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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
- Dernière image
.( 19 >«—
SECTION IL
HYGIÈNE URBAINE ET RURALE.
Chauffage et aération des habitations. — La maison qui abrite nos repos et nos occupations sédentaires, au cours des saisons et des intempéries, devient insalubre si l’on n’y entretient pas la quantité de calorique favorable à la constance de la température physiologique du corps et si l’on n’y renouvelle pas, à mesure que nous la salissons, l’atmosphère qui y est enfermée avec nous. Cette double opération, généralement appelée te chauffage et ventilation », et que MM. Émile Trélat et Somasco, rapporteurs de cette question, nomment ttchauffage et aération», est d’autant plus urgente que les climats sont plus rigoureux et que les clôtures des maisons sont hermétiques. Elle est d’autant plus difficile à réaliser que l’espace occupé par les habitations est plus restreint et que les occupants sont plus nombreux.
Après un exposé complet des données de la question, les rapporteurs énoncent les conclusions suivantes :
L’hygiène commande de : i° nous chauffer dans nos maisons par radiation murale; 2° y respirer toujours l’air le plus frais, puisé immédiatement dans l’atmosphère extérieure et introduit par les voies d’accès les plus nombreuses et les plus diverses; 3° aérer les murs dans leur profondeur.
Pour M. le docteur Richard, la base sur laquelle on a jusqu’ici calculé le cube d’air neuf nécessaire par homme et par heure et qui repose sur la viciation de l’air par la respiration ne saurait plus être admise; dans les locaux habités, la ventilation doit avant tout contribuer à priver l’atmosphère des germes pathogènes; cette ventilation anti-microbienne donne son effet maximum au moment où les habitants viennent de quitter le local et au moment où l’on fait le ménage; elle doit être intermittente et procéder à de véritables chasses d’air; une stricte propreté est l’auxiliaire indispensable de cette ventilation.
M. Ch. Herscher considère comme dangereuse l’idée de regarder le renouvellement constant de l’air d’un local habité comme devant être placé au second rang dans les préoccupations des hygiénistes. Il croyait que la cause de l’aération continue de locaux habités était définitivement gagnée, à en juger par les résultats qu’elle a partout produits.
M. le docteur Corfield est de l’avis de MM. Émile Trélat et Herscher. En Angleterre, cette question ne fait plus de doute. Il faut introduire îoo mètres cubes d’air neuf par homme et par heure; lorsque l’air d’une pièce contient plus de 2 dix-millièmes d’acide carbonique, on peut dire que cette pièce est mal ventilée.
Pour M. Émile Trélat, les chasses d’air que préconise M. Richard sont utiles; c’est un procédé de nettoiement qu’il recommande depuis longtemps, mais qui ne constitue qu’une opération complémentaire de l’aération.
M. le docteur Richard persiste à croire que l’air cause ses plus grands méfaits par infection et non par intoxication.
a.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,86 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
SECTION IL
HYGIÈNE URBAINE ET RURALE.
Chauffage et aération des habitations. — La maison qui abrite nos repos et nos occupations sédentaires, au cours des saisons et des intempéries, devient insalubre si l’on n’y entretient pas la quantité de calorique favorable à la constance de la température physiologique du corps et si l’on n’y renouvelle pas, à mesure que nous la salissons, l’atmosphère qui y est enfermée avec nous. Cette double opération, généralement appelée te chauffage et ventilation », et que MM. Émile Trélat et Somasco, rapporteurs de cette question, nomment ttchauffage et aération», est d’autant plus urgente que les climats sont plus rigoureux et que les clôtures des maisons sont hermétiques. Elle est d’autant plus difficile à réaliser que l’espace occupé par les habitations est plus restreint et que les occupants sont plus nombreux.
Après un exposé complet des données de la question, les rapporteurs énoncent les conclusions suivantes :
L’hygiène commande de : i° nous chauffer dans nos maisons par radiation murale; 2° y respirer toujours l’air le plus frais, puisé immédiatement dans l’atmosphère extérieure et introduit par les voies d’accès les plus nombreuses et les plus diverses; 3° aérer les murs dans leur profondeur.
Pour M. le docteur Richard, la base sur laquelle on a jusqu’ici calculé le cube d’air neuf nécessaire par homme et par heure et qui repose sur la viciation de l’air par la respiration ne saurait plus être admise; dans les locaux habités, la ventilation doit avant tout contribuer à priver l’atmosphère des germes pathogènes; cette ventilation anti-microbienne donne son effet maximum au moment où les habitants viennent de quitter le local et au moment où l’on fait le ménage; elle doit être intermittente et procéder à de véritables chasses d’air; une stricte propreté est l’auxiliaire indispensable de cette ventilation.
M. Ch. Herscher considère comme dangereuse l’idée de regarder le renouvellement constant de l’air d’un local habité comme devant être placé au second rang dans les préoccupations des hygiénistes. Il croyait que la cause de l’aération continue de locaux habités était définitivement gagnée, à en juger par les résultats qu’elle a partout produits.
M. le docteur Corfield est de l’avis de MM. Émile Trélat et Herscher. En Angleterre, cette question ne fait plus de doute. Il faut introduire îoo mètres cubes d’air neuf par homme et par heure; lorsque l’air d’une pièce contient plus de 2 dix-millièmes d’acide carbonique, on peut dire que cette pièce est mal ventilée.
Pour M. Émile Trélat, les chasses d’air que préconise M. Richard sont utiles; c’est un procédé de nettoiement qu’il recommande depuis longtemps, mais qui ne constitue qu’une opération complémentaire de l’aération.
M. le docteur Richard persiste à croire que l’air cause ses plus grands méfaits par infection et non par intoxication.
a.
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