Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- CONGRES INTERNATIONAL D'AGRICULTURE TENU A PARIS DU 4 AU 11 JUILLET 1889 (p.1)
- PROCES-VERBAUX SOMMAIRES DES SEANCES GENERALES PAR M. MICHEL TARDIT,Secrétaire rapporteur (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION. PRESIDENT. M. MELINE, président de la chambre des députés, ancien ministre de l'agriculture (p.3)
- COMITES DE PATRONAGE (p.5)
- SECTION I. La crise agricole (p.5)
- SECTION II. Institutions de crédit et de prévoyance dans les campagnes (p.6)
- SECTION III. Enseignement agricole (p.7)
- SECTION IV. – Cultures industrielles. – Industries agricoles. - Laiterie (p.7)
- SECTION V. Viticulture et sériculture (p.8)
- SECTION VI. Protection des oiseaux - Destruction des animaux et cryptogames nuisibles. - Pisciculture (p.9)
- Séance d'ouverture. – 4 juillet 1889. Président de M. Jules Méline (p.11)
- DISCOURS DE M. P.P. DEHERAIN, Membre de l'Institut de France, professeur au Muséum d'histoire naturelle et à l'école d'agriculture de Grignon, secrétaire général (p.13)
- DISCOURS DE M. FAYE, Sénateur, Ministre de l'agriculture (p.19)
- SEANCES GENERALES (p.22)
- Séance du samedi 6 juillet 1889 (p.22)
- Séance du lundi 8 juillet 1889 (p.23)
- Séance du 9 juillet 1889 (p.25)
- Séance du 10 juillet 1889 (p.28)
- Séance du 11 juillet 1889 (p.32)
- VOEUX EMIS PAR LE CONGRES INTERNATIONAL D'AGRICULTURE DE 1889 (p.35)
- VOEUX EMIS PAR LA PREMIERE SECTION. Crise agricole (p.35)
- VOEUX EMIS PAR LA DEUXIEME SECTION. Crédit agricole. Assistance dans les campagnes (p.36)
- Crédit agricole (p.36)
- Morcellement du sol (p.37)
- Plus-value en fin de bail (p.37)
- VOEUX EMIS PAR LATROISIEME SECTION. Enseignement agricole (p.38)
- VOEUX EMIS PAR LA QUATRIEME SECTION. Cultures industrielles. - Industries agricoles. – Laiterie. (p.39)
- VOEUX EMIS PAR LA CINQUIEME SECTION. Viticulture et sériculture (p.35)
- VOEUX EMIS PAR LA SIXIEME SECTION. Protection des oiseaux - Destruction des animaux et cryptogames nuisibles. - Pisciculture (p.41)
- VOEUX GENERAUX EMIS PAR LE CONGRES (p.43)
- Dernière image
---M*( 13 )•*+•---
Je suis convaincu qu’elle se terminera à l’avantage de l’humanité, de l’humanité tout entière, sans en excepter les nations même les plus menacées par l’évolution qui s’accomplit. Je crois que lorsque nous serons sortis de la période de transition que nous traversons et qui est si douloureuse, quand chaque pays, après s’être livré à une étude approfondie des conditions de sa production agricole, se sera fait une idée juste des moyens de la fortifier, de l’augmenter et de la défendre, et quand il y sera parvenu par une série de réformes scientifiques, financières, économiques, l’équilibre général se rétablira de lui-même et il restera encore assez de travail sous le soleil pour tout le monde. (Bravos.)
Il y aura d’autant plus de travail qu’il y aura plus de nourriture pour le travailleurs. Car c’est un fait digne de remarque et plein de consolation, que la crise agricole, qui a eu son origine et sa cause première dans l’excès de production de certaines régions du monde, aura pour dernier résultat de pousser les autres à une production plus intense, en vertu de cet axiome économique qu’il faut produire beaucoup pour produire à bon marché. ( Très bien!)
N’est-ce pas pour arriver à produire beaucoup et au meilleur marché possible que le cerveau des savants est en travail d’un bout du monde à l’autre ? N’est-ce pas de cette poursuite acharnée du développement de la production sous toutes ses formes, qu’est sorti cet effort gigantesque de l’agriculture et de l’industrie, dont nous sommes en ce moment les témoins émerveillés ? (Applaudissements.)
Messieurs, quand on a contemplé cet admirable épanouissement du génie humain travaillant incessament à l’accroissement du bien-être général et du bonheur des peuples, on ne peut pas désespérer de l’avenir de l’humanité, et derrière les nuages sombres qui couvrent encore l’horizon, on aperçoit, avec la clarté de l’évidence, une aurore nouvelle qui se lève sur le monde. (Applau-
DISCOURS DE M. P.-P. DEHÉRAIN,
MEMBRE DE L’INSTITUT DE FRANCE, PROFESSEUR AU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE ET À L’ÉCOLE D’AGRICULTURE DE GRIGNON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL.
Messieurs,
Une visite aux galeries du quai d’Orsay suffit à monter que l’agriculture est en voie de transformation : naguère on ne rencontrait dans les expositions agricoles que des produits; aujourd’hui les tables sont couvertes d’appareils de laboratoire et de brochures, les murs sont tapissés de tableaux statistiques, de graphiques figurant les rendements des champs d’expériences. Au lieu de se laisser exclusivement guider par la tradition, et de refaire docilement ce que faisaient leurs pères, les cultivateurs, stimulés par une terrible concur rencc, s’animent et ardemment cherchent à faire mieux; loin de professer pour les enseignements de la science l’incrédulité de leurs devanciers, ils réclament son aide et suivent ses conseils.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,89 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Je suis convaincu qu’elle se terminera à l’avantage de l’humanité, de l’humanité tout entière, sans en excepter les nations même les plus menacées par l’évolution qui s’accomplit. Je crois que lorsque nous serons sortis de la période de transition que nous traversons et qui est si douloureuse, quand chaque pays, après s’être livré à une étude approfondie des conditions de sa production agricole, se sera fait une idée juste des moyens de la fortifier, de l’augmenter et de la défendre, et quand il y sera parvenu par une série de réformes scientifiques, financières, économiques, l’équilibre général se rétablira de lui-même et il restera encore assez de travail sous le soleil pour tout le monde. (Bravos.)
Il y aura d’autant plus de travail qu’il y aura plus de nourriture pour le travailleurs. Car c’est un fait digne de remarque et plein de consolation, que la crise agricole, qui a eu son origine et sa cause première dans l’excès de production de certaines régions du monde, aura pour dernier résultat de pousser les autres à une production plus intense, en vertu de cet axiome économique qu’il faut produire beaucoup pour produire à bon marché. ( Très bien!)
N’est-ce pas pour arriver à produire beaucoup et au meilleur marché possible que le cerveau des savants est en travail d’un bout du monde à l’autre ? N’est-ce pas de cette poursuite acharnée du développement de la production sous toutes ses formes, qu’est sorti cet effort gigantesque de l’agriculture et de l’industrie, dont nous sommes en ce moment les témoins émerveillés ? (Applaudissements.)
Messieurs, quand on a contemplé cet admirable épanouissement du génie humain travaillant incessament à l’accroissement du bien-être général et du bonheur des peuples, on ne peut pas désespérer de l’avenir de l’humanité, et derrière les nuages sombres qui couvrent encore l’horizon, on aperçoit, avec la clarté de l’évidence, une aurore nouvelle qui se lève sur le monde. (Applau-
DISCOURS DE M. P.-P. DEHÉRAIN,
MEMBRE DE L’INSTITUT DE FRANCE, PROFESSEUR AU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE ET À L’ÉCOLE D’AGRICULTURE DE GRIGNON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL.
Messieurs,
Une visite aux galeries du quai d’Orsay suffit à monter que l’agriculture est en voie de transformation : naguère on ne rencontrait dans les expositions agricoles que des produits; aujourd’hui les tables sont couvertes d’appareils de laboratoire et de brochures, les murs sont tapissés de tableaux statistiques, de graphiques figurant les rendements des champs d’expériences. Au lieu de se laisser exclusivement guider par la tradition, et de refaire docilement ce que faisaient leurs pères, les cultivateurs, stimulés par une terrible concur rencc, s’animent et ardemment cherchent à faire mieux; loin de professer pour les enseignements de la science l’incrédulité de leurs devanciers, ils réclament son aide et suivent ses conseils.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,89 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



