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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
- Dernière image
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peut les regarder non plus comme des écoles de moralité'. 11 propose donc qu’on relègue les fêtes foraines en dehors des grandes villes. — La Section adopte cette proposition.
SECTION VI.
HYGIÈNE ALIMENTAIBE.
«
Accidents cotisés par les substances alimentaires d’origine animale contenant des alcaloïdes toxiques. — MM. Brooardel, Gabriel Pouchet et Paul Loye, rapporteurs. Le rapport, en rappelant la de'couverte des ptomaïnes et des leuco-maïnes et l’influence nocive que ces alcaloïdes peuvent avoir, fait de sérieuses réserves sur la part qu’on leur attribue dans les accidents causés par des substances alimentaires altérées. Dans la majorité des cas, la recherche chimique n’a pas été faite, et c’est par une simple induction qu’on a rapporté aux ptomaïnes la cause des accidents observés.
Cette induction paraît, d’ailleurs, fort légitime. Si la mytile'toxine est le seul poison organique isolé jusqu’ici dans les expertises, d’autres ptomaïnes toxiques ont, en effet, été extraites, dans les recherches de laboratoire, de substances présentant les plus grandes analogies avec les matières alimentaires causes des accidents.
Il semble, d’autre part, un peu hâtif, encore aujourd’hui, de donner des caractères généraux à de pareils empoisonnements.
Il serait sage de renoncer à cette qualification trop grave d’empoisonnement par les ptomaïnes qu’emploient les hygiénistes pour désigner les accidents produits par les matières alimentaires d’origine animale. La formule physiologique a sa précision comme la formule chimique. Quoi qu’il en soit, il est probable que ces accidents ne reconnaissent pas tous pour cause le même poison.
D’autre part, les matières alimentaires animales peuvent véhiculer les micro-organismes du charbon, de la tuberculose, etc., et provoquer ainsi des affections spécifiques bien connues. Des travaux récents montrent qu’une partie, au moins, des accidents attribués aux ptomaïnes contenues dans les substances alimentaires d’origine animale seraient imputables à des infiniment petits ingérés avec les aliments.
La question n’a pas seulement un intérêt théorique. Suivant qu’on aura affaire à une intoxication ou à une infection, les moyens prophylactiques, de même que les moyens thérapeutiques, devront être modifiés. Par exemple, la cuisson prolongée, qui a été recommandée pour éviter les accidents des viandes malsaines, pourra suffire s’il s’agit de microbes. Mais s’il s’agit de ptomaïnes, on sait que certaines d’entre elles peuvent impunément supporter la température de 100 degrés; la cuisson, en pareil cas, deviendra une précaution inefficace et insuffisante.
Le problème n’est donc pas encore résolu au point de vue scientifique; il l’est, par conséquent, encore moins an point de vue hygiénique. Voilà pourquoi il y a lieu do demander aux chimistes, aux physiologistes et aux micro-biologistes des indications moins vagues sur les altérations de toute nature
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,94 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
peut les regarder non plus comme des écoles de moralité'. 11 propose donc qu’on relègue les fêtes foraines en dehors des grandes villes. — La Section adopte cette proposition.
SECTION VI.
HYGIÈNE ALIMENTAIBE.
«
Accidents cotisés par les substances alimentaires d’origine animale contenant des alcaloïdes toxiques. — MM. Brooardel, Gabriel Pouchet et Paul Loye, rapporteurs. Le rapport, en rappelant la de'couverte des ptomaïnes et des leuco-maïnes et l’influence nocive que ces alcaloïdes peuvent avoir, fait de sérieuses réserves sur la part qu’on leur attribue dans les accidents causés par des substances alimentaires altérées. Dans la majorité des cas, la recherche chimique n’a pas été faite, et c’est par une simple induction qu’on a rapporté aux ptomaïnes la cause des accidents observés.
Cette induction paraît, d’ailleurs, fort légitime. Si la mytile'toxine est le seul poison organique isolé jusqu’ici dans les expertises, d’autres ptomaïnes toxiques ont, en effet, été extraites, dans les recherches de laboratoire, de substances présentant les plus grandes analogies avec les matières alimentaires causes des accidents.
Il semble, d’autre part, un peu hâtif, encore aujourd’hui, de donner des caractères généraux à de pareils empoisonnements.
Il serait sage de renoncer à cette qualification trop grave d’empoisonnement par les ptomaïnes qu’emploient les hygiénistes pour désigner les accidents produits par les matières alimentaires d’origine animale. La formule physiologique a sa précision comme la formule chimique. Quoi qu’il en soit, il est probable que ces accidents ne reconnaissent pas tous pour cause le même poison.
D’autre part, les matières alimentaires animales peuvent véhiculer les micro-organismes du charbon, de la tuberculose, etc., et provoquer ainsi des affections spécifiques bien connues. Des travaux récents montrent qu’une partie, au moins, des accidents attribués aux ptomaïnes contenues dans les substances alimentaires d’origine animale seraient imputables à des infiniment petits ingérés avec les aliments.
La question n’a pas seulement un intérêt théorique. Suivant qu’on aura affaire à une intoxication ou à une infection, les moyens prophylactiques, de même que les moyens thérapeutiques, devront être modifiés. Par exemple, la cuisson prolongée, qui a été recommandée pour éviter les accidents des viandes malsaines, pourra suffire s’il s’agit de microbes. Mais s’il s’agit de ptomaïnes, on sait que certaines d’entre elles peuvent impunément supporter la température de 100 degrés; la cuisson, en pareil cas, deviendra une précaution inefficace et insuffisante.
Le problème n’est donc pas encore résolu au point de vue scientifique; il l’est, par conséquent, encore moins an point de vue hygiénique. Voilà pourquoi il y a lieu do demander aux chimistes, aux physiologistes et aux micro-biologistes des indications moins vagues sur les altérations de toute nature
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