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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE (Première image)
- CONGRES INTERNATIONAL D'AERONAUTIQUE, tenu à Paris du 31 juillet au 3 août 1889. PROCES-VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- Séance d'ouverture du 31 juillet 1889 (10 heures du matin). Présidence de M. Emile CASSE (p.5)
- Séance générale (avec les colombophiles) du 31 juillet 1889. Présidence de M. JANSSEN, Membre de l'Institut (p.7)
- Séance du 1er août . PREMIERE SECTION. – AVIATION. Présidence de M. Eugène RIGAUT, député (p.8)
- Séance du 1er août . DEUXIEME SECTION. – MATERIEL. Présidence de M. Gabriel YON, Ingénieur-constructeur (p.11)
- Séance du 2 août 1889. TROISIEME SECTION. – CHIMIE ET PHYSIQUE. Présidence de M. Wilfrid DE FONVIELLE, Publiciste (p.15)
- Séance du 2 août. QUATRIEME SECTION. – MANŒUVRES AERONAUTIQUES. Présidence de M. le Contre-Amiral Baron De TEFFE, délégué du Brésil (p.19)
- Séance du 3 août. Présidence de M. Eugène RIGAUT, Député (p.22)
- Séance générale (avec les colombophiles) du 3 août 1889. Présidence de M. JANSSEN, Membre de l'Institut (p.24)
- Dernière image
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M. Labrousse dit que les boussoles légères et de grand diamètre, dont fait actuellement usage la marine nationale, peuvent rendre de grands services à la navigation aérienne.
L’hygromètre, dit-il, si perfectionné qu’il ait été par l’Observatoire de Monlsouris, reste un instrument délicat, d’un prix élevé et d’un service de peu de durée. Aussi les aéronautes négligent-ils le plus souvent de s’en pourvoir. Il y aurait cependant un grand intérêt à constater le moment précis où un aérostat est subitement chargé par le poids relativement excessif d’une couche d’eau qui se condense sur sa surface. On pourrait suppléer à l’hygromètre par l’hygroscope, pesant une soixantaine de grammes et du prix insignifiant de 1 franc. C’est une simple plume, qui reste bleue quand le temps est sec et devient rouge quand l’air renferme de l’humidité en excès.
M. Frion déclare que c’est lui qui a fait connaître, le premier en France, cette invention, due à un savant anglais et qu’il en a fait la description dans YAéronaute. La coloration bleue est obtenue à l’aide d’une solution concentrée de chlorure de cobalt. Le seul inconvénient de ce sel est qu’il coûte relativement cher et que c’est un produit d’un emploi difficile.
M. Labrousse estime que l’aéronautique pourrait tirer un grand parti du spectroscope et il appuie son opinion sur le premier emploi qu’en a fait Crocé-Spinelli, d’après les indications de l’éminent membre de l’Institut qui préside ce Congrès. Il serait important de suivre les ballons en vue, surtout dans un observatoire fixe, tel que l’Observatoire d’astronomie physique de Meudon. On y observerait, avec des instruments de précision, les dilatations du gaz, les changements de hauteur, de diamètre, de transparence de l’atmosphère, phénomènes qui, rapportés aux heures précises et concordantes d’un journal de bord bien tenu, conduiraient les observateurs à des conclusions très curieuses et très intéressantes. Il se propose d’étudier ces déformations successives du ballon, qui amènent les conditions de l’atmosphère qu’il traverse, au moyen d’un petit appareil qu’il dénomme : Wishnou, qui peut indiquer l’effet d’un coup de soleil, dilatant presque instantanément d’un dixième un point de l’enveloppe, d’où résulte une augmentation de rayon d’un dixième et un rapide rebroussement.
M. le Président invite les membres du Congrès à visiter les appareils exposés par MM. Richard frères, et lève la séance.
Le Secrétaire de la séance, Emmanuel AIMÉ.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,48 %.
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M. Labrousse dit que les boussoles légères et de grand diamètre, dont fait actuellement usage la marine nationale, peuvent rendre de grands services à la navigation aérienne.
L’hygromètre, dit-il, si perfectionné qu’il ait été par l’Observatoire de Monlsouris, reste un instrument délicat, d’un prix élevé et d’un service de peu de durée. Aussi les aéronautes négligent-ils le plus souvent de s’en pourvoir. Il y aurait cependant un grand intérêt à constater le moment précis où un aérostat est subitement chargé par le poids relativement excessif d’une couche d’eau qui se condense sur sa surface. On pourrait suppléer à l’hygromètre par l’hygroscope, pesant une soixantaine de grammes et du prix insignifiant de 1 franc. C’est une simple plume, qui reste bleue quand le temps est sec et devient rouge quand l’air renferme de l’humidité en excès.
M. Frion déclare que c’est lui qui a fait connaître, le premier en France, cette invention, due à un savant anglais et qu’il en a fait la description dans YAéronaute. La coloration bleue est obtenue à l’aide d’une solution concentrée de chlorure de cobalt. Le seul inconvénient de ce sel est qu’il coûte relativement cher et que c’est un produit d’un emploi difficile.
M. Labrousse estime que l’aéronautique pourrait tirer un grand parti du spectroscope et il appuie son opinion sur le premier emploi qu’en a fait Crocé-Spinelli, d’après les indications de l’éminent membre de l’Institut qui préside ce Congrès. Il serait important de suivre les ballons en vue, surtout dans un observatoire fixe, tel que l’Observatoire d’astronomie physique de Meudon. On y observerait, avec des instruments de précision, les dilatations du gaz, les changements de hauteur, de diamètre, de transparence de l’atmosphère, phénomènes qui, rapportés aux heures précises et concordantes d’un journal de bord bien tenu, conduiraient les observateurs à des conclusions très curieuses et très intéressantes. Il se propose d’étudier ces déformations successives du ballon, qui amènent les conditions de l’atmosphère qu’il traverse, au moyen d’un petit appareil qu’il dénomme : Wishnou, qui peut indiquer l’effet d’un coup de soleil, dilatant presque instantanément d’un dixième un point de l’enveloppe, d’où résulte une augmentation de rayon d’un dixième et un rapide rebroussement.
M. le Président invite les membres du Congrès à visiter les appareils exposés par MM. Richard frères, et lève la séance.
Le Secrétaire de la séance, Emmanuel AIMÉ.
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