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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international des architectes. Troisième s...
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  • PAGE DE TITRE
    • PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • COMITE DE PATRONAGE (p.5)
    • DELEGUES DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS (p.12)
    • PROCES VERBAUX SOMMAIRES (p.15)
    • Première séance. – Séance d'ouverture du Congrès (Palais du Trocadéro). Lundi 17 juin 1889. Présidence de M. BAILLY) (p.15)
    • Deuxième séance (Ecole des beaux-arts). – 18 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.20)
    • Troisième séance (Ecole des beaux-arts, salle du cours de construction). – 19 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.22)
    • Quatrième séance (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Mercredi soir 19 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER, Vice président (p.25)
    • Cinquième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Jeudi matin 20 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER puis de M. Alfred NORMAND, vice-présidents (p.28)
    • Sixième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Jeudi soir 20 juin 1889. Présidence de M. Ch. GARNIER puis de M. Ach. HERMANT, vice-présidents (p.30)
    • Visite du lycée Molière à Auteuil (p.34)
    • Septième séance. (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Vendredi matin 21 juin 1889. Présidence de M. R. Ph. SPIERS, Président (p.34)
    • Visite de la nouvelle Sorbonne (p.35)
    • Distribution des récompenses de la société centrale des architectes français (p.36)
    • Huitième séance (Ecole des beaux-arts, hémicycle). – Samedi matin 22 juin 1889. Présidence de M. Le Baron Henry de GEYMULLER (p.37)
    • Dernière séance. – séance de clôture (palais du Trocadéro). Samedi 22 juin 1889. Présidence de M. Bailly, président, puis de M. Henri TOLAIN, Sénateur (p.39)
  • Dernière image
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droit aux hommes de certaines autres professions libérales? C’est que la magistrature, gardienne des traditions, a craint peut-être de sortir de l’esprit de la loi en vous donnant un droit dont vous pourriez faire une arme offensive contre le reste de la société; tandis qu’en accordant ce droit aux ouvriers et aux patrons des autres métiers, elle entendait n’accorder à ceux-ci qu’un droit de défense, d’entente et de conciliation. C’est ainsi que cela commence toujours, chaque fois qu’une nouveauté est créée dans la société moderne, elle commence toujours par mettre en face des intérêts opposés qui cherchent à s’en faire une arme offensive; puis, par la force des choses, cette arme offensive devient, par la sagesse de ceux qui la détiennent et par la nécessité de vivre en bonnes relations, une arme de défense au besoin; mais, dans la plupart des cas, un traité de solidarité. C’est dans cet esprit que vous réclamez le droit de vous constituer en syndicats professionnels, et dans cet esprit je crois pouvoir vous dire : le concours des pouvoirs publics vous est acquis.

a J’ai, avant de terminer, mes chers concitoyens, à vous remercier, tout particulièrement et plus que personne, de ne pas vous être renfermés étroitement dans vos intérêts personnels, et d’avoir compris qu’à côté de vous il y avait des collaborateurs intéressants, utiles, dont le concours vous était nécessaire pour réaliser vos grandes conceptions. En organisant pour eux des cours, en développant leur instruction, vous avez voulu leur donner une preuve de confraternité et de sympathie; en permettant à ces hommes sortis de ce qu’on appelle encore les classes inférieures, de s’élever peu à peu jusqu’à vous par l’instruction et l’éducation, vous avez montré que vous vouliez en faire vos collaborateurs et vos amis; je vous en remercie très sincèrement.

crII ne faut pas, du reste, s’y tromper; il ne suffit pas qu’une grande conception architecturale soit sortie du cerveau d’un artiste pour qu’il ait le pouvoir de la réaliser, il faut encore qu’il trouve, pour l’exécuter, des interprètes fidèles de sa pensée, et ce ne sont pas des interprètes fidèles ceux qui exécutent comme des manœuvres inintelligents les conceptions sur lesquelles vous avez médité si longtemps.

tr Je disais, en commençant, que dans toutes les civilisations et dans tous les temps vous inscriviez votre pensée sur la pierre et le marbre et que vous la transmettiez ainsi aux générations fulur.es. Chaque génération a ainsi son œuvre à accomplir. Vos ancêtres ont créé les grands temples, les grandes basiliques; ceux qui les ont suivis ont édifié les palais des rois; aujourd’hui, nous cherchons à construire les temples de la science. Pour vous, Messieurs, il y a une œuvre utile à accomplir, c’est celle qui consiste à améliorer, dans le sens de l’hygiène et des nécessités de la vie moderne, les maisons que nous habitons. Et quand je parle des habitations modernes, je n’en parle pas dans le sens général du mot, mais dans le sens plus spécial de ces maisons ouvrières dont vous avez pu voir des spécimens à cette Exposition dont on vous a fait tout à l’heure un éloge si complet qu’il ne m’appartient pas d’y rien ajouter. Oui, je songe à ces tentatives faites par des philanthropes, par des hommes dévoués aux intérêts humanitaires, je songe à la petite maison destinée au plus humble de nos travailleurs, le nid où il élèvera sa famille, le foyer près duquel, la journée terminée, il pourra se retirer au milieu des siens, milieu dans lequel se développeront tous ses bons sentiments; c’est là, Messieurs, une question intéressante, digne de vos méditations et de vos-




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