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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES REDIGES SOUS LA DIRECTION DE M. MAGITOT, Secrétaire général, par MM. A. BERTILLON, BOURNET, COUTAGNE, secrétaires du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- RESUME DES PROCES VERBAUX DES SEANCES (p.3)
- Première séance. – Séance solennelle d'ouverture du Congrès (10 août 1889) (p.5)
- Deuxième séance. – 12 août (p.9)
- Troisième séance. – 12 août (p.11)
- Quatrième séance. – 13 août (p.13)
- Cinquième séance. – 13 août (p.15)
- Sixième séance. – 14 août (p.18)
- Septième séance. – 14 août (p.21)
- Huitième séance. – 16 août (p.24)
- Neuvième séance. – 16 août (p.26)
- Dixième séance. – 17 août (p.31)
- Onzième séance. – 17 août (p.35)
- Douzième séance. – séance de clôture (p.35)
- Dernière image
Quatrième séance. — 13 août (matin).
La séance est ouverte à 9 heures sous la présidence de M. Van Hamel, président d’honneur et délégué officiel du Gouvernement hollandais.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
M. Magitot, secrétaire général, lit un télégramme de M. Ed. Mayor qui, retenu à Rome par des devoirs impérieux, envoie ses meilleurs vœux au Congrès. Il dépose de la part de M. Alimena un mémoire destiné à paraître dans les Actes du Congrès.
L’ordre du jour appelle la discussion sur la deuxième question posée au Congrès : «Existe-t-il des caractères propres aux criminels? Les criminels présentent-ils en moyenne certains caractères anatomiques particuliers? Comment doit-on interpréter ces caractères ? r>
La parole est à M. Manouvrier, rapporteur.
M. Manouvrier développe quelques points de son rapport : il dit que s’il s’agissait simplement de la description des criminels il applaudirait de grand cœur aux intéressantes recherches de M. Lombroso et de ses disciples; mais il s’agit à'expliquer les criminels par l’anatomie, alors il ne se contente plus de faire des réserves au sujet de la rigueur scientifique des résultats annoncés; il considère les recherches elles-mêmes comme mal engagées et devant manquer leur but.
Au lieu d’envisager les délits et les crimes d’après les indications des codes et de diviser l’humanité en deux catégories : celle des individus arrêtés par la police et celle des non arrêtés, il vaudrait mieux envisager de véritables défauts physiologiques chez tous ceux qui les présentent, envisager comparativement les qualités opposées à ces défauts et chercher les rapports qui peuvent exister entre cette matière vraiment physiologique et l’anatomie. Les résultats ainsi obtenus concerneraient à la fois les criminels et les honnêtes gens. Ce que M. Lombroso est en train de faire c’est de criminaliser tous les caractères anatomiques. Tout honnête homme arrivera à être couvert de caractères anatomiques criminalisés. On se consolera d’être un criminel-né en songeant que l’on est honnête homme quand même. De tous ces caractères énumérés par M. Lombroso, la quantité ne supplée pas la qualité. M. Manouvrier rappelle les innombrables faits et les fameux succès de diagnostic dont se prévalaient les phrénologues parmi lesquels se trouvaient aussi des savants émérites. Il rappelle les nombreux résultats qui existaient naguère et qui n’ont eu qu’une existence éphémère. Il fait spécialement l’histoire d’un caractère criminalisé et il se demande combien il restera dans quelques années de ces nombreux caractères criminels énumérés aujourd’hui, lorsque l’ivraie aura été séparée du bon grain.
M. Lomrroso, pour répondre à l’argumentation de M. Manouvrier qui vise directement l’école italienne, dit qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. Il s’efforce de montrer comment il distingue les criminels. Les criminels d’occasion (assez rares : 36 en quatre ans sur i,4oo cas criminels) avaient des caractères anormaux. Ce n’est pas l’occasion qui fait le larron, c’est l’occasion qui fait que l’individu prédisposé à voler commet un vol.
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Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,74 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
La séance est ouverte à 9 heures sous la présidence de M. Van Hamel, président d’honneur et délégué officiel du Gouvernement hollandais.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
M. Magitot, secrétaire général, lit un télégramme de M. Ed. Mayor qui, retenu à Rome par des devoirs impérieux, envoie ses meilleurs vœux au Congrès. Il dépose de la part de M. Alimena un mémoire destiné à paraître dans les Actes du Congrès.
L’ordre du jour appelle la discussion sur la deuxième question posée au Congrès : «Existe-t-il des caractères propres aux criminels? Les criminels présentent-ils en moyenne certains caractères anatomiques particuliers? Comment doit-on interpréter ces caractères ? r>
La parole est à M. Manouvrier, rapporteur.
M. Manouvrier développe quelques points de son rapport : il dit que s’il s’agissait simplement de la description des criminels il applaudirait de grand cœur aux intéressantes recherches de M. Lombroso et de ses disciples; mais il s’agit à'expliquer les criminels par l’anatomie, alors il ne se contente plus de faire des réserves au sujet de la rigueur scientifique des résultats annoncés; il considère les recherches elles-mêmes comme mal engagées et devant manquer leur but.
Au lieu d’envisager les délits et les crimes d’après les indications des codes et de diviser l’humanité en deux catégories : celle des individus arrêtés par la police et celle des non arrêtés, il vaudrait mieux envisager de véritables défauts physiologiques chez tous ceux qui les présentent, envisager comparativement les qualités opposées à ces défauts et chercher les rapports qui peuvent exister entre cette matière vraiment physiologique et l’anatomie. Les résultats ainsi obtenus concerneraient à la fois les criminels et les honnêtes gens. Ce que M. Lombroso est en train de faire c’est de criminaliser tous les caractères anatomiques. Tout honnête homme arrivera à être couvert de caractères anatomiques criminalisés. On se consolera d’être un criminel-né en songeant que l’on est honnête homme quand même. De tous ces caractères énumérés par M. Lombroso, la quantité ne supplée pas la qualité. M. Manouvrier rappelle les innombrables faits et les fameux succès de diagnostic dont se prévalaient les phrénologues parmi lesquels se trouvaient aussi des savants émérites. Il rappelle les nombreux résultats qui existaient naguère et qui n’ont eu qu’une existence éphémère. Il fait spécialement l’histoire d’un caractère criminalisé et il se demande combien il restera dans quelques années de ces nombreux caractères criminels énumérés aujourd’hui, lorsque l’ivraie aura été séparée du bon grain.
M. Lomrroso, pour répondre à l’argumentation de M. Manouvrier qui vise directement l’école italienne, dit qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. Il s’efforce de montrer comment il distingue les criminels. Les criminels d’occasion (assez rares : 36 en quatre ans sur i,4oo cas criminels) avaient des caractères anormaux. Ce n’est pas l’occasion qui fait le larron, c’est l’occasion qui fait que l’individu prédisposé à voler commet un vol.
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