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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Deuxième congrès international d'anthropologie crimi...
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    • PROCES VERBAUX SOMMAIRES REDIGES SOUS LA DIRECTION DE M. MAGITOT, Secrétaire général, par MM. A. BERTILLON, BOURNET, COUTAGNE, secrétaires du Congrès (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • RESUME DES PROCES VERBAUX DES SEANCES (p.3)
    • Première séance. – Séance solennelle d'ouverture du Congrès (10 août 1889) (p.5)
    • Deuxième séance. – 12 août (p.9)
    • Troisième séance. – 12 août (p.11)
    • Quatrième séance. – 13 août (p.13)
    • Cinquième séance. – 13 août (p.15)
    • Sixième séance. – 14 août (p.18)
    • Septième séance. – 14 août (p.21)
    • Huitième séance. – 16 août (p.24)
    • Neuvième séance. – 16 août (p.26)
    • Dixième séance. – 17 août (p.31)
    • Onzième séance. – 17 août (p.35)
    • Douzième séance. – séance de clôture (p.35)
  • Dernière image
—«.( 21 )*—

l’on peut rendre à un décapité quelques parcelles de vie pendant quelques parcelles de secondes. L’idée d’une double mort choque le sentiment public. En tout cas, M. Herbette n’a pas à intervenir, attendu que, lorsque l’écrou est levé, le condamné à mort ne dépend plus de l’administration pénitentiaire, mais de l’autorité judiciaire et de la sûreté publique.

Quant aux visites dans les établissements pénitentiaires, l’administration est disposée en principe à donner les autorisations nécessaires ; il importe, toutefois, que les condamnés ne se croient pas l’objet d’une curiosité trop grande, comme le serait un fauve dans une cage.

La séance est levée à 11 heures un quart.

L'un des secrétaires,

A. BERTILLON.

Septième séance. — 14 août (soir).

La séance est ouverte à a heures, sous la présidence de M. le docteur Ladame, président d’honneur pour la Suisse.

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.

L’ordre du jour appelle la discussion du rapport sur la 5e question : «Sur la valeur relative des conditions individuelles, physiques, sociales, qui déterminent le crime», M. Enrico Ferri, rapporteur.

M. E. Ferri. L’école criminelle positive admet que la genèse de tout crime reconnaît comme cause originelle les facteurs anthropologiques ou personnels, le facteur physique ou du milieu ambiant, le facteur social ou du milieu social. Quelle est la valeur relative de ces trois facteurs? Le crime est à la fois biologique et sociologique. Il faut chercher l’influence et la valeur relative de chacun de ces facteurs anthropologique, physique, social. II y a des causes déterminantes pour chaque variété de crime. Dans les facteurs anthropologiques, il faut distinguer les facteurs psychologiques, physiologiques et anatomiques. Quant aux conditions du milieu physique, les statistiques françaises révèlent que le maximum des crimes contre la propriété a lieu en hiver et pendant les années de froid, alors que des causes sociales peuvent nettement intervenir. Les crimes-personnes et les attentats à la pudeur se montrent pendant les mois et les années à température élevée, alors que les conditions biologiques offrent une résistance faible. L’électricité atmosphérique, la pression barométrique, le climat, jouent aussi un certain rôle. Sans prédispositions ataviques, pas de crimes tels qu’assassinats suivis de vol. Cause et effet sont ici intimement liés, car chaque effet est à son tour une cause et vice versa. C’est la question byzantine de la préexistence de l’œuf ou de la poule. Si la misère est cause de l’ignorance, l’ignorance devient à son tour une cause de misère. *

Il y a chez certains criminels comme une sorte de daltonisme moral. Le meurtrier dira par exemple : « Je n’ai pas volé, je suis un honnête homme»; le voleur : k Je n’ai pas tué, je ne suis pas un assassin.» Nous devons, d’après cela, distinguer cinq espèces de criminels : criminel-né, fou-criminel, criminel d’occasion, passionnel, par habitude.




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