peu près, le seul qui fournit une marche assurée pendant quelques années ; tous les autres, acquis par la marine de l’Etat, descendirent promptement au rôle encore utile, mais modeste, de compteurs.
La fusée ne garantit une égalité suffisante de la force motrice qu’autant que l’état moléculaire du ressort-moteur ne change pas (c’est également ce qui a lieu quand on emploie le barillet denté), et c’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi les chronométriers experts ne présentent (autant que possible) leurs chronomètres aux concours de la marine qu’après qu’ils ont été soumis un temps suffisant à des températures diverses et capables d’amener le ressort moteur et le spiral à un état moléculaire stable ; ce que d’ailleurs P. Le Roy conseillait déjà il y a cent vingt ans.
Les inconvénients d’un changement d’état moléculaire sont communs aux chronomètres ayant ou n’ayant pas de fusée.
Mais ce qu’il faut surtout remarquer en faveur de la fusée, c’est que le grand avantage qu’offre son emploi réside principalement dans ce fait quelle permet l’usage du ressort dit en fouet, que nos bons fabricants de ressorts savent très bien confectionner. Si ce ressort est armé au point convenable, toutes ses spires sont espacées et leur développement a lieu sans contact entre elles et sans que celles-ci se gonflent ou se jettent de côté de façon à frotter
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,32 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
chronomètres, il y a lieu de les soustraire, actuellement que les installations électriques se développent de plus en plus, aux effets de l’aimantation. Il termine en passant en revue l’horlogerie commerciale et les pendules de voyage et autres pièces qui emploient l’échappement des montres.
M. Saunier demande qu’il soit bien entendu que les observations et affirmations de M. Antoine restent sous sa propre responsabilité. Il a de nombreuses réserves à faire, dit-il, mais il se bornera, vu le peu de temps dont le Congrès dispose, à répondre aux arguments concernant la suppression de la fusée, afin qu’on en finisse avec cette question, discutée depuis plus d’un siècle, sans qu’on ait apporté, pour motiver la suppression de la fusée, autre chose que des affirmations dénuées de raisons probantes à l’appui.
En effet, tout horloger sait, du reste, qu’on peut faire des chronomètres de bord sans fusée. Le premier chronomètre qui donna la longitude en France, celui de Pierre Le Roy, ri avait pas de fusée ; les dimensions de l’ensemble du mécanisme étaient celles d’un mouvement de nos pendules ordinaires, mais la faible étendue des arcs d’oscillation de son énorme balancier et le mode de suspension de ce balancier «à une lame d’acier, dont l’isocbronisme apportait un élément à ajouter à celui du spiral, mettaient ce chronomètre dans des conditions absolument différentes de celles où se trouvent nos chronomètres modernes.
M. Jurgensen a fait un chronomètre à barillet denté (naturellement sans fusée), renfermant un ressort de 11 pieds de long et coûtant 55 francs. Le fabricant n’avait pas réussi un premier ressort; il en fit un second, mais en avertissant qu’en cas d’insuccès, il se refuserait à en faire un troisième.
Enfin, de nos jours, Henri Robert refit, mais en petit nombre, des chronomètres à barillet denté.
Il prétendait avoir découvert dans une disposition particulière du ressort moteur une fusée cachée. Il n’a pas eu d’imitateurs.
Son chronomètre 80 fut, à peu près, le seul qui fournit une marche assurée pendant quelques années ; tous les autres, acquis par la marine de l’Etat, descendirent promptement au rôle encore utile, mais modeste, de compteurs.
La fusée ne garantit une égalité suffisante de la force motrice qu’autant que l’état moléculaire du ressort-moteur ne change pas (c’est également ce qui a lieu quand on emploie le barillet denté), et c’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi les chronométriers experts ne présentent (autant que possible) leurs chronomètres aux concours de la marine qu’après qu’ils ont été soumis un temps suffisant à des températures diverses et capables d’amener le ressort moteur et le spiral à un état moléculaire stable ; ce que d’ailleurs P. Le Roy conseillait déjà il y a cent vingt ans.
Les inconvénients d’un changement d’état moléculaire sont communs aux chronomètres ayant ou n’ayant pas de fusée.
Mais ce qu’il faut surtout remarquer en faveur de la fusée, c’est que le grand avantage qu’offre son emploi réside principalement dans ce fait quelle permet l’usage du ressort dit en fouet, que nos bons fabricants de ressorts savent très bien confectionner. Si ce ressort est armé au point convenable, toutes ses spires sont espacées et leur développement a lieu sans contact entre elles et sans que celles-ci se gonflent ou se jettent de côté de façon à frotter
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