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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES REDIGES SOUS LA DIRECTION DE M. MAGITOT, Secrétaire général, par MM. A. BERTILLON, BOURNET, COUTAGNE, secrétaires du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- RESUME DES PROCES VERBAUX DES SEANCES (p.3)
- Première séance. – Séance solennelle d'ouverture du Congrès (10 août 1889) (p.5)
- Deuxième séance. – 12 août (p.9)
- Troisième séance. – 12 août (p.11)
- Quatrième séance. – 13 août (p.13)
- Cinquième séance. – 13 août (p.15)
- Sixième séance. – 14 août (p.18)
- Septième séance. – 14 août (p.21)
- Huitième séance. – 16 août (p.24)
- Neuvième séance. – 16 août (p.26)
- Dixième séance. – 17 août (p.31)
- Onzième séance. – 17 août (p.35)
- Douzième séance. – séance de clôture (p.35)
- Dernière image
—+>( 12 )•«—
La discussion s’engage entre MM. Lacassagne, Manouvrier, Ploix, Van Hamel, Moleschott, Brouardel.
Pour M. Manouvrier l’expression d’cr anthropologie juridique » est préférable à celle d’tf anthropologie criminelle ».
M. Ploix demande à M. Lacassagne s’il ne serait pas partisan de l’enseignement des sciences biologiques dans les écoles secondaires.
M. Lacassagne répond qu’en ce temps de lutte contre le surmenage scolaire, la réforme serait inopportune, qu’en tout cas elle serait sans utilité.
M. Van Hamel accepte pleinement l’enseignement des sciences médico-légales dans les facultés de droit, mais il faut compter bien plus sur le zèle des professeurs que sur le bon vouloir des pouvoirs publics.
M. Moleschott rend hommage à la mémoire de Holtzendorff et de Man-cini. Il n’admet que l’enseignement de la science anthropologique sans qualificatif, idée à laquelle se rallient complètement MM. Brouardel et Manouvrier.
A propos de la communication de M. Lacassagne sur l’introduction de l’enseignement de la médecine légale dans l’étude du droit, M. le docteur Soutzo, délégué officiel du Gouvernement roumain, est d’avis que les deux propositions, celle de M. Lacassagne et celle de M. Brouardel sont identiques. Enseigner l’anthropologie criminelle c’est enseigner la médecine légale, celle-là faisant partie de celle-ci. M. Soutzo raconte comment, enseignant dans un hospice à ses élèves la médecine légale, il leur enseigne en même temps et nécessairement l’anthropologie criminelle.
S’inspirant des mêmes idées, M. Tarde réclame la création d’une école de magistrats criminels et rêve une scission nette entre les deux magistratures civile et criminelle. Le vœu proposé par M. Lacassagne que l’enseignement de la médecine légale soit introduit dans les écoles de droit peut-il être émis? Après une rapide discussion, au cours de laquelle ne s’est montrée qu’une opposition brièvement formulée, celle de M. Feré, le Congrès, à l’unanimité, moins deux voix, émet le vœu formulé par M. Lacassagne.
M. Dalifol, directeur de la colonie de la Loge (Cher), fait une communi-catibn sur les colonies pénitentiaires.
M. Motet expose ses idées sur l’éducation correctionnelle des enfants. La proportion des enfants sans éducation qui arrivent à la maison d’éducation correctionnelle de Paris est vraiment effrayante. En 187^, sur 390 enfants, 118 étaient complètement illettrés; en i884, sur 269 enfants, 57 étaient absolument illettrés. En 1876, sur 390 enfants, 273 étaient abandonnés; en 188à, le chiffre des abandonnés était de 177 sur 259 enfants. Des réformes en rapport avec les données de la biologie et de la sociologie criminelle s’imposent donc.
M. Dalifol répond à M. Motet en s’appuyant sur des faits qu’il a observés dans l’établissement de jeunes détenus qu’il dirige.
La séance est levée à 5 heures et demie.
L’un des secrétaires,
â– A. BOURNET.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 97,93 %.
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La discussion s’engage entre MM. Lacassagne, Manouvrier, Ploix, Van Hamel, Moleschott, Brouardel.
Pour M. Manouvrier l’expression d’cr anthropologie juridique » est préférable à celle d’tf anthropologie criminelle ».
M. Ploix demande à M. Lacassagne s’il ne serait pas partisan de l’enseignement des sciences biologiques dans les écoles secondaires.
M. Lacassagne répond qu’en ce temps de lutte contre le surmenage scolaire, la réforme serait inopportune, qu’en tout cas elle serait sans utilité.
M. Van Hamel accepte pleinement l’enseignement des sciences médico-légales dans les facultés de droit, mais il faut compter bien plus sur le zèle des professeurs que sur le bon vouloir des pouvoirs publics.
M. Moleschott rend hommage à la mémoire de Holtzendorff et de Man-cini. Il n’admet que l’enseignement de la science anthropologique sans qualificatif, idée à laquelle se rallient complètement MM. Brouardel et Manouvrier.
A propos de la communication de M. Lacassagne sur l’introduction de l’enseignement de la médecine légale dans l’étude du droit, M. le docteur Soutzo, délégué officiel du Gouvernement roumain, est d’avis que les deux propositions, celle de M. Lacassagne et celle de M. Brouardel sont identiques. Enseigner l’anthropologie criminelle c’est enseigner la médecine légale, celle-là faisant partie de celle-ci. M. Soutzo raconte comment, enseignant dans un hospice à ses élèves la médecine légale, il leur enseigne en même temps et nécessairement l’anthropologie criminelle.
S’inspirant des mêmes idées, M. Tarde réclame la création d’une école de magistrats criminels et rêve une scission nette entre les deux magistratures civile et criminelle. Le vœu proposé par M. Lacassagne que l’enseignement de la médecine légale soit introduit dans les écoles de droit peut-il être émis? Après une rapide discussion, au cours de laquelle ne s’est montrée qu’une opposition brièvement formulée, celle de M. Feré, le Congrès, à l’unanimité, moins deux voix, émet le vœu formulé par M. Lacassagne.
M. Dalifol, directeur de la colonie de la Loge (Cher), fait une communi-catibn sur les colonies pénitentiaires.
M. Motet expose ses idées sur l’éducation correctionnelle des enfants. La proportion des enfants sans éducation qui arrivent à la maison d’éducation correctionnelle de Paris est vraiment effrayante. En 187^, sur 390 enfants, 118 étaient complètement illettrés; en i884, sur 269 enfants, 57 étaient absolument illettrés. En 1876, sur 390 enfants, 273 étaient abandonnés; en 188à, le chiffre des abandonnés était de 177 sur 259 enfants. Des réformes en rapport avec les données de la biologie et de la sociologie criminelle s’imposent donc.
M. Dalifol répond à M. Motet en s’appuyant sur des faits qu’il a observés dans l’établissement de jeunes détenus qu’il dirige.
La séance est levée à 5 heures et demie.
L’un des secrétaires,
â– A. BOURNET.
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