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PAGE DE TITRE
- COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
- SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
- QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
- Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
- SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
- SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
- SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
- SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
- SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
- SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
- SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
- SECTION VIII. CREMATION (p.60)
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M. le docteur Lainey pense qu’il ne faut pas seulement incriminer la viande clans les empoisonnements par la charcuterie; il se peut que certains condiments qu’on introduit dans ces viandes produisent des accidents. M. Rollcl, de Lyon, aurait observé des cas d’empoisonnements dus à de la vanille.
M. le docteur P. Brouardel s était demandé, avec M. Nocard, si les plo-maïnes capables de causer des accidents pouvaient se produire sans que la viande ait subi le contact des microbes. On sait que la chair des animaux forcés s’altère très vite; on pourrait peut-être chercher si cette putréfaction se produit sans microbes. M. Laugier a analysé plusieurs fœtus au point de vue chimique et n’a jamais trouvé de ptomaïnes ; aussi pense-t-il que la chair du veau mort-né ne doit pas être incriminée.
Il est vrai que la viande mal préparée subit des modifications, mais il est des cas où elles sont si minimes que l’on ne peut les voir, et cependant cette viande peut causer des accidents. Dans ces conditions, il est bien difficile de sévir, si l’on n’a pas les moyens de reconnaître facilement si une viande est altérée ou non. On a incriminé la vanille; il pense, en effet, que certains accidents lui sont imputables, sans qu’il sache pour quelle raison cette vanille est toxique.
D’après M. le docteur Félix, ce sont toujours des glaces à la vanille qui ont amené des accidents, glaces préparées avec du lait; il pense que c’est au lait altéré qu’il faut les attribuer.
M. le docteur Brouardel objecte que jamais les autres glaces préparées de la même façon, mais non avec la vanille, n’ont produit d’accidents.
M. Nocard fait remarquer, en réponse à M. le docteur Thibaut, qu’il est absolument défendu par la loi de vendre dos veaux mort-nés et même trop jeunes, de même qu’il est défendu de vendre pour la boucherie des animaux trop maigres. Il croit que la chair du veau mort-né est très altérable, car les bouillons qu’il fait avec cette chair sont extrêmement nutritifs, ce qui tient, il le pense, à la grande quantité de glycogène qui s’y trouve.
Comme M. Brouardel, il estime que dans les cas d’intoxication alimentaire soumis à l’expertise médico-légale, on arrive trop tard, et que.les alcaloïdes ont tout le temps de s’altérer et de se détruire avant que l’enquête ne soit ouverte.
j\I. le docteur Cüarrin croit que certaines intoxications sont dues à des microbes, mais que ces microbes ne sont pas apportés avec les viandes altérées. Nous savons quel grand nombre de microbes contient le tube digestif; peut-être les viandes altérées qui sont ingérées leur sont-elles un excellent milieu de culture?
M. le docteur Bedoin est d’avis d’émettre le vœu que le règlement interdisant la vente du veau mort-né soit plus sévèrement appliqué.
M. le docteur Brouardel fait observer que là où il y a un abattoir, ce règlement est facile à appliquer; dans les campagnes, il en est tout autrement.
!d. Favre pense quo les viandes que l’on transporte au loin dans de la glace sont très altérables lorsqu’elles sont exposées à la chaleur; on peut leur imputer un certain nombre d’accidents.
M. Pabst ajoute que certaines conserves sont faites après quo la viande a
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