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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrès international d'hygiène et de démographie
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    • COMPTE-RENDU SOMMAIRE (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • BUREAU FRANÇAIS DU CONGRES NOMME PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.5)
    • SECTIONS DU CONGRES INTERNATIONAL D'HYGIENE DE PARIS (p.6)
    • QUESTIONS PROPOSEES PAR LE COMITE D'ORGANISATION (p.7)
    • Séance générale d'ouverture.- Dimanche 4 août 1889 (p.9)
    • SECTION I. HYGIENE DE L'ENFANCE (p.12)
    • SECTION II. HYGIENE URBAINE ET RURALE (p.19)
    • SECTION III. BACTERIOLOGIE APPLIQUEE A L'HYGIENE, EPIDEMIOLOGIE (p.28)
    • SECTION IV. HYGIENE INDUSTRIELLE ET PROFESSIONNELLE (p.38)
    • SECTION V. HYGIENE INTERNATIONALE. – POLICIE MEDICINALE (p.44)
    • SECTION VI. HYGIENE ALIMENTAIRE (p.52)
    • SECTION VII. DEMOGRAPHIE (p.58)
    • SECTION VIII. CREMATION (p.60)
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M. Guichard décrit ensuite les dispositions de son appareil spécial, qui consiste en un nombre variable de dards de chalumeau, alimentés par du gaz d’éclairage et de l’air comprimé. La dépense serait d’une trentaine de francs pour chaque opération; la durée ne serait que de 4o minutes; le four n’est allumé qu’après l’introduction de la bière, ce qui évite le flamboiement qui se fait au moment de l’introduction de la bière dans les fours actuels. Il reconnaît que son appareil a l’inconvénient, ainsi que tous les appareils à chalumeau , de produire un bruit assez considérable.

M. Bourry donne des renseignements sur le four crématoire qu’il a installé à Zurich. Une dizaine de crémations y ont déjà été opérées.

Une discussion s’engage ensuite sur les dépenses des crémations du Père-Lachaise. Ces dépenses, qui s’élevaient d’abord à près de 100 francs, dit M. Caffort, étaient tombées à 70 francs-pour les dernières crémations. Onze crémations, sur demandes, ont déjà été opérées, sans compter, naturellement, les crémations expérimentales. La semaine dernière, le nouveau four construit par MM. Toisoul et Fradet a été expérimenté. On y a fait trois crémations successives : la première a duré 1 h. 20, la seconde 1 h. 10, la troisième 1 heure.

M. Guichard signale l’utilité d’étudier tous les détails de l’opération, au point de vue du sentiment, de la pompe à donner à ces cérémonies, et il estime que les incinérations ne doivent pas être publiques, en ce sens que les assistants ne doivent pas être autorisés à regarder les différentes phases de l’opération.

La Section adopte ensuite à l’unanimité les conclusions suivantes du rapport de M. G. Salomon :

k Le septième Congrès international d’hygiène, confirmant les vœux des congrès internationaux d’hygiène déjà tenus, demande : i° que les Gouvernements fassent disparaître les obstacles législatifs qui s’opposent encore à la crémation facultative des cadavres; 20 que les Gouvernements avisent à organiser la crémation des cadavres sur les champs de bataille.

«Et, d’autre part, le septième Congrès mternational d’hygiène émet le vœu qu’il soit créé une commission technique qui serait appelée à donner son avis sur toutes les questions relatives à la pratique de la crémation à Paris. »

M. Guichard rend compte, à la séance suivante, de la crémation d’un mouton, qu’il a faite le matin en présence d’un certain nombre de membres du Congrès, à lusine de l’air comprimé, rue Saint-Fargeau, à Belleville.

Le cadavre du mouton pesant 54 kilogrammes a été introduit dans un cercueil avec mixture; l’expérience a duré 46 minutes, il a été brûlé 190 mètres cubes de gaz et 500 mètres cubes d’air comprimé. M. Guichard présente les résidus pesant 1 kilogr. 900. Il attire l’attention sur l’état de blancheur des os qui, à leur sortie du four, ont été passés dans l’eau. Ils sont excesssivement friables et se réduisent en poussière sous la simple pression des doigts.

Le seul reproche à faire à ce procédé est, suivant M. Leroux, la nécessité de compliquer l’opération; il faut précipiter les os dans l’eau froide pour les dissocier. L’opinion publique est hostile à tout maniement des restes. Il faut écarter de la crémation tout ce qui peut en éloigner.




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