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PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
- Dernière image
—u.( 42 ).**-—
Il est aussi une maladie qui semble évoluer de la même manière que la tuberculose, c’est l’anthracose pulmonaire.
En thèse générale, une muqueuse ne peut favoriser le passage d’une mole'-cule étrangère tant quelle est recouverte de son épithélium. Lorsqu’elle en est dépourvue, les molécules charbonneuses passent à travers, et leur présence dans le tissu pulmonaire produit des désordres pouvant aller jusqu’à la nécrobiose du. parenchyme.
M. le docteur Fabre croit que la rareté de la tuberculose chez les mineurs peut être attribuée à ce fait que les mineurs qui n’ônt pas la force et la vigueur nécessaires s’abstiennent de descendre dans les mines.
C’est pour cela que la mortalité par tuberculose pulmonaire est si faible chez les mineurs. L’anthracnose est une maladie très fréquente; elle atteint presque tous les mineurs ; mais souvent elle est très légère et constitue à peine une maladie. Pourtant, lorsqu’elle existe, elle augmente notablement l’emphysème pulmonaire et la dilatation bronchique. Si les poussières charbonneuses sont très abondantes, elles entraînent un état d’inflammation.
M. le docteur Mathias Roth demande si, en Belgique, on n’emploie pas des appareils propres à empêcher l’absorption des particules charbonneuses, et si l’on a fait des essais pour prévenir le développement de la tuberculose pulmonaire dans certaines familles. N’a-t-on pas essayé l’action du charbon dans le traitement de la tuberculose?
M. le docteur Kuborn répond que la question de l’emploi des masques a été essayée, mais les ouvriers n’en veulent pas; du reste, le procédé est difficile. On emploie tout simplement l’arrosage quand les poussières de charbon sont en trop grande abondance, et l’on empêche ainsi leur dissémination.
M. le docteur Crocq expose qu’il a confectionné un appareil pour introduire des poussières de charbon dans les voies respiratoires; l’instrument existe, mais les expériences n’ont pas encore été faites. Du reste, il croit quo, pour obtenir des résultats, il faudrait placer les malades dans des appartements où ils seraient soumis à l’action du charbQn comme s’ils étaient dans les mines, mais la chose est peu pratique.
M. le docteur Van den CoRPur ne pense pas que la poussière de charbon puisse seule avoir une action sur le développement de la tuberculose. Il faut tenir compte d’autres facteurs, tels que le dégagement d’acide sulfurique, etc. Il ajoute que le même fait d’immunité s’observe dans d’autres mines. Dans les mines de sel gemme, en Bavière, il a pu constater une immunité réelle chez les ouvriers chargés de l’extraction du sel.
Pour M. le docteur Crocq, il peut assurément y avoir d’autres facteurs, et le sel gemme, en particulier, semble jouer un rôle, car c’est non seulement un préservatif, mais aussi un curatif de la tuberculose. Certaines eaux chlorurées sodiques ont été employées avec succès en Allemagne contre la tuberculose au premier degré.
Depuis longtemps on a signalé les dangers que courent les ouvriers chargés de la fabrication des grilles destinées à la production de la céruse. En effet, la fusion du plomb s’opère dans des bassins ouverts, et les ouvriers prennent, à l’aide d’une cuiller, le plomb en fusion pour le déverser sur les formes. Les émanations plombiques déterminent souvent des accidents saturnins. M. le
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,25 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Il est aussi une maladie qui semble évoluer de la même manière que la tuberculose, c’est l’anthracose pulmonaire.
En thèse générale, une muqueuse ne peut favoriser le passage d’une mole'-cule étrangère tant quelle est recouverte de son épithélium. Lorsqu’elle en est dépourvue, les molécules charbonneuses passent à travers, et leur présence dans le tissu pulmonaire produit des désordres pouvant aller jusqu’à la nécrobiose du. parenchyme.
M. le docteur Fabre croit que la rareté de la tuberculose chez les mineurs peut être attribuée à ce fait que les mineurs qui n’ônt pas la force et la vigueur nécessaires s’abstiennent de descendre dans les mines.
C’est pour cela que la mortalité par tuberculose pulmonaire est si faible chez les mineurs. L’anthracnose est une maladie très fréquente; elle atteint presque tous les mineurs ; mais souvent elle est très légère et constitue à peine une maladie. Pourtant, lorsqu’elle existe, elle augmente notablement l’emphysème pulmonaire et la dilatation bronchique. Si les poussières charbonneuses sont très abondantes, elles entraînent un état d’inflammation.
M. le docteur Mathias Roth demande si, en Belgique, on n’emploie pas des appareils propres à empêcher l’absorption des particules charbonneuses, et si l’on a fait des essais pour prévenir le développement de la tuberculose pulmonaire dans certaines familles. N’a-t-on pas essayé l’action du charbon dans le traitement de la tuberculose?
M. le docteur Kuborn répond que la question de l’emploi des masques a été essayée, mais les ouvriers n’en veulent pas; du reste, le procédé est difficile. On emploie tout simplement l’arrosage quand les poussières de charbon sont en trop grande abondance, et l’on empêche ainsi leur dissémination.
M. le docteur Crocq expose qu’il a confectionné un appareil pour introduire des poussières de charbon dans les voies respiratoires; l’instrument existe, mais les expériences n’ont pas encore été faites. Du reste, il croit quo, pour obtenir des résultats, il faudrait placer les malades dans des appartements où ils seraient soumis à l’action du charbQn comme s’ils étaient dans les mines, mais la chose est peu pratique.
M. le docteur Van den CoRPur ne pense pas que la poussière de charbon puisse seule avoir une action sur le développement de la tuberculose. Il faut tenir compte d’autres facteurs, tels que le dégagement d’acide sulfurique, etc. Il ajoute que le même fait d’immunité s’observe dans d’autres mines. Dans les mines de sel gemme, en Bavière, il a pu constater une immunité réelle chez les ouvriers chargés de l’extraction du sel.
Pour M. le docteur Crocq, il peut assurément y avoir d’autres facteurs, et le sel gemme, en particulier, semble jouer un rôle, car c’est non seulement un préservatif, mais aussi un curatif de la tuberculose. Certaines eaux chlorurées sodiques ont été employées avec succès en Allemagne contre la tuberculose au premier degré.
Depuis longtemps on a signalé les dangers que courent les ouvriers chargés de la fabrication des grilles destinées à la production de la céruse. En effet, la fusion du plomb s’opère dans des bassins ouverts, et les ouvriers prennent, à l’aide d’une cuiller, le plomb en fusion pour le déverser sur les formes. Les émanations plombiques déterminent souvent des accidents saturnins. M. le
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