- Première image
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PAGE DE TITRE
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.5)
- DELEGUES DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS (p.12)
- PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.15)
- Première séance. – Séance d'ouverture du Congrès (Palais du Trocadéro). Lundi 17 juin 1889. Présidence de M. BAILLY) (p.15)
- Deuxième séance (Ecole des beaux-arts). – 18 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.20)
- Troisième séance (Ecole des beaux-arts, salle du cours de construction). – 19 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.22)
- Quatrième séance (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Mercredi soir 19 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.25)
- Cinquième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Jeudi matin 20 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER puis de M. Alfred NORMAND, vice-présidents (p.28)
- Sixième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Jeudi soir 20 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER puis de M. Ach. HERMANT, vice-présidents (p.30)
- Visite du lycée Molière à Auteuil (p.34)
- Septième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Vendredi matin 21 juin 1889. Présidence de M. R. Ph. SPIERS, Président (p.34)
- Visite de la nouvelle Sorbonne (p.35)
- Distribution des récompenses de la société centrale des architectes français (p.36)
- Huitième séance (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Samedi matin 22 juin 1889. Présidence de M. Le Baron Henry de GEYMULLER (p.37)
- Dernière séance. – séance de clôture (palais du Trocadéro). Samedi 22 juin 1889. Présidence de M. Bailly, président, puis de M. Henri TOLAIN, Sénateur (p.39)
- Dernière image
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vous assurer que dans les termes mêmes où ils sont présentés, il y a tout à ospc'rer des pouvoirs publics.
« C’est bien à tort, croyez-le, quon a voulu montrer la démocratie comme étant l’ennemie de la civilisation et de l’art. On a invoqué, à une certaine époque, tous les commentaires, tous les dit-on de certains philosophes, même de l’antiquité, qui voulaient mettre les poètes ci les artistes à la porte de la République. Telle n’est pas, dans tous les cas, notre démocratie. L’art a droit de cité chez elle et nul ne saurait l’en chasser et le faire disparaître, iîien loin d’avoir celle pensée, nous savons bien, nous qui avons pu loucher du doigt la misère profonde des classes pauvres, nous savons bien, au point de vue du progrès et delà civilisation, que l’art est nécessaire dans une république. L’artiste qui prend une idée corps à corps et qui sait en présenter aux masses une image saisissante les touche, les pénètre par le cœur et fait plus d’impression sur elles que n’en feraient toutes les théories de la science et les déductions de la logique.
«Les pouvoirs publics, je crois pouvoir le dire, sont tout disposés, en tenant compte des mille difficultés qu’ils rencontrent, à donner satisfaction à vos désirs, à vos aspirations et à vos vœux.
«Cette question de la propriété artistique, littéraire, et j’ajouterai industrielle et commerciale, est une des plus grosses questions de notre époque. Il n’est aucun de nous qui n’ait songé à la solution qu’il serait possible de lui donner et qui permettrait de consacrer les droits légitimes du créateur eu sauvegardant en même temps les intérêts de la société. Je crois que je ne m’engage pas trop en disant que tout ce qu’il sera possible de faire sera fait.
«11 y a d’autres questions qui vous intéressent et dont votre secrétaire a dit un mot tout à l’heure. H y a, par exemple, la possibilité de vous organiser en syndicats professionnels. C’est là une parole qui me touche profondément; j’ai consacré à cette question des syndicats professionnels une partie de ma vie et de mes efforts et je crois que la possibilité, dans une société organisée pour le travail, de constituer en syndicat des hommes de même métier et do même art, est une des conditions nécessaires de la société nouvelle qui est en voie de formation. Je suis d’avis, par conséquent, que, quels que soient la profession, l’art ou le métier, le droit de réunion et d’association doit être accompagné du droit de créer des sociétés où la personnalité civile soit accordée à tous les citoyens. Je dis la personnalité civile dans une mesuro restreinte, — je parle ici comme législateur, — parce que j’ai encore présent à l’esprit le souvenir de ce qui existait dans notre pays et dans tant d’autres pays voisins, où ce qu’on appelait la mainmorte permettait à certaines congrégations, à certaines collectivités d’hommes, d’accaparer dans une proportion toujours grandissante la fortune publique, si bien qu’à un jour donné, au nom d’idées vieillies, mortes, pourrait-on dire, la société était subjuguée et dominée par ce fait que le mort conduisait le vif, arrêtant ainsi toute espèce de civilisation et de progrès.
«Voilà pourquoi je mets des limites à ce qu’on appelle la personnalité civile; mais, dans l’ordre d’idées où s’est placé votre secrétaire, je suis convaincu que d’ici à peu de temps vous aurez conquis le droit de vous constituer en syndicats professionnels comme les ouvriers et les patrons des autres professions. Pourquoi les magistrats ont-ils jusqu’ici refusé de reconnaître ce
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