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PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
- Dernière image
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morbides, les anciennes quarantaines seront supprimées et remplacées par des mesures de désinfection appropriées, c’est-à-dire que tout navire, quelle que soit sa provenance, auquel il ne sera pas jugé nécessaire d’appliquer des mesures de désinfection, sera admis en libre pratique.
M. le docteur Proust rappelle combien l’administration sanitaire française fait d’efforts pour adoucir la rigueur des mesures quarantenaires ; pour pouvoir les abandonner tout à fait, il lui faut des garanties, et celles-ci sont : l’exécution des mesures de désinfection à bord et la désignation de médecins sanitaires commissionnés dont les déclarations puissent inspirer toute confiance. En fait, depuis quelques années, les navires, malheureusement en nombre trop restreint, qui ont offert ces garanties, ont eu la libre pratique immédiate; jusqu’en ces derniers temps, on n’avait pas fait, depuis dix-sept mois, un seul jour de quarantaine au Frioul, lorsqu’un navire infecté, le Calédonien, est arrivé sans présenter ces garanties. Par contre, les autorités anglaises ne craignent pas d’être des plus rigoureuses lorsqu’il y a danger; la Néva a été retenue seize jours en quarantaine à Southampton tout récemment, parce quelle avait eu un décès de fièvre jaune à bord, en cours de traversée. En fin de compte, M. le docteur Proust propose de remplacer, dans sa conclusion, les mots : entraves quarantenaires par ceux-ci : mesures restrictives. Cette modification est acceptée et votée à l’unanimité.
Ce débat reprend sous une nouvelle forme, à propos d’une communication de M. le docteur Séné sur les médecins sanitaires embarqués. Pour l’auteur de ce travail, il est de toute nécessité que la nation soit renseignée très exactement sur l’état sanitaire des pays avec lesquels elle est en relations.
Les épidémies qui surgissent dans un pays ne sont déclarées que longtemps après qu’elles ont éclaté. — Les médecins des navires n’ont pas, à son avis, assez d’indépendance; ils sont trop soumis à l’autorité des capitaines.
Dans de pareilles conditions, le médecin se trouve placé entre son devoir et son intérêt, et c’est souvent ce dernier qui l’emporte. Il en résulte que, la plupart du temps, les autorités n’ont que des renseignements très insuffisants sur la santé à bord des navires; souvent même ces renseignements sont faux, car c’est l’intérêt qui les dicte. Les médecins devraient être commissionne's par l’Etat après examen. Il n’ignore pas qu’on a déjà proposé de faire nommer les médecins par le Gouvernement, mais les armateurs s’y sont opposés en répondant qu’il ne pouvait y avoir deux autorités à bord et que le capitaine d’un navire ne pouvait être soumis au contrôle du médecin. Il insiste, pour qu’il soit pris, pendant la traversée, des mesures sévères de désinfection, ce qui serait assurément un des meilleurs procédés de prophylaxie. C’est pourquoi il dépose les conclusions ci-après :
i° Émettre le vœu que les propositions adoptées par la conférence de Rome soient suivies d’une convention internationale.
2° Qu’en attendant, chaque nation fasse, dans le sens indiqué plus haut, tout ce qui est possible pour atteindre le but cherché et diminuer les entraves apportées au commerce, en nommant les médecins embarqués des Compagnies subventionnées qui relèveraient directement de l’État et ne pourraient être révoqués que par lui.
M. le docteur Treille. Il paraît difficile d’adopter actuellement ces conclu-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,39 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
morbides, les anciennes quarantaines seront supprimées et remplacées par des mesures de désinfection appropriées, c’est-à-dire que tout navire, quelle que soit sa provenance, auquel il ne sera pas jugé nécessaire d’appliquer des mesures de désinfection, sera admis en libre pratique.
M. le docteur Proust rappelle combien l’administration sanitaire française fait d’efforts pour adoucir la rigueur des mesures quarantenaires ; pour pouvoir les abandonner tout à fait, il lui faut des garanties, et celles-ci sont : l’exécution des mesures de désinfection à bord et la désignation de médecins sanitaires commissionnés dont les déclarations puissent inspirer toute confiance. En fait, depuis quelques années, les navires, malheureusement en nombre trop restreint, qui ont offert ces garanties, ont eu la libre pratique immédiate; jusqu’en ces derniers temps, on n’avait pas fait, depuis dix-sept mois, un seul jour de quarantaine au Frioul, lorsqu’un navire infecté, le Calédonien, est arrivé sans présenter ces garanties. Par contre, les autorités anglaises ne craignent pas d’être des plus rigoureuses lorsqu’il y a danger; la Néva a été retenue seize jours en quarantaine à Southampton tout récemment, parce quelle avait eu un décès de fièvre jaune à bord, en cours de traversée. En fin de compte, M. le docteur Proust propose de remplacer, dans sa conclusion, les mots : entraves quarantenaires par ceux-ci : mesures restrictives. Cette modification est acceptée et votée à l’unanimité.
Ce débat reprend sous une nouvelle forme, à propos d’une communication de M. le docteur Séné sur les médecins sanitaires embarqués. Pour l’auteur de ce travail, il est de toute nécessité que la nation soit renseignée très exactement sur l’état sanitaire des pays avec lesquels elle est en relations.
Les épidémies qui surgissent dans un pays ne sont déclarées que longtemps après qu’elles ont éclaté. — Les médecins des navires n’ont pas, à son avis, assez d’indépendance; ils sont trop soumis à l’autorité des capitaines.
Dans de pareilles conditions, le médecin se trouve placé entre son devoir et son intérêt, et c’est souvent ce dernier qui l’emporte. Il en résulte que, la plupart du temps, les autorités n’ont que des renseignements très insuffisants sur la santé à bord des navires; souvent même ces renseignements sont faux, car c’est l’intérêt qui les dicte. Les médecins devraient être commissionne's par l’Etat après examen. Il n’ignore pas qu’on a déjà proposé de faire nommer les médecins par le Gouvernement, mais les armateurs s’y sont opposés en répondant qu’il ne pouvait y avoir deux autorités à bord et que le capitaine d’un navire ne pouvait être soumis au contrôle du médecin. Il insiste, pour qu’il soit pris, pendant la traversée, des mesures sévères de désinfection, ce qui serait assurément un des meilleurs procédés de prophylaxie. C’est pourquoi il dépose les conclusions ci-après :
i° Émettre le vœu que les propositions adoptées par la conférence de Rome soient suivies d’une convention internationale.
2° Qu’en attendant, chaque nation fasse, dans le sens indiqué plus haut, tout ce qui est possible pour atteindre le but cherché et diminuer les entraves apportées au commerce, en nommant les médecins embarqués des Compagnies subventionnées qui relèveraient directement de l’État et ne pourraient être révoqués que par lui.
M. le docteur Treille. Il paraît difficile d’adopter actuellement ces conclu-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,39 %.
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