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  • Exposition universelle. 1889. Paris - Congrθs international de l'intervention des pouvoirs...
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    • COMPTE-RENDU SOMMAIRE. [vice-président du Congrès Léon DONNAT] (p.1)
    • COMITE D'ORGANISATION (p.3)
    • PROGRAMME (p.4)
    • Première séance. – 5 juillet 1889 (p.5)
    • Deuxième séance. – 5 juillet 1889 (p.5)
    • Troisième séance. – 6 juillet 1889 (p.8)
    • Quatrième séance. – 6 juillet 1889 (p.9)
    • Cinquième séance. – 8 juillet 1889 (p.12)
    • Sixième séance. – 9 juillet 1889 (p.15)
    • Septième séance. – 10 juillet 1889 (p.18)
    • Première séance. – 5 juillet 1889 (p.5)
  • Dernière image
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riode de 1888, il n’est plus que de 2 millions. Il y a d’autres causes à cet affaissement que le régime douanier, mais celui-ci est la principale.

C’est en faveur d’une industrie particulière qu’on l’a établi. C’est pour 3 ou 4oo,ooo francs de cotonnades qu’on a jeté la perturbation dans la colonie. La principale ressource de son budget, ce sont les droits sur les riz. Nous en avons exporté pour 2 millions de moins et, pour vendre Aoo,ooo francs de cotonnades, nous avons perdu i,5oo,ooo francs sur les riz.

La séance est levée à 5 heures et demie.

Cinquième séance. — 8 juillet 1889.

La séance est ouverte à 2 heures et demie, sous la présidence de M. Frédéric Passy.

M. Brocks s’excuse par lettre de ne pouvoir assister au Congrès, par suite de la mort de son fils. Le secrétaire est chargé d’exprimer à M. Brocks toutes les sympathies des membres du Congrès.

M. Balandreau a la parole sur la taxe du pain.

La taxe du pain, dit-il, n’existe qu’en France. Elle a disparu d’Angleterre en i836, de Belgique en 1855.

Elle est très difficile à manier; ceux qui sont chargés de l’appliquer le reconnaissent eux-mêmes. Elle se compose de trois éléments très variables : il y a farine et farine, suivant la qualité, des rendements divers selon la forme du pain; des frais divers de panification, loyer, salaires, combustible.

Il est impossible de faire une taxe équitable. Ceux qui la font sont incompétents. Aussi, les appréciations sont-elles différentes. A Mamers, la prime de cuisson est de 6 fr. 5o; à Moulins, elle est de i3 francs.

A la suite d’une mauvaise récolte, la farine augmente et, par suite, le prix du pain. Les maires taxent.

Ailleurs, c’est un désir de popularité qui fait ordonner la taxe : à Marseille en 1887, à Saint-Ouen en 1888, etc.

La taxe pousse les boulangers à la fraude, parce qu’ils ne trouvent plus dans leur travail une rémunération suffisante.

La dépense du pain ne fait pas une large brèche dans le budget de l’ouvrier.

On prétend que la concurrence n’existe pas. C’est une erreur et l’on n’a qu’à regarder autour de soi.

Le consommateur, même l’ouvrier, veut aujourd’hui du pain blanc; il ne l’aurait pas avec la taxe.

Le rapporteur cite certains exemples de taxes fantaisistes, vexatoires même pour les consommateurs.

Il établit également que les meuniers et les cultivateurs ont intérêt à la suppression de la taxe. La production du blé augmenterait dans des proportions notables si l’usage du pain blanc continuait à s’étendre.

M. Raffalovich demande s’il est exact que plus le blé est bon marché, plus le bénéfice des boulangers est considérable.




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