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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
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- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAL SOMMAIRE PAR M. LE DOCTEUR MOTET, Secrétaire général du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- Séance du 19 août 1889 (p.5)
- Séance du 20 août, à 9 heures du matin. Présidence de M. VLEMINCKX (p.11)
- Séance du 20 août, à 2 heures du soir. Présidence de M. BROUARDEL (p.14)
- Séance du 21 août, à 9 heures du matin. Présidence de M. VLEMINCKX (p.16)
- Séance du 21 août, à 2 heures du soir. Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.17)
- RAPPORT DE MM. LE PROFESSEUR BROUARDEL ET G. POUCHET (p.19)
- Séance du jeudi 22 août (le matin). Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.20)
- Séance du jeudi 22 août (l'après-midi). Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.20)
- Dernière image
—+»•( 11 )•«-»-—
à celui qu’on observe chez certains mélancoliques. Quoi d’étonnant à ce qu’un traumatisé se comporte comme un intoxiqué, fl y a là des recherches intéressantes à faire. Vouloir faire jouer à la prédisposition, à l’hystérie, un rôle trop considérable, serait une erreur médico-légale, et exposerait l’expert à formuler dans son rapport des conclusions de nature à compromettre les intérêts de la victime. Il ne veut infirmer en rien les beaux travaux de Charcot, mais il estime qu’il ne faut pas accepter trop vite des opinions qui, justes pour un certain nombre de cas, ne le sont pas pour d’autres. Qui ne se rappelle le temps où l’arthritisme régnait en maître ? Mais qui donc n’a aucun antécédent morbide? Il ne faut rien exagérer dans ces difficiles et délicates questions.
Quant à la règle posée par M. Chaudé, elle pourrait être acceptée en principe, mais il serait bon quelle fût formulée d’une manière plus précise.
M. Motet propose alors de clore la discussion par la déclaration suivante :
trDans l’état de la science, il est difficile, parfois même impossible de déterminer rigoureusement les conséquences des traumatismes cérébraux et médullaires. Des malades paraissant gravement atteints peuvent guérir après plusieurs mois, plusieurs années, d’autres qui, après l’accident, ont pu sembler rester indemnes, sont pris tardivement de complications graves et ne guérissent pas. Une observation attentive et suffisamment prolongée permettra seule de fixer le pronostic et de sauvegarder aussi bien les intérêts de l’auteur du traumatisme que ceux de la victime.
Dans ces conditions, les médecins-experts ne devraient être tenus qu’à donner leur appréciation sur l’état actuel, et, réservant l’avenir, ne formuler des conclusions définitives qu’après un long temps. Les tribunaux auraient à déterminer, provisoirement, dans quelle mesure la réparation serait due aux victimes, jusqu’au dépôt du rapport établissant les responsabilités.»
Le Congrès accepte cette proposition à l’unanimité.
Séance du 20 août, à 9 heures du matin.
Présidence de M. VLEMINCKX.
M. le professeur Lacassàgne donne communication d’un important travail sur l’exàmen méthodique des petites filles victimes d’attentats à la pudeur.
En apportant cette question au Congrès, M. le professeur Lacassagne a surtout pour but de signaler l’importance de l’adoption d’un plan méthodique à suivre dans ces examens rendus souvent difficiles par les retards dans les constatations. Les experts instruits ne seraient pas gênés par les indications générales, les experts inexpérimentés seraient utilement guidés dans leurs investigations. M. le professeur Lacassagne passe en revue tous les incidents que sa longue pratique lui a permis de relever, insiste spr la nécessité de procéder à l’examen à une époque le plus voisine possible de l’attentat, de se rendre compte dés traces de violence qui pourraient exister aux régions anale, périnéale et vulvaire, à la partie supérieure des cuisses ; de ne procéder à cet examen qu’en présence d’une tierce personne, et, après avoir visité une pre-
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,13 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
à celui qu’on observe chez certains mélancoliques. Quoi d’étonnant à ce qu’un traumatisé se comporte comme un intoxiqué, fl y a là des recherches intéressantes à faire. Vouloir faire jouer à la prédisposition, à l’hystérie, un rôle trop considérable, serait une erreur médico-légale, et exposerait l’expert à formuler dans son rapport des conclusions de nature à compromettre les intérêts de la victime. Il ne veut infirmer en rien les beaux travaux de Charcot, mais il estime qu’il ne faut pas accepter trop vite des opinions qui, justes pour un certain nombre de cas, ne le sont pas pour d’autres. Qui ne se rappelle le temps où l’arthritisme régnait en maître ? Mais qui donc n’a aucun antécédent morbide? Il ne faut rien exagérer dans ces difficiles et délicates questions.
Quant à la règle posée par M. Chaudé, elle pourrait être acceptée en principe, mais il serait bon quelle fût formulée d’une manière plus précise.
M. Motet propose alors de clore la discussion par la déclaration suivante :
trDans l’état de la science, il est difficile, parfois même impossible de déterminer rigoureusement les conséquences des traumatismes cérébraux et médullaires. Des malades paraissant gravement atteints peuvent guérir après plusieurs mois, plusieurs années, d’autres qui, après l’accident, ont pu sembler rester indemnes, sont pris tardivement de complications graves et ne guérissent pas. Une observation attentive et suffisamment prolongée permettra seule de fixer le pronostic et de sauvegarder aussi bien les intérêts de l’auteur du traumatisme que ceux de la victime.
Dans ces conditions, les médecins-experts ne devraient être tenus qu’à donner leur appréciation sur l’état actuel, et, réservant l’avenir, ne formuler des conclusions définitives qu’après un long temps. Les tribunaux auraient à déterminer, provisoirement, dans quelle mesure la réparation serait due aux victimes, jusqu’au dépôt du rapport établissant les responsabilités.»
Le Congrès accepte cette proposition à l’unanimité.
Séance du 20 août, à 9 heures du matin.
Présidence de M. VLEMINCKX.
M. le professeur Lacassàgne donne communication d’un important travail sur l’exàmen méthodique des petites filles victimes d’attentats à la pudeur.
En apportant cette question au Congrès, M. le professeur Lacassagne a surtout pour but de signaler l’importance de l’adoption d’un plan méthodique à suivre dans ces examens rendus souvent difficiles par les retards dans les constatations. Les experts instruits ne seraient pas gênés par les indications générales, les experts inexpérimentés seraient utilement guidés dans leurs investigations. M. le professeur Lacassagne passe en revue tous les incidents que sa longue pratique lui a permis de relever, insiste spr la nécessité de procéder à l’examen à une époque le plus voisine possible de l’attentat, de se rendre compte dés traces de violence qui pourraient exister aux régions anale, périnéale et vulvaire, à la partie supérieure des cuisses ; de ne procéder à cet examen qu’en présence d’une tierce personne, et, après avoir visité une pre-
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