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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- PROCES-VERBAL SOMMAIRE PAR M. LE DOCTEUR MOTET, Secrétaire général du Congrès (p.1)
- COMITE D'ORGANISATION (p.3)
- COMITE DE PATRONAGE (p.4)
- Séance du 19 août 1889 (p.5)
- Séance du 20 août, à 9 heures du matin. Présidence de M. VLEMINCKX (p.11)
- Séance du 20 août, à 2 heures du soir. Présidence de M. BROUARDEL (p.14)
- Séance du 21 août, à 9 heures du matin. Présidence de M. VLEMINCKX (p.16)
- Séance du 21 août, à 2 heures du soir. Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.17)
- RAPPORT DE MM. LE PROFESSEUR BROUARDEL ET G. POUCHET (p.19)
- Séance du jeudi 22 août (le matin). Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.20)
- Séance du jeudi 22 août (l'après-midi). Présidence de M. le Professeur BROUARDEL (p.20)
- Dernière image
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Séance du 21 août, à 2 heures du soir.
Présidence de M. le professeur BROUARDEL.
M. Morel-Lavallée présente son rapport sur la syphilis des nourrices. Il montre combien cette question mérite d’être étudiée sous toutes ses faces; la responsabilité du médecin se trouve à chaque instant engagée, responsabilité morale, matérielle, personnelle même; de plus, la transmission de la syphilis peut être facilitée par l’absence de mesures sérieuses de prophylaxie arrêtées d’un commun accord par les médecins. Il est donc important de provoquer cet accord. C’est avec cette idée que M. Morel-Lavallée passe en revue les diverses situations qui peuvent se présenter dans la pratique :
ire question. — Le médecin, consulté par des clients, trouve un enfant hérédo-syphilitique.
Premier cas. — La nourrice est encore saine. Il faut immédiatement suspendre l’allaitement, et sans dire à la nourrice pour quel motif, sans prononcer surtout le mot de syphilis, le médecin peut l’avertir qu’il y a danger pour elle à continuer de donner le sein à l’enfant. Le médecin prévient le père, conseille de garder la nourrice pendant six semaines, deux mois, en observation; si ses avis ne sont pas écoutés, il doit envoyer sous pli chargé au père de l’enfant hérédo-syphilitique une consultation qui lui fera connaître les dangers de contamination pour la nourrice, et son refus de continuer â donner ses soins.
Deuxième cas. — L’enfant est trouvé hérédo-syphilitique et la nourrice déjà contaminée. Dans ce cas, conserver la nourrice, et l’avertir du danger que son départ pourrait faire courir à elle, à sa propre famille. Le mieux, si l’on suppose que l’enfant doive naître vérolé, c’est d’obtenir de la mère qu’elle nourrisse elle-même son enfant. Après une discussion à laquelle prennent part MM. Brouardel , Pénard , Danet, Dubost, Bogelot, les deux propositions de M. Morel-Lavallée sont adoptées.
3e question. — Le médecin inspecteur des nourrices trayant dépôt d’enfants assistés» trouve la syphilis chez un enfant.
Dans ce cas, le médecin n’est pas lié par le secret professionnel, il doit ordonner la cessation de l’allaitement, consigner sur un carnet la date à laquelle il a trouvé sur un enfant des lésions de nature contagieuse, sans écrire le mot de syphilis; prévenir le maire de la localité, par un bulletin sur lequel la nature de la maladie est mentionnée.
La discussion engagée met en opposition deux opinions. M. Dubost voudrait que le secret médical fût rigoureusement respecté, M. le professeur Brouardel montre qu’il faut protéger la nourrice, que l’Assistance publique qui a la charge de l’enfant, le Directeur de l’Assistance qui est le tuteur de l’enfant, ont le droit de prendre des mesures, de mettre l’enfant au service des nourrices syphilitiques, au service du lait d’ânesse, etc., et qu’il ne saurait être question de la part d’un fonctionnaire, agissant dans l’intérêt des employés, de la violation du secret médical.
Tel est aussi l’avis de M. le premier président Barbier, de M. Horteloup.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,17 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Séance du 21 août, à 2 heures du soir.
Présidence de M. le professeur BROUARDEL.
M. Morel-Lavallée présente son rapport sur la syphilis des nourrices. Il montre combien cette question mérite d’être étudiée sous toutes ses faces; la responsabilité du médecin se trouve à chaque instant engagée, responsabilité morale, matérielle, personnelle même; de plus, la transmission de la syphilis peut être facilitée par l’absence de mesures sérieuses de prophylaxie arrêtées d’un commun accord par les médecins. Il est donc important de provoquer cet accord. C’est avec cette idée que M. Morel-Lavallée passe en revue les diverses situations qui peuvent se présenter dans la pratique :
ire question. — Le médecin, consulté par des clients, trouve un enfant hérédo-syphilitique.
Premier cas. — La nourrice est encore saine. Il faut immédiatement suspendre l’allaitement, et sans dire à la nourrice pour quel motif, sans prononcer surtout le mot de syphilis, le médecin peut l’avertir qu’il y a danger pour elle à continuer de donner le sein à l’enfant. Le médecin prévient le père, conseille de garder la nourrice pendant six semaines, deux mois, en observation; si ses avis ne sont pas écoutés, il doit envoyer sous pli chargé au père de l’enfant hérédo-syphilitique une consultation qui lui fera connaître les dangers de contamination pour la nourrice, et son refus de continuer â donner ses soins.
Deuxième cas. — L’enfant est trouvé hérédo-syphilitique et la nourrice déjà contaminée. Dans ce cas, conserver la nourrice, et l’avertir du danger que son départ pourrait faire courir à elle, à sa propre famille. Le mieux, si l’on suppose que l’enfant doive naître vérolé, c’est d’obtenir de la mère qu’elle nourrisse elle-même son enfant. Après une discussion à laquelle prennent part MM. Brouardel , Pénard , Danet, Dubost, Bogelot, les deux propositions de M. Morel-Lavallée sont adoptées.
3e question. — Le médecin inspecteur des nourrices trayant dépôt d’enfants assistés» trouve la syphilis chez un enfant.
Dans ce cas, le médecin n’est pas lié par le secret professionnel, il doit ordonner la cessation de l’allaitement, consigner sur un carnet la date à laquelle il a trouvé sur un enfant des lésions de nature contagieuse, sans écrire le mot de syphilis; prévenir le maire de la localité, par un bulletin sur lequel la nature de la maladie est mentionnée.
La discussion engagée met en opposition deux opinions. M. Dubost voudrait que le secret médical fût rigoureusement respecté, M. le professeur Brouardel montre qu’il faut protéger la nourrice, que l’Assistance publique qui a la charge de l’enfant, le Directeur de l’Assistance qui est le tuteur de l’enfant, ont le droit de prendre des mesures, de mettre l’enfant au service des nourrices syphilitiques, au service du lait d’ânesse, etc., et qu’il ne saurait être question de la part d’un fonctionnaire, agissant dans l’intérêt des employés, de la violation du secret médical.
Tel est aussi l’avis de M. le premier président Barbier, de M. Horteloup.
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