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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
- Dernière image
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les attributions qu’aurait ce service. Cette proposition est adoptée par la Section.
M. le docteur Le Roy des Barres fait approuver par la Section le vœu que l’Administration veille à l’application dans toute leur rigueur des règlements de police sanitaire concernant la rage.
SECTION III.
BACTÉRIOLOGIE APPLIQUÉE À L’HYGIENE, ÉPIDÉMIOLOGIE.
Action du sol sur les germes pathogènes. — MM. les docteurs Grancher et Richard ont préparé sur cette question un important rapport dont voici le résumé sommaire :
Les germes pathogènes déposés sur le sol sont surtout cantonnés dans les couches les plus superficielles ; à la faible profondeur de o m. 5o à i mètre, on n’en trouve plus que très peu. Ils se multiplient difficilement dans le sol, mais peuvent s’y conserver longtemps à l’état de spores. Les germes pathogènes du sol sont détruits par la concurrence des saprophytes ; ceux de la surface le sont surtout par l’action de la lumière solaire; celle-ci doit être considérée comme un puissant agent d’assainissement. La culture intensive, qui ramène successivement à la surface les germes de la profondeur, est le meilleur procédé pour détruire les germes pathogènes du sol. Les bouleversements de terrains mettent en circulation une grande quantité de germes pathogènes. Une couche continue de s à 8 mètres de terre suffit, en général, pour protéger la nappe souterraine contre l’apport de germes pathogènes.
M. le docteur Vallin est frappé de l’antagonisme qui semble exister entre ce qui se voit dans la pratique journalière et les résultats de l’expérimentation pour le tétanos et la septicémie. On dit aussi dans le rapport que les germes disparaissent par l’action de la chaleur et de la lumière; comment se fait-il, dès lors, que, en inoculant le sol des couches superficielles qui est en rapport avec ces agents, on produise la septicémie et le tétanos ?
M. le docteur Richard ne croit pas que la différence signalée par M. Vallin entre la clinique et le laboratoire soit suffisante pour faire douter de ce que montre l’expérimentation sur la présence du bacille du tétanos à la surface du sol. Il ne suffit pas qu’il y ait contact entre ce sol souillé et le corps humain, il faut encore que l’inoculation puisse se faire.
M. le docteur Cornil ajoute qu’il n’est pas rare d’observer de la septicémie gangréneuse dans des cas de fractures communitives avec pénétration de terre ; mais les expériences ne peuvent se faire sur l’homme comme dans le laboratoire. Ici l’on a soin de mettre la terre dans le tissu sous-cutané, riche en lymphatiques; normalement, l’animal serait protégé par ses poils, qui empêcheraient le contact de la terre.
M. le docteur Odo Bujwid a inoculé deux lapins dans le péritoine avec des crachats très riches en bacilles tuberculeux et provenant d’un phtisique, mort quelques jours après. Un de ces lapins a été sacrifié et l’autopsie a montré qu’il était très nettement tuberculeux; l’autre lapin, au contraire,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,06 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
les attributions qu’aurait ce service. Cette proposition est adoptée par la Section.
M. le docteur Le Roy des Barres fait approuver par la Section le vœu que l’Administration veille à l’application dans toute leur rigueur des règlements de police sanitaire concernant la rage.
SECTION III.
BACTÉRIOLOGIE APPLIQUÉE À L’HYGIENE, ÉPIDÉMIOLOGIE.
Action du sol sur les germes pathogènes. — MM. les docteurs Grancher et Richard ont préparé sur cette question un important rapport dont voici le résumé sommaire :
Les germes pathogènes déposés sur le sol sont surtout cantonnés dans les couches les plus superficielles ; à la faible profondeur de o m. 5o à i mètre, on n’en trouve plus que très peu. Ils se multiplient difficilement dans le sol, mais peuvent s’y conserver longtemps à l’état de spores. Les germes pathogènes du sol sont détruits par la concurrence des saprophytes ; ceux de la surface le sont surtout par l’action de la lumière solaire; celle-ci doit être considérée comme un puissant agent d’assainissement. La culture intensive, qui ramène successivement à la surface les germes de la profondeur, est le meilleur procédé pour détruire les germes pathogènes du sol. Les bouleversements de terrains mettent en circulation une grande quantité de germes pathogènes. Une couche continue de s à 8 mètres de terre suffit, en général, pour protéger la nappe souterraine contre l’apport de germes pathogènes.
M. le docteur Vallin est frappé de l’antagonisme qui semble exister entre ce qui se voit dans la pratique journalière et les résultats de l’expérimentation pour le tétanos et la septicémie. On dit aussi dans le rapport que les germes disparaissent par l’action de la chaleur et de la lumière; comment se fait-il, dès lors, que, en inoculant le sol des couches superficielles qui est en rapport avec ces agents, on produise la septicémie et le tétanos ?
M. le docteur Richard ne croit pas que la différence signalée par M. Vallin entre la clinique et le laboratoire soit suffisante pour faire douter de ce que montre l’expérimentation sur la présence du bacille du tétanos à la surface du sol. Il ne suffit pas qu’il y ait contact entre ce sol souillé et le corps humain, il faut encore que l’inoculation puisse se faire.
M. le docteur Cornil ajoute qu’il n’est pas rare d’observer de la septicémie gangréneuse dans des cas de fractures communitives avec pénétration de terre ; mais les expériences ne peuvent se faire sur l’homme comme dans le laboratoire. Ici l’on a soin de mettre la terre dans le tissu sous-cutané, riche en lymphatiques; normalement, l’animal serait protégé par ses poils, qui empêcheraient le contact de la terre.
M. le docteur Odo Bujwid a inoculé deux lapins dans le péritoine avec des crachats très riches en bacilles tuberculeux et provenant d’un phtisique, mort quelques jours après. Un de ces lapins a été sacrifié et l’autopsie a montré qu’il était très nettement tuberculeux; l’autre lapin, au contraire,
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